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Présentation
La Corée du Sud se découvre en deux semaines sur un axe simple : cinq jours à Séoul, puis Jeonju, Gyeongju, Busan et l'île de Jeju, pour 45 à 160 € par jour selon le confort.
La Corée du Sud tient dans une péninsule de la taille du Portugal, reliée d'un bout à l'autre par des trains qui roulent à 300 km/h. C'est ce qui rend un premier voyage si facile à organiser : on dort cinq nuits à Séoul, on file vers le sud en KTX, et l'on termine sur une île volcanique à une heure d'avion. Aucune étape de ce guide ne demande plus d'une demi-journée de transport.
Le pays surprend par ses contrastes serrés. Dans le même quartier de Séoul, un palais du XIVe siècle fait face à des tours de verre, et les ruelles de hanok de Bukchon débouchent sur des cafés qui ouvrent à minuit. À Gyeongju, les tombes royales du royaume de Silla se dressent comme des collines vertes au milieu de la ville. À Busan, un marché aux poissons ouvert dès l'aube précède une plage urbaine bordée de gratte-ciel.
- Capitale : Séoul, environ 9,5 millions d'habitants dans la ville, plus du double avec l'agglomération
- Monnaie : won sud-coréen (KRW), environ 1 500 wons pour 1 €
- Langue : coréen, écrit en hangeul ; l'anglais est compris dans les hôtels, les gares et les grands sites, rarement ailleurs
- Décalage horaire : 7 heures de plus qu'à Paris en été, 8 en hiver (UTC+9)
- Conduite : à droite
Ce guide s'adresse à un premier voyage. Il tranche entre les sites, donne les prix en wons et en euros, et signale ce qui a changé récemment : l'exemption de K-ETA prolongée jusqu'à la fin 2026, la carte d'arrivée électronique désormais demandée avant le vol, et les applications qui remplacent Google Maps sur place.
12 lieux à emporter
Dans l'ordre du guide, prêts pour Google Maps ou votre GPS.
Village de hanok de Jeonju
Le soir, quand les boutiques de location de hanbok ferment, les ruelles se vident, les lanternes s'allument sous les toits recourbés et l'odeur du makgeolli sort des tavernes : Jeonju redevient une ville de province du XIXe siècle.
Avec plus de 700 hanok regroupés dans le quartier de Pungnam-dong, Jeonju abrite le plus grand ensemble de maisons traditionnelles du pays ; la ville est le berceau de la dynastie Joseon, dont le sanctuaire Gyeonggijeon conserve le portrait du fondateur Taejo, et elle est classée ville créative de la gastronomie par l'UNESCO.
On y passe une journée et une nuit : le sanctuaire et la cathédrale Jeondong au matin, un bibimbap de Jeonju à midi, la colline d'Omokdae pour la vue sur les toits, la rue du makgeolli le soir, et une nuit sur le sol chauffé d'un hanok.
Bukchon, à Séoul, se visite ; Jeonju se vit, et c'est la seule étape de ce guide où l'on dort dans le monument.
Commandez le bibimbap de Jeonju dans une maison qui le sert avec du bœuf cru et du jaune d'œuf, la version locale, et testez le makgeolli au pichet dans le quartier de Samcheon-dong, où chaque tournée arrive avec une table de plats gratuits.
Palais Gyeongbokgung
À 10 h, les tambours résonnent devant la porte Gwanghwamun et la garde royale en robes rouges et bleues traverse la cour : c'est l'image que tout le monde garde de Séoul.
Gyeongbokgung, « palais de la félicité rayonnante », fut le palais principal de la dynastie Joseon dès 1395, détruit pendant l'invasion japonaise de 1592, reconstruit en 1867 puis en grande partie démoli sous l'occupation japonaise ; la restauration se poursuit depuis 1990 et a redonné au site la porte Gwanghwamun, la salle du trône Geunjeongjeon et le pavillon Gyeonghoeru posé sur son étang.
La visite suit l'axe nord-sud du palais : la cour du trône, les appartements du roi et de la reine, puis le pavillon Hyangwonjeong au bord d'un bassin, avec les montagnes de Bugaksan en toile de fond. Comptez deux heures, davantage si vous entrez au Musée national des palais, gratuit, situé dans l'enceinte.
Face à Changdeokgung, plus intime, Gyeongbokgung joue la carte de la monumentalité et des cérémonies ; c'est le palais à voir en premier, pour comprendre l'échelle du pouvoir Joseon.
