Sommaire 27
Ancienne capitale safavide, Ispahan réunit autour de la place Naqsh-e Jahan, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979, la mosquée du Shah, la mosquée Sheikh Lotfollah, le palais Ali Qapu et la porte du grand bazar. Ce guide présente ses 14 sites majeurs, des ponts du Zayandeh au quartier arménien de Jolfa, puis les informations pratiques.
Avertissement : France Diplomatie déconseille formellement tout voyage en Iran et recommande aux Français qui s'y trouvent de quitter le pays immédiatement (page mise à jour le 10 septembre 2026). Lisez la section sécurité avant tout projet.
Présentation
Ancienne capitale safavide, Ispahan réunit autour de la place Naqsh-e Jahan (UNESCO, 1979) des mosquées aux coupoles turquoise, des palais-jardins, des ponts et un grand bazar ; France Diplomatie déconseille formellement le voyage en Iran.
« Ispahan, moitié du monde », dit le proverbe persan. Capitale de l'empire safavide à partir de Shah Abbas Ier, la ville a conservé autour de la place Naqsh-e Jahan, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979, un ensemble de mosquées, de palais et de bazars du début du XVIIe siècle.
Mosquées aux coupoles turquoise, palais-pavillons dans des jardins persans, ponts safavides sur le Zayandeh, grand bazar et quartier arménien de Jolfa : l'essentiel se visite à pied en deux ou trois jours. Lisez d'abord la section sécurité : France Diplomatie déconseille formellement le voyage en Iran.
14 lieux à emporter
Dans l'ordre du guide, prêts pour Google Maps ou votre GPS.
La place Naqsh-e Jahan
Construite entre 1598 et 1629 sous Shah Abbas Ier, qui fit d'Ispahan sa capitale, la place Naqsh-e Jahan (« image du monde ») mesure 560 mètres sur 160. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979. Quatre monuments la bordent : la mosquée du Shah au sud, la mosquée Sheikh Lotfollah à l'est, le palais Ali Qapu à l'ouest et, au nord, la porte Qeysarie qui ouvre sur le grand bazar.
Au centre, un long bassin et des pelouses où les familles s'installent le soir ; tout autour, des arcades à deux niveaux abritent boutiques et ateliers. La place figure au revers du billet de 20 000 rials.
La mosquée du Shah (mosquée de l'Imam)
Commencée en 1611 sur ordre de Shah Abbas Ier et achevée vers 1630, la mosquée du Shah, appelée officiellement mosquée de l'Imam, ferme le côté sud de la place Naqsh-e Jahan. Son portail couvert de faïence s'ouvre sur l'axe de la place, tandis que la salle de prière est tournée vers La Mecque : le vestibule rattrape ce décalage. Autour de la cour, quatre iwans mènent à la salle de prière et à sa coupole turquoise.
Elle compte parmi les chefs-d'œuvre de l'architecture persane de l'époque islamique et figure, avec la place, au patrimoine mondial de l'UNESCO. La prière du vendredi y est toujours célébrée.
La mosquée Sheikh Lotfollah
Sur le côté est de la place Naqsh-e Jahan, face au palais Ali Qapu, la mosquée Sheikh Lotfollah a été construite de 1602-1603 à 1618-1619 par l'architecte Muhammad Reza, sous le règne de Shah Abbas le Grand. Elle n'a ni minaret ni cour : un couloir coudé mène directement sous une coupole unique, entièrement couverte de faïence.
Plus petite que la mosquée du Shah, elle compte parmi les chefs-d'œuvre de l'architecture safavide. Elle a été restaurée dans les années 1920, sur le conseil de l'historien de l'art Arthur Upham Pope.
La mosquée du Vendredi (Masjed-e Jameh)
Souvent éclipsée par la place Naqsh-e Jahan, la mosquée du Vendredi d'Ispahan est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO à part entière depuis 2012. Elle juxtapose douze siècles de styles, du IXe siècle abbasside aux ajouts seldjoukides, ilkhanides, timourides et safavides.
On y voit deux coupoles seldjoukides, un plan à quatre iwans qui a servi de modèle dans tout le monde iranien, et des décors de brique et de stuc très fins.