Arrivez pour l'ouverture ou après 15 h : entre les deux, les groupes scolaires et les cars remplissent la cour du trône. Les visiteurs en hanbok entrent gratuitement, une raison de plus de louer le costume dans les boutiques de la rue voisine.
Palais Changdeokgung et jardin secret
Ici les bâtiments ne suivent pas une ligne droite : ils épousent la colline, et l'on passe d'une cour à l'autre par des portes décalées, comme dans une maison plutôt qu'un palais.
Construit en 1405 comme palais secondaire, Changdeokgung est devenu la résidence préférée des rois Joseon pendant près de trois siècles ; il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO pour l'harmonie entre son architecture et le terrain. Le Huwon, ou jardin secret, occupe 32 hectares de bois, d'étangs et de pavillons de lettrés à l'arrière du palais.
La visite libre couvre les cours et la salle du trône Injeongjeon en une heure ; le jardin secret ne se parcourt qu'avec une visite guidée d'environ 90 minutes, proposée en anglais à horaires fixes, qui mène à l'étang Buyongji et au pavillon de lecture Juhamnu.
Si vous ne devez visiter qu'un palais avec attention, choisissez celui-ci : Gyeongbokgung impressionne, Changdeokgung se comprend et se retient.
Venez à la mi-octobre pour les érables du Huwon, ou en fin de journée pour la lumière rasante sur les cours ; le billet combiné palais et jardin reste inférieur à 10 000 wons.
Bulguksa et grotte de Seokguram
On monte deux volées d'escaliers de pierre usés par douze siècles de pèlerins, et la cour s'ouvre sur deux pagodes de granit qui se font face, l'une sobre, l'autre ciselée comme un bijou.
Bulguksa, achevé en 774 sous le royaume de Silla, est le chef-d'œuvre de l'art bouddhique coréen ; avec la grotte artificielle de Seokguram, qui abrite un bouddha de granit de 3,5 m tourné vers la mer de l'Est, il forme un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les pagodes Dabotap et Seokgatap, les ponts de pierre Cheongungyo et Baegungyo sont des trésors nationaux.
La visite du temple prend une heure et demie, entre les salles dorées, les lanternes et les jardins ; Seokguram, à 4 km sur la montagne Tohamsan, se rejoint en bus ou par un sentier forestier d'une heure, et la grotte se contemple derrière une vitre, dans le silence.
Les autres temples de Corée sont plus vivants ; aucun ne condense autant de sculpture ancienne sur si peu de surface.
Montez à Seokguram en premier, le matin, quand le soleil éclaire la grotte de face, et redescendez à Bulguksa pour la fin de matinée, avant l'arrivée des groupes.
DMZ et zone commune de sécurité (JSA)
Le car ralentit, un soldat monte vérifier les passeports, et le paysage devient soudain vide : champs en friche, barbelés, miradors, et le silence d'une bande de terre où personne ne vit depuis 1953.
La zone démilitarisée coupe la péninsule sur 248 km de long et 4 km de large depuis l'armistice de la guerre de Corée, jamais suivi d'un traité de paix. À Panmunjom, la zone commune de sécurité (JSA) est le seul point où soldats du Nord et du Sud se font face, autour des baraques bleues où se tiennent les négociations.
Les excursions d'une journée, au départ de Séoul, enchaînent le parc d'Imjingak, le troisième tunnel d'infiltration creusé par le Nord, l'observatoire de Dora d'où l'on voit un village nord-coréen, et la gare fantôme de Dorasan ; les circuits qui incluent la JSA, plus rares et plus chers, ajoutent la visite des baraques bleues sous escorte militaire.
Aucun autre lieu du pays ne rend aussi tangible la division qui structure la Corée d'aujourd'hui.
Les excursions ne partent pas le lundi et sont suspendues les jours d'exercices ; réservez pour un jour de milieu de semaine et prévoyez une tenue correcte, sans jean troué ni tongs, exigée pour la JSA.
Village de hanok de Bukchon
Depuis la ruelle Gahoe-dong 31, les toits de tuiles grises descendent en cascade vers la tour N Seoul : la carte postale de Séoul tient dans ce seul cadrage.
Bukchon, le « village du nord », s'étend entre les deux palais royaux sur la colline où vivaient les hauts fonctionnaires de la cour Joseon ; il regroupe environ 900 hanok, ces maisons traditionnelles à cour intérieure et sol chauffé, la plus forte concentration de la capitale.
On y flâne une à deux heures le long des huit points de vue balisés, on pousse la porte d'ateliers d'artisans (broderie, laque, teinture naturelle), on boit un thé dans un hanok transformé en salon, puis on redescend vers les boutiques d'Insadong ou les cafés de Samcheong-dong.
Contrairement au village de hanok de Namsangol, reconstitué, Bukchon est un quartier habité : c'est ce qui le rend précieux, et fragile.
Venez à l'ouverture, à 10 h, pour les ruelles vides, et réservez une nuit dans un hanok du quartier plutôt qu'un hôtel : c'est ici que l'expérience prend son sens.
Forteresse Hwaseong de Suwon
Du haut de la porte Paldalmun, le rempart file sur la crête, ponctué de tours de guet et de pavillons aux toits relevés, avec la ville moderne de Suwon qui bourdonne en dessous.
Le roi Jeongjo fit bâtir Hwaseong entre 1794 et 1796 pour honorer son père et déplacer sa capitale ; les 5,7 km de murailles mêlent pierre et brique, techniques coréennes et influences chinoises et européennes, ce qui a valu au site son inscription à l'UNESCO. Le palais temporaire Hwaseong Haenggung, au pied des murs, servait au roi lors de ses séjours.
On parcourt le rempart en deux à trois heures, avec une pause au pavillon Banghwasuryujeong posé au-dessus d'un étang ; les moins marcheurs prennent le petit train touristique, et l'on peut s'essayer au tir à l'arc traditionnel près de la porte nord.
Hwaseong offre ce que Séoul n'a plus : une enceinte complète, à parcourir sans foule, à une heure de métro du centre.
Prévoyez le début d'après-midi pour les murs et terminez rue Tongdak, au pied de la porte, où une dizaine de restaurants ne servent que du poulet frit, la spécialité de Suwon.
Seongsan Ilchulbong et Hallasan (Jeju)
À 6 h, on est cent sur la crête du cratère, le vent siffle, et le soleil sort de la mer exactement en face : Seongsan Ilchulbong porte bien son nom de « pic du lever du soleil ».
Ce cône de tuf de 182 m, né d'une éruption sous-marine il y a environ 5 000 ans, forme avec le volcan Hallasan (1 947 m, point culminant de la Corée du Sud) et le tunnel de lave de Manjanggul le site naturel de l'île de Jeju inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La montée à Seongsan prend 20 à 30 minutes par un escalier aménagé ; en bas, les haenyeo, plongeuses en apnée de l'île, se produisent en fin de matinée. L'ascension du Hallasan par le sentier Seongpanak demande 8 à 9 heures aller-retour jusqu'au lac de cratère Baengnokdam, dans une forêt puis une lande d'azalées.
Jeju concentre en une île ce que le continent n'a pas : volcans, côtes de lave noire et douceur subtropicale, d'où sa place dans tout premier voyage.
Le Hallasan exige une réservation en ligne gratuite pour les sentiers Seongpanak et Gwaneumsa, un départ avant 6 h en hiver et des chaussures de marche ; le sentier Yeongsil, plus court, offre les meilleurs paysages sans atteindre le sommet.
Tour N Seoul et mont Namsan
Depuis la terrasse, la ville s'étale à 360 degrés, coupée par le ruban du fleuve Han, et à la nuit tombée les tours de Gangnam s'allument l'une après l'autre.
La tour de télécommunication, construite en 1969 et ouverte au public en 1980, se dresse à 236 m au sommet du mont Namsan, la colline boisée qui marquait la limite sud de la Séoul des Joseon ; les balises à feu de Namsan servaient autrefois à relayer les alertes vers la capitale.
On monte en téléphérique depuis Myeongdong, en bus, ou à pied par les sentiers du parc en 40 minutes ; en haut, la plateforme extérieure gratuite et la barrière de cadenas d'amoureux suffisent à beaucoup, l'observatoire payant ajoute la vue vitrée et les repères de villes du monde.
Lotte World Tower est plus haute, Namsan est plus centrale et plus belle au crépuscule : c'est la vue à faire un premier soir à Séoul.
Arrivez 45 minutes avant le coucher du soleil pour enchaîner lumière du jour, crépuscule et nuit sans repayer ; en hiver, la brume est plus rare et la vue porte jusqu'aux montagnes du nord.