Le palais Ali Qapu
Côté ouest de la place, en face de la mosquée Sheikh Lotfollah, le palais Ali Qapu (« la grande porte ») était à l'origine le portail d'un vaste ensemble palatial qui s'étendait jusqu'à l'avenue Chahar Bagh. Haut de 48 mètres, il compte six étages reliés par d'étroits escaliers en colimaçon.
Au sixième étage, la salle de musique est percée de niches circulaires découpées dans le stuc, décoratives et acoustiques à la fois. Le palais est inscrit avec la place au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le palais Chehel Sotoun
Édifié sous le chah safavide Abbas II, le palais Chehel Sotoun (« les quarante colonnes ») doit son nom à ses vingt colonnes de bois dont le reflet dans le long bassin donne l'illusion de quarante. Pavillon de réception royale, il est célèbre pour ses grandes fresques historiques et ses miniatures. Son jardin fait partie des neuf « Jardins persans » inscrits ensemble au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011.
Le pont Si-o-se Pol
Le plus célèbre des ponts historiques d'Ispahan, le Si-o-se Pol (« le pont aux 33 arches »), aussi appelé pont Allahverdi Khan, enjambe le fleuve Zayandeh sur près de 300 mètres. Construit au début du XVIIe siècle sous Shah Abbas Ier, c'est à la fois un pont, un barrage et une promenade : ses deux niveaux d'arcades en brique sont devenus l'emblème de la ville. À noter : le fleuve est souvent à sec, le pont surplombant alors un lit aride.
Le pont Khaju
À l'est du Si-o-se Pol, le pont Khaju enjambe le Zayandeh, le plus grand fleuve du plateau iranien. Construit au XVIIe siècle sous les Safavides, il sert à la fois de pont et de seuil qui retient l'eau, et relie le quartier Khaju, sur la rive nord, à l'ancien quartier zoroastrien de la rive sud.
Ses arcades servaient aussi de lieu de rencontre public, et il est souvent décrit comme le plus beau pont de la ville. Les historiens de l'art Arthur Upham Pope et Phyllis Ackerman, spécialistes de l'art persan, reposent dans un mausolée tout proche.
La cathédrale Vank
Au cœur du quartier arménien de Jolfa, la cathédrale du Saint-Sauveur, dite cathédrale Vank, fut fondée en 1606 et achevée vers 1664. Derrière une façade sobre se cache un intérieur foisonnant : ses murs sont entièrement couverts de fresques bibliques, de la Création au Jugement dernier, mêlant art arménien et décor safavide. Un musée attenant présente manuscrits et objets liturgiques, dont un témoignage sur le génocide arménien.
Le grand bazar d'Ispahan
Le grand bazar, ou bazar Qeysarie, a été construit en 1620 sur le côté nord de la place Naqsh-e Jahan. Il fut l'un des centres de commerce les plus luxueux de l'époque safavide. Ses allées couvertes relient la place Naqsh-e Jahan à l'ancienne place Kohneh et au quartier seldjoukide, où se trouve la mosquée du Vendredi.
On y trouve tapis, miniatures, qalamkar (cotonnades imprimées au tampon), objets en cuivre martelé, épices et gaz, le nougat local aux pistaches.
Le quartier arménien de Jolfa
Au sud du Zayandeh, la Nouvelle-Djoulfa (Jolfa) a été fondée au début du XVIIe siècle par les Arméniens que Shah Abbas Ier fit venir de Djoulfa, sur l'Araxe. Le quartier compte encore plusieurs églises, dont la cathédrale Vank, et reste le centre de la communauté arménienne d'Ispahan.
Ses rues sont aujourd'hui parmi les plus animées de la ville, avec cafés et boutiques autour de la place Jolfa. La visite se combine avec la cathédrale Vank et le pont Si-o-se Pol, à une vingtaine de minutes à pied.
Le palais Hasht Behesht
Construit vers 1669 sous le chah Soleyman, le palais Hasht Behesht (« les huit paradis ») est un pavillon safavide raffiné, posé au milieu d'un jardin. Plus intime que Chehel Sotoun, il séduit par ses plafonds en muqarnas, ses jeux d'eau et sa lumière filtrée. Son jardin, comme celui de Chehel Sotoun, appartient à l'ensemble des Jardins persans classés à l'UNESCO.