Tumuli de Daereungwon (Gyeongju)
Les collines sont trop régulières pour être naturelles : des dômes d'herbe rase de 20 m de haut, alignés au milieu de la ville, que les enfants prennent pour un terrain de jeu et les photographes pour un décor.
Ces 23 tumuli abritent les tombes des rois et des nobles du royaume de Silla, qui fit de Gyeongju sa capitale de 57 av. J.-C. à 935 ; les zones historiques de Gyeongju sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. La tombe du Cheval céleste, Cheonmachong, fouillée en 1973, a livré une couronne d'or et une peinture sur écorce de bouleau, exposées au Musée national de Gyeongju.
La promenade dans le parc prend une heure, avec la visite de l'intérieur reconstitué de Cheonmachong ; on enchaîne à pied avec l'observatoire Cheomseongdae, tour de pierre du VIIe siècle, et le village de hanok de Hwangnidan-gil, aujourd'hui rempli de cafés.
Kyoto a ses temples, Gyeongju a ses tombes à ciel ouvert : nulle part ailleurs en Asie de l'Est on ne marche ainsi parmi les rois.
Revenez après le dîner : les tumuli, Cheomseongdae et l'étang d'Anapji (Donggung et Wolji) sont illuminés jusqu'à 22 h, et l'étang au reflet des pavillons est la plus belle image nocturne du pays.
Marché aux poissons de Jagalchi (Busan)
Sous la halle, des centaines de bacs bouillonnent de crabes, de poulpes et de coquillages, et les vendeuses, les « ajumma de Jagalchi », hèlent les passants dans un dialecte de Busan rocailleux.
Jagalchi est le plus grand marché aux produits de la mer de Corée du Sud, né après la guerre de Corée quand les réfugiées vendaient leur pêche sur les galets du port ; la halle actuelle, en forme de mouette, date de 2006 et regroupe les poissonniers au rez-de-chaussée et des restaurants à l'étage.
Le rituel : choisir son poisson ou ses crustacés en bas, le faire porter à l'étage où on le prépare en hoe (sashimi coréen) ou en soupe épicée pour quelques milliers de wons de service, puis manger face au port ; comptez une heure et demie, deux avec la promenade sur le front de mer et le marché de Gukje voisin.
Noryangjin, à Séoul, est plus grand et plus lisse ; Jagalchi a gardé le bruit et l'odeur d'un vrai port.
Demandez le prix avant de laisser peser, et préférez les poissons de saison (plie, sériole en hiver, mulet au printemps) au saumon d'élevage qu'on vous proposera d'abord.
Village culturel de Gamcheon (Busan)
Les maisons montent en gradins pastel, bleu, rose, jaune, si serrées qu'aucune ne cache la vue de sa voisine : une règle du quartier depuis sa fondation, qui explique l'effet de mosaïque.
Gamcheon fut bâti dans les années 1950 par des réfugiés de la guerre de Corée et des fidèles de la religion Taegukdo, sur une pente au-dessus du port ; en 2009, un programme d'art public a transformé ce quartier pauvre en village culturel, avec fresques, sculptures et ateliers ouverts.
On suit le parcours fléché de deux heures avec le plan-tampon vendu 2 000 wons à l'office d'accueil, on grimpe aux points de vue, on s'arrête aux cafés-terrasses et à la statue du Petit Prince qui domine la baie.
Le surnom de « Machu Picchu de Busan » exagère ; le quartier vaut par ses habitants qui y vivent encore, à la différence des rues-musées.
Achetez le plan à l'office d'accueil : sans lui, on manque les passages couverts et les ateliers ; et respectez les panneaux « quiet », les habitants dorment derrière les murs peints.
Templestay : une nuit dans un temple bouddhiste
Le programme Templestay, lancé par l'ordre Jogye, ouvre plus d'une centaine de temples aux visiteurs pour une nuit ou deux. On arrive en milieu d'après-midi, on enfile la tenue grise fournie, et l'on suit le rythme des moines : cérémonie du soir au son du tambour, méditation assise, repas végétarien pris en silence dans un bol unique, coucher tôt et réveil à 4 h pour la prière de l'aube. La matinée se termine par une conversation avec un moine autour du thé et souvent la fabrication d'un chapelet de 108 perles.