Le mont Soffeh
Au sud de la ville, le mont Soffeh domine Ispahan. Ses pentes sont aménagées en parc de loisirs, fréquenté par les familles en fin de journée, et des sentiers montent vers les hauteurs, d'où la vue embrasse la ville et la vallée du Zayandeh.
C'est la sortie nature d'Ispahan, à garder pour la fin de journée, quand la chaleur retombe.
Le mausolée de Haroun-e-Velayat
Achevé en 1513, au début de l'époque safavide, le mausolée de Haroun-e-Velayat est un imamzadeh (sanctuaire) richement orné de carreaux de faïence. L'identité du saint qui y repose est disputée par les historiens, mais le lieu est très vénéré localement, réputé pour ses « miracles », et respecté jusque par certains chrétiens arméniens de la ville. Sa cour fleurie et son portail aux mosaïques en font une halte paisible loin des foules.
Tour des monuments de la place Naqsh-e Jahan
Une demi-journée pour faire le tour des quatre côtés de la place : la mosquée du Shah et son portail de faïence au sud, la mosquée Sheikh Lotfollah, sans minaret ni cour, à l'est, puis le palais Ali Qapu à l'ouest, dont la salle de musique du sixième étage est percée de niches acoustiques. Le moment fort : la vue sur toute la place depuis la terrasse d'Ali Qapu.
Commencez à l'ouverture par la mosquée du Shah, avant la chaleur, et gardez la porte Qeysarie et le bazar pour la fin. Tenue couvrante exigée, foulard pour les femmes ; entrées payables en espèces.
- Une demi-journée
- Entrées payantes, en espèces (rials)
Balade du soir sur les ponts Si-o-se Pol et Khaju
La promenade suit le Zayandeh sur moins de 2 km, du Si-o-se Pol, le pont aux 33 arches long de près de 300 mètres, au pont Khaju, pont et seuil du XVIIe siècle. Au coucher du soleil, les arches s'éclairent et les habitants s'y retrouvent ; sous les voûtes du Khaju, certains viennent chanter pour l'acoustique. Le moment fort : le Khaju éclairé à la nuit tombée.
Le fleuve est souvent à sec : les ponts se parcourent alors aussi depuis le lit. Partez une heure avant le coucher du soleil depuis le Si-o-se Pol, côté quartier arménien.
- 2 h
- Gratuit
Les ateliers d'artisans du grand bazar
Depuis la porte Qeysarie, au nord de la place, les allées couvertes du bazar construit en 1620 mènent vers la place Kohneh et la mosquée du Vendredi. En chemin, les ateliers de qalamkar, cotonnades imprimées au tampon, de miniatures, de cuivre martelé et de tapis, avec les échoppes d'épices et de gaz, le nougat local. Le moment fort : regarder un artisan imprimer un qalamkar ou marteler un plateau de cuivre.
Venez le matin, quand les ateliers travaillent. Les prix se négocient et tout se paie en espèces ; pour un tapis ancien, une autorisation d'exportation est exigée.
- 2 à 3 h
- Entrée libre ; achats en espèces, à négocier
Comment s'y rendre
Ispahan possède son propre aéroport (IFN) et se relie à Téhéran (~340 km) et Chiraz par la route et le train ; l'accès international se fait généralement via Téhéran (IKA).
La plupart des voyageurs arrivent en Iran par l'aéroport international de Téhéran-Imam Khomeini (IKA), puis gagnent Ispahan. La ville dispose aussi de son propre aéroport, Shahid Beheshti (IFN), desservi par des vols intérieurs.
Depuis Téhéran (~340 km), Ispahan est accessible en train, en bus longue distance (confortables et bon marché) ou en voiture par l'autoroute ; comptez environ 4 à 5 heures. Chiraz, autre grande étape du circuit persan, est au sud. Rappel : le voyage en Iran est formellement déconseillé, et France Diplomatie signale un risque de fermeture inopinée de l'espace aérien et des aéroports iraniens (voir la section sécurité).
Se déplacer
Le centre historique se parcourt à pied ; taxis et métro (une ligne) pour les trajets plus longs. La plupart des grands sites sont concentrés autour de la place Naqsh-e Jahan.
Les principaux sites d'Ispahan — place Naqsh-e Jahan, mosquées, bazar, palais — sont concentrés dans le centre historique et se découvrent à pied. Le quartier arménien de Jolfa et les ponts sur le Zayandeh sont un peu plus au sud.
Pour les trajets plus longs, les taxis sont bon marché (convenez du prix avant, ou utilisez une application locale de VTC) et la ville dispose d'une ligne de métro. Gardez du liquide en rials : les cartes bancaires étrangères ne fonctionnent pas en Iran.
Que faire
La place Naqsh-e Jahan et ses trois monuments le matin, le bazar et la mosquée du Vendredi, les palais-jardins l'après-midi, les ponts au coucher du soleil puis le quartier arménien de Jolfa.
Une journée type commence tôt sur la place Naqsh-e Jahan : mosquée du Shah au sud, mosquée Sheikh Lotfollah à l'est, palais Ali Qapu à l'ouest, puis le grand bazar par la porte Qeysarie au nord. La mosquée du Vendredi, à l'autre bout du bazar, occupe une demi-journée. L'après-midi, les palais-jardins Chehel Sotoun et Hasht Behesht ; au coucher du soleil, les ponts Si-o-se Pol et Khaju, puis le quartier arménien de Jolfa et la cathédrale Vank.
Deux à trois jours suffisent pour ces sites. Ce programme reste théorique tant que France Diplomatie déconseille formellement le voyage (voir la section sécurité).
Plus au sud, Shiraz et Persépolis ont leur propre guide : les incontournables de Shiraz, avec les mêmes réserves de sécurité.
Gastronomie
Le beryani (agneau haché servi sur un pain plat) et le gaz, nougat aux pistaches, sont les spécialités d'Ispahan ; on y mange aussi tous les classiques iraniens, à régler en espèces.
Ispahan a ses spécialités : le beryani, viande d'agneau hachée cuite puis servie sur un pain plat, et le gaz, nougat aux pistaches vendu dans toute la ville et au bazar. On trouve aussi partout les classiques iraniens : chelo kebab (riz au safran et brochettes), fesenjan (ragoût à la grenade et aux noix), ash reshteh (soupe de nouilles aux herbes), thé noir et doogh, boisson au yaourt.
Les maisons de thé traditionnelles autour de la place Naqsh-e Jahan et du bazar servent thé et plats simples. L'alcool est interdit. Les restaurants se règlent en espèces, en rials.
Climat & saisons
Quand partir : Iran ?
Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).
Mois recommandés
- février
- avril
- mai
- septembre
- octobre
- novembre
À éviter
- juin
- juillet
- août
| jan | fév | mar | avr | mai | juin | juil | août | sept | oct | nov | déc | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Notre avis | ||||||||||||
| Météo | ||||||||||||
| T° max | 9° | 13° | 19° | 26° | 30° | 36° | 38° | 36° | 33° | 26° | 18° | 11° |
| Pluie (mm) | 17 | 27 | 22 | 9 | 9 | 2 | 1 | 0 | 0 | 2 | 16 | 17 |
| Visite urbaine | Visite urbaine février | Visite urbaine mars | Visite urbaine avril | Visite urbaine octobre | Visite urbaine novembre | Visite urbaine décembre |
Que faire selon la saison (automne)
-
Visite urbaine
Confort piéton la majorité de l'année.
Quand partir
Le printemps (avril-mai) et l'automne (septembre-octobre) offrent les températures les plus agréables. Les étés sont très chauds et les hivers froids.
Le climat d'Ispahan, semi-aride et continental, rend deux saisons idéales : le printemps (avril-mai), quand les jardins fleurissent, et l'automne (septembre-octobre), doux et lumineux. Ce sont les meilleures périodes pour arpenter la place et les monuments sans souffrir de la chaleur.
Les étés (juin-août) sont très chauds et secs (visites tôt le matin ou en soirée), et les hivers peuvent être froids, avec des nuits glaciales. Note : ce conseil reste théorique tant que le voyage en Iran est formellement déconseillé (voir section sécurité).
Où se loger
Autour de la place Naqsh-e Jahan pour être au cœur des monuments, ou dans le quartier arménien de Jolfa pour son ambiance ; Ispahan compte de superbes hôtels installés dans d'anciennes maisons traditionnelles.
Pour profiter au mieux de la ville, dormez près de la place Naqsh-e Jahan : vous êtes à pied des mosquées, du palais Ali Qapu et du bazar. C'est le secteur le plus pratique pour les visites.