Les temples les plus accessibles pour un premier voyage sont Jogyesa et Bongeunsa, en plein Séoul, pour une version courte, et Golgulsa près de Gyeongju, connu pour son art martial sunmudo, ou Beomeosa à Busan pour une immersion en montagne. Le programme « expérience » demande peu ; le programme « repos » laisse libre. Réservez sur le site officiel du Templestay, en anglais, deux à trois semaines à l'avance au printemps et à l'automne.
- 1 nuit (2 demi-journées)
- 50 000 à 100 000 wons par personne (35 à 70 €)
Cours de cuisine coréenne ou dîner au marché de Gwangjang
Deux façons d'entrer dans la cuisine coréenne. La première est le cours : en trois heures, on apprend à saler et à assaisonner un kimchi de chou, à monter un bibimbap ou à rouler des gimbap, avec un passage au marché pour acheter les ingrédients ; les écoles d'Insadong et de Hongdae travaillent en anglais et repartent avec des recettes et un pot de kimchi sous vide pour l'avion. Comptez 30 000 à 75 000 wons selon la durée et le menu.
La seconde est le marché de Gwangjang, ouvert depuis 1905 dans le centre de Séoul. On s'assoit sur un tabouret face à une ajumma qui râpe des haricots mungo pour les bindaetteok, galettes frites à 5 000 wons, on enchaîne avec un mayak gimbap trempé dans la moutarde, un bol de kalguksu (nouilles coupées au couteau) et une assiette de yukhoe, tartare de bœuf coréen, dans l'allée qui lui est dédiée. Venez entre 17 h et 19 h, avant la fermeture des étals de fritures, et payez en espèces.
- 2 à 3 heures
- 30 000 à 75 000 wons (20 à 50 €) pour un cours ; 10 000 à 20 000 wons pour un repas au marché
Journée en hanbok dans les palais de Séoul
Les boutiques de location de hanbok se concentrent dans les rues entre la station Anguk et le palais Gyeongbokgung. On choisit une jupe ample ou un pantalon, une veste courte aux couleurs vives, une coiffure et un petit sac assorti ; l'habillage prend vingt minutes et la location de quatre heures coûte 20 000 à 40 000 wons, avec un supplément pour les modèles brodés dits « de cour ».
L'intérêt dépasse la photo : les palais royaux offrent en principe l'entrée gratuite aux visiteurs en hanbok (règle de l'administration du patrimoine, à confirmer au guichet), et le costume change le regard des Coréens, qui vous prennent en photo et vous indiquent les meilleurs angles. Le circuit classique enchaîne Gyeongbokgung, la rue de Samcheong-dong et les ruelles de Bukchon, où les toits de tuiles servent de décor. Choisissez une matinée de semaine au printemps ou à l'automne : en été, les couches de tissu sont éprouvantes, et le week-end, la moitié des visiteurs porte le même costume.
- demi-journée
- 20 000 à 40 000 wons (15 à 25 €) la location de hanbok pour 4 heures
Jjimjilbang : le bain public coréen, de jour comme de nuit
Le jjimjilbang est le sauna social coréen, ouvert 24 h sur 24. À l'entrée, on reçoit une clé-bracelet, un short et un tee-shirt ; les bains chauds et froids, séparés hommes-femmes, se prennent nus, puis l'on rejoint en tenue les salles communes : saunas de sel, de jade ou de charbon, salle de glace, tapis chauffants où des familles entières dorment, et cantine qui sert des œufs cuits au sauna et du sikhye, boisson de riz sucrée. La gommeuse professionnelle, pour 20 000 à 30 000 wons de plus, décape la peau comme nulle part ailleurs.
À Séoul, Dragon Hill Spa près de la gare de Yongsan et Siloam près de la gare de Séoul sont les plus grands et les plus habitués aux étrangers ; à Busan, Spa Land, dans le centre commercial de Centum City, est le plus moderne, sans nuit possible. Le jjimjilbang sert aussi de nuit d'hébergement à petit prix avant un vol matinal, ou de refuge le jour de pluie. Portez le bracelet en permanence, il sert à payer, et lavez-vous avant d'entrer dans les bassins.