Le quartier arménien de Jolfa, plus au sud, séduit par ses cafés et son atmosphère, à proximité de la cathédrale Vank et des ponts. Ispahan est réputée pour ses hôtels de charme aménagés dans d'anciennes maisons traditionnelles à patio, avec cour intérieure et décor persan — une expérience en soi. Réservez à l'avance en haute saison (printemps, automne).
Sécurité
France Diplomatie déconseille formellement tout voyage en Iran, sur tout le territoire, et demande aux Français présents de partir immédiatement : risque élevé d'arrestation et de détention arbitraire, y compris pour les binationaux (mise à jour du 10 septembre 2026).
France Diplomatie déconseille formellement aux ressortissants français de se rendre en Iran, sur l'ensemble du territoire, et recommande à ceux qui s'y trouvent déjà de quitter le pays immédiatement (page Conseils aux voyageurs mise à jour le 10 septembre 2026). Ce guide décrit le patrimoine d'Ispahan à titre informatif ; il ne constitue pas une incitation à s'y rendre.
- Détentions arbitraires : selon le ministère, l'Iran « met en œuvre une politique délibérée de prise d'otages occidentaux » et cible des Français de passage qu'il accuse d'espionnage. Tout visiteur français, y compris binational, s'expose à un risque élevé d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable.
- Protection consulaire très limitée : l'ambassade de France à Téhéran est ouverte, mais elle n'est pas toujours informée d'une arrestation. L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité : un Franco-Iranien entré avec son passeport iranien ne peut pas demander la protection française.
- Transport aérien : l'espace aérien et les aéroports iraniens peuvent fermer sans préavis.
- Comportement : aucune photo ni vidéo (consigne de France Diplomatie), aucun drone, aucun rassemblement ni manifestation, aucune critique du régime ou des obligations religieuses sur les réseaux sociaux.
- Autres risques : menace terroriste relevée depuis l'attentat de Kerman (janvier 2024), forte activité sismique, conduite dangereuse sur les routes.
Numéros d'urgence en Iran : police 110, ambulance 115, pompiers 125. Consultez la page Iran de France Diplomatie avant toute décision : la situation peut changer très vite.
Formalités
Visa obligatoire pour les Français, à demander à l'ambassade d'Iran à Paris (un mois maximum), ou visa à l'arrivée de 30 jours (75 €) dans certains aéroports. Paiement en espèces : les cartes étrangères ne marchent pas. Voyage formellement déconseillé.
Rappel : le voyage est formellement déconseillé (voir la section sécurité). Les règles ci-dessous sont celles de la page Entrée/séjour de France Diplomatie, mise à jour le 15 septembre 2026.
Visa : obligatoire pour les Français, à demander à l'ambassade d'Iran à Paris plusieurs semaines à l'avance, la procédure pouvant être longue. Un visa de tourisme ne dépasse pas un mois. Un visa à l'arrivée (30 jours, 75 €) existe dans certains aéroports après préenregistrement en ligne, mais le ministère recommande la demande préalable à l'ambassade. Conservez la carte d'entrée, exigée à la sortie ; en cas de dépassement de la durée autorisée, la police aux frontières empêche de quitter le territoire.
Douane : importation d'alcool interdite ; antiquités et tapis anciens soumis à une autorisation d'exportation ; gardez les factures de vos achats de valeur.
Argent : la monnaie est le rial iranien, mais les prix sont souvent annoncés en tomans (1 toman = 10 rials). Les cartes Visa et Mastercard émises à l'étranger ne fonctionnent pas en Iran en raison des sanctions : il faut des espèces (payer en Iran).
Usages : tenue couvrante, foulard obligatoire pour les femmes dans l'espace public. Le persan est la langue officielle.
FAQ
Peut-on voyager en Iran actuellement ?France Diplomatie déconseille formellement tout voyage en Iran, sur tout le territoire, et recommande aux Français présents de quitter le pays immédiatement (mise à jour du 10 septembre 2026). Risque élevé d'arrestation et de détention arbitraire, y compris pour les binationaux.Faut-il un visa pour l'Iran ?Oui.
Peut-on voyager en Iran actuellement ?
France Diplomatie déconseille formellement tout voyage en Iran, sur tout le territoire, et recommande aux Français présents de quitter le pays immédiatement (mise à jour du 10 septembre 2026). Risque élevé d'arrestation et de détention arbitraire, y compris pour les binationaux.
Faut-il un visa pour l'Iran ?
Oui. Le visa se demande à l'ambassade d'Iran à Paris, plusieurs semaines à l'avance ; un visa à l'arrivée de 30 jours (75 €) existe dans certains aéroports après préenregistrement en ligne. Le visa ne lève pas l'avertissement de sécurité.
Quelle monnaie et comment payer ?
Le rial iranien, souvent compté en tomans (1 toman = 10 rials). Les cartes Visa et Mastercard étrangères ne fonctionnent pas à cause des sanctions : il faut des espèces.
Combien de jours pour visiter Ispahan ?
Deux à trois jours pour la place Naqsh-e Jahan et ses monuments, la mosquée du Vendredi, les palais-jardins, le bazar, les ponts et le quartier arménien.
Quelle est la meilleure période ?
Le printemps (avril-mai) et l'automne (septembre-octobre) ; l'été est très chaud, l'hiver froid.
Comment s'habiller et se comporter ?
Tenue couvrante, foulard obligatoire pour les femmes dans l'espace public. France Diplomatie demande de ne prendre aucune photo ni vidéo et de ne pas utiliser de drone.
Sources
Les informations chiffrées de ce guide proviennent des sources suivantes, consultées à la date de publication.
- www.diplomatie.gouv.fr — France Diplomatie (mise à jour du 10/09/2026) : il est formellement déconseillé aux Français de se rendre en Iran ; ceux qui s'y trouvent doivent quitter le territoire immédiatement ; politique délibérée de prise d'otages occidentaux ; risque de fermeture inopinée de l'espace aérien ; l'ambassade de France reste ouverte.
- www.diplomatie.gouv.fr — Tout le territoire est en rouge ; risque élevé d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable ; protection consulaire très limitée, double nationalité non reconnue ; pas de photos dans l'espace public ni de drone ; menace terroriste relevée depuis l'attentat de Kerman (janvier 2024) ; forte sismicité.
- www.diplomatie.gouv.fr — Entrée (mise à jour du 15/09/2026) : visa obligatoire à demander à l'ambassade d'Iran à Paris ; visa touristique d'un mois au plus ; visa à l'arrivée possible dans certains aéroports (30 jours, 75 €) après préenregistrement ; carte d'entrée à conserver ; alcool interdit à l'importation ; autorisation d'exportation pour antiquités et tapis anciens.
- whc.unesco.org — La place Naqsh-e Jahan (Meidan Emam) est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979.
- whc.unesco.org — La mosquée du Vendredi d'Ispahan (Masjed-e Jameh) est un site UNESCO distinct, inscrit en 2012.
- en.wikipedia.org — Place construite entre 1598 et 1629, 560 m sur 160 ; mosquée du Shah au sud, palais Ali Qapu à l'ouest, mosquée Sheikh Lotfollah à l'est, porte Qeysarie au nord.
- en.wikipedia.org — Mosquée du Shah (mosquée de l'Imam) commencée en 1611 sur ordre d'Abbas le Grand, achevée vers 1630.
- en.wikipedia.org — Mosquée Sheikh Lotfollah construite de 1602-1603 à 1618-1619 par l'architecte Muhammad Reza, restaurée dans les années 1920.
- en.wikipedia.org — Palais Ali Qapu : 48 m de haut, six étages, salle de musique aux niches acoustiques au sixième étage.
- en.wikipedia.org — Grand bazar (Qeysarie) construit en 1620 au nord de la place Naqsh-e Jahan, relié à la place Kohneh et au quartier seldjoukide.
- en.wikipedia.org — Le pont Khaju, pont et seuil sur le Zayandeh, relie le quartier Khaju au quartier zoroastrien.
- en.wikipedia.org — Chehel Sotoun, pavillon safavide dont le jardin fait partie des Jardins persans inscrits à l'UNESCO en 2011.
- en.wikipedia.org — Cathédrale Vank (Saint-Sauveur), quartier de Jolfa, fondée en 1606 et achevée vers 1664.
- en.wikipedia.org — Mausolée de Haroun-e-Velayat achevé en 1513.
Laissez un commentaire
Partagez votre avis ou votre retour de voyage. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.