- 2 à 4 heures, ou une nuit
- 12 000 à 25 000 wons (8 à 17 €) l'entrée, tenue et serviettes comprises
Randonnée sur le Hallasan ou un sentier Olle à Jeju
Le Hallasan, 1 947 m, se gravit à la journée par deux sentiers menant au lac de cratère Baengnokdam : Seongpanak, 9,6 km de montée régulière en forêt, le plus fréquenté, et Gwaneumsa, plus court mais plus raide, avec des vues sur les gorges. Comptez 8 à 9 heures aller-retour, un départ avant 6 h en hiver, des chaussures de marche et une réservation en ligne gratuite sur le site du parc national, obligatoire pour ces deux sentiers. Le sentier Yeongsil, 5,8 km aller-retour jusqu'au plateau de Witse Oreum, offre les plus beaux paysages de lande et de rochers sans atteindre le sommet, sans réservation.
Les sentiers Olle font le tour de l'île en 27 tronçons de 10 à 20 km, balisés de rubans bleus et orange, entre falaises de lave, champs de mandariniers et villages de pêcheurs. Le tronçon 7, au départ de Seogwipo, longe la côte jusqu'à Wolpyeong en quatre heures et reste le plus spectaculaire pour une première marche ; le tronçon 10 grimpe le Songaksan face à l'île de Sanbang. Un bus ramène au point de départ, et les tampons du passeport Olle se collectionnent à chaque étape.
- 1 journée (Hallasan 8 à 9 h ; Olle 4 à 6 h)
- gratuit, hors transport ; réservation en ligne obligatoire pour le Hallasan
Comment s'y rendre
Depuis Paris, comptez 11 à 12 heures de vol direct vers Séoul-Incheon (ICN), à partir de 450 à 900 € l'aller-retour selon la saison, puis 45 minutes de train AREX jusqu'au centre.
L'aéroport international d'Incheon (ICN) est la porte d'entrée de presque tous les voyageurs. Korean Air et Air France assurent des vols directs depuis Paris-Charles-de-Gaulle en 11 à 12 heures à l'aller, un peu plus au retour. Les compagnies du Golfe (Qatar Airways, Emirates), Turkish Airlines et les compagnies chinoises proposent des vols avec escale souvent 150 à 300 € moins chers, pour 15 à 18 heures de trajet.
Les tarifs suivent les saisons coréennes plus que les vacances françaises. Un aller-retour se trouve autour de 450 à 600 € en janvier-février ou en juin, et grimpe à 800-900 € pour les cerisiers d'avril, les érables d'octobre et les fêtes de fin d'année. Réserver trois à quatre mois à l'avance reste la règle pour les deux saisons hautes.
Pour rejoindre Séoul, le train AREX relie l'aéroport à la gare de Séoul : le train express fait le trajet en une quarantaine de minutes sans arrêt, le train omnibus met une heure pour un prix inférieur et dessert plusieurs quartiers. Les bus limousines desservent directement les grands hôtels pour 15 000 à 17 000 wons, pratiques avec des bagages, plus longs aux heures de pointe. Le taxi coûte 60 000 à 80 000 wons et n'a d'intérêt qu'à trois ou quatre personnes.
Deux autres aéroports servent en cours de route. Gimhae (PUS), à Busan, reçoit quelques vols internationaux depuis l'Asie et tous les vols intérieurs. Jeju (CJU) est relié à Séoul-Gimpo, Busan et Daegu par des dizaines de rotations quotidiennes : la liaison Séoul-Jeju est l'une des plus fréquentées du monde, et les billets se trouvent entre 30 et 80 € l'aller sur Jeju Air, Jin Air ou T'way.
Se déplacer
Le KTX relie Séoul à Busan en environ 2 h 30 pour un peu moins de 60 000 wons (environ 40 €), et une carte T-money rechargeable paie métro, bus et taxis dans tout le pays.
La Corée du Sud est le pays idéal pour voyager sans voiture. Le train à grande vitesse KTX, exploité par Korail, et son concurrent SRT, au départ de la gare de Suseo au sud de Séoul, desservent Busan, Gyeongju (gare de Singyeongju), Jeonju, Daegu et Gwangju. Séoul-Busan prend environ 2 h 30 pour un peu moins de 60 000 wons en classe standard, soit autour de 40 €. Les billets s'achètent sur l'application Korail Talk ou aux guichets, souvent le jour même hors fêtes.
Le Korail Pass, réservé aux visiteurs étrangers, offre des trajets illimités sur 2, 3, 4 ou 5 jours consécutifs ou flexibles. Il devient rentable à partir de trois longs trajets en KTX ; pour l'itinéraire de ce guide, qui n'en compte que deux ou trois, comparez avec les billets simples avant d'acheter.
En ville, la carte T-money s'achète 3 000 à 4 000 wons dans n'importe quel supermarché de quartier (GS25, CU, 7-Eleven) et se recharge en espèces. Elle fonctionne dans le métro et les bus de Séoul, Busan, Daegu, Gwangju et Jeju, et dans la plupart des taxis. Un trajet de métro à Séoul coûte autour de 1 500 wons. Les taxis sont abordables : la prise en charge tourne autour de 4 800 wons à Séoul, et l'application Kakao T permet de commander sans parler coréen.
Un point pratique change tout : Google Maps ne calcule pas les itinéraires piétons en Corée du Sud, en raison de la réglementation sur les données cartographiques. Installez Naver Map ou Kakao Map, toutes deux disponibles en anglais, avant le départ. Pour Jeju, la location de voiture est la seule option confortable : les bus existent mais rallongent chaque trajet, et un permis international est exigé.
Que faire
Un premier voyage en Corée du Sud combine les palais et les hanok de Séoul, une excursion à la DMZ, les tombes royales et les temples de Gyeongju, le marché et les collines colorées de Busan, puis les volcans de Jeju.
La Corée du Sud se visite par strates. À Séoul, la première journée s'organise autour du palais Gyeongbokgung et du village de hanok de Bukchon, prolongés par le quartier d'Insadong et ses maisons de thé. Le lendemain, le palais Changdeokgung et son jardin secret, inscrits à l'UNESCO, s'enchaînent avec le ruisseau Cheonggyecheon et le marché de Gwangjang pour dîner. Gardez une soirée pour la tour N Seoul sur le mont Namsan et une matinée pour Dongdaemun ou le quartier créatif de Seongsu.
Deux excursions partent de la capitale. La DMZ, la zone démilitarisée qui coupe la péninsule depuis 1953, se visite uniquement en excursion organisée, en une journée. La forteresse Hwaseong de Suwon, à une heure de métro, offre 5,7 km de remparts à parcourir en demi-journée.
Dans le sud, Gyeongju, capitale du royaume de Silla pendant près de mille ans, est un musée à ciel ouvert : le temple Bulguksa et la grotte de Seokguram, les tumuli de Daereungwon et l'observatoire Cheomseongdae se visitent en deux jours à vélo. Busan alterne le marché aux poissons de Jagalchi, les ruelles peintes de Gamcheon, le temple Haedong Yonggungsa posé sur les rochers et la plage de Haeundae.
L'île de Jeju conclut le voyage : ascension du Hallasan, lever de soleil sur le cratère de Seongsan Ilchulbong, cascades de Cheonjiyeon et Jeongbang, tunnel de lave de Manjanggul et sentiers côtiers Olle. Les douze lieux détaillés plus bas suivent cet ordre d'importance, et les cinq activités proposent l'expérience qui manque aux monuments : une nuit dans un temple, un cours de cuisine, une journée en hanbok, un jjimjilbang et une randonnée volcanique.
Gastronomie
On mange très bien pour 8 000 à 12 000 wons (5 à 8 €) dans les cantines de quartier, où bibimbap, kimchi-jjigae et bulgogi arrivent avec des accompagnements gratuits à volonté.
La cuisine coréenne est l'une des grandes raisons de venir, et elle est bon marché. Le repas de base se compose d'un plat principal, d'un bol de riz et d'une série de petits accompagnements appelés banchan : kimchi, légumes marinés, omelette roulée, tofu. Ils sont inclus et resservis gratuitement. Dans une cantine de quartier, un bibimbap, un kimchi-jjigae (ragoût de kimchi au porc) ou un doenjang-jjigae coûtent 8 000 à 12 000 wons.
Le barbecue coréen se partage à deux au minimum : on grille soi-même du samgyeopsal (poitrine de porc) ou du bulgogi (bœuf mariné) sur la table, pour 15 000 à 20 000 wons par personne, arrosés de soju ou de bière. Le poulet frit livré tard le soir, le chimaek (poulet et bière), est une institution du vendredi.
Les marchés sont la meilleure école. À Gwangjang, à Séoul, on s'assoit au comptoir pour un bindaetteok (galette de haricots mungo) à 5 000 wons, des mayak gimbap ou du tteokbokki. Jeonju revendique le bibimbap originel et une rue entière de makgeolli, l'alcool de riz laiteux servi au pichet avec une table d'accompagnements. Busan a le hoe (poisson cru) de Jagalchi, les dwaeji-gukbap (soupe de porc) et les ssiat hotteok, crêpes fourrées aux graines. Jeju vend le porc noir et les mandarines.
Quelques codes : on ne plante pas ses baguettes dans le riz, on sert les autres avant soi, et l'on attend que l'aîné commence. Les végétariens trouveront leur compte dans la cuisine des temples, les bibimbap sans viande et les restaurants bouddhistes d'Insadong ; il faut préciser « gogi ppaego » (sans viande), car le bouillon de bœuf ou d'anchois est partout. Les allergiques au piment ont un allié : le mot « an-maepge », pas épicé.
Itinéraires
En 14 jours : 5 jours à Séoul avec la DMZ et Suwon, 1 jour à Jeonju, 2 jours à Gyeongju, 3 jours à Busan et 3 jours à Jeju, en KTX puis en avion.
J1-J2 : Séoul, le cœur historique. Arrivée à Incheon, AREX jusqu'à la gare de Séoul, installation vers Jongno. Le lendemain, palais Gyeongbokgung à l'ouverture, relève de la garde, déjeuner à Tongin Market, après-midi dans les ruelles de Bukchon et soirée à Insadong.
J3 : Changdeokgung et Gwangjang. Visite guidée du jardin secret réservée à l'avance, promenade le long du Cheonggyecheon, dîner au comptoir du marché de Gwangjang, montée à la tour N Seoul pour la vue de nuit.
J4 : la DMZ. Excursion organisée à la journée, retour en fin d'après-midi, soirée tranquille à Hongdae ou Seongsu.
J5 : Suwon. Métro jusqu'à Suwon, remparts de la forteresse Hwaseong en demi-journée, poulet frit de la rue Tongdak, retour à Séoul. Achat des billets KTX pour le lendemain.
J6 : Jeonju. KTX Séoul-Jeonju en 1 h 40, nuit en hanok, bibimbap et rue du makgeolli.
J7-J8 : Gyeongju. Train ou bus vers Gyeongju via Daejeon ou Dongdaegu. Tumuli de Daereungwon, observatoire Cheomseongdae et étang d'Anapji illuminé le premier jour ; Bulguksa et Seokguram le second, à vélo ou en bus 10-11.
J9-J11 : Busan. KTX Singyeongju-Busan en 30 minutes. Marché de Jagalchi à l'aube et village de Gamcheon le premier jour, temple Haedong Yonggungsa et plage de Haeundae le deuxième, Gukje Market et coucher de soleil depuis le pont de Gwangan le troisième.
J12-J14 : Jeju. Vol Busan-Jeju d'une heure, voiture de location. Cascades et sentier Olle près de Seogwipo, puis lever de soleil sur Seongsan Ilchulbong et tunnel de Manjanggul, enfin ascension du Hallasan par le sentier Seongpanak si le temps le permet. Vol Jeju-Gimpo le soir du J14, ou le matin du J15 si votre vol international décolle d'Incheon dans l'après-midi : prévoyez au moins quatre heures entre les deux aéroports.
En 10 jours, supprimez Jeonju et réduisez Séoul à quatre jours en gardant la DMZ. En trois semaines, ajoutez Andong et le village de Hahoe, le temple de Haeinsa près de Daegu, et deux jours de plus à Jeju pour faire le tour de l'île par les sentiers Olle.
Climat & saisons
Quand partir : Corée du Sud ?
Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).
À éviter
- janvier
- février
- juillet
- août
- décembre
| jan | fév | mar | avr | mai | juin | juil | août | sept | oct | nov | déc | |
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| Notre avis | ||||||||||||
| Météo | ||||||||||||
| T° max | 0° | 3° | 10° | 16° | 20° | 25° | 27° | 27° | 23° | 16° | 10° | 1° |
| Pluie (mm) | 20 | 29 | 72 | 75 | 115 | 184 | 299 | 227 | 190 | 80 | 45 | 31 |
| Randonnée & nature | Randonnée & nature avril | Randonnée & nature mai | Randonnée & nature octobre | |||||||||
| Visite urbaine | Visite urbaine mars | Visite urbaine avril | Visite urbaine mai | Visite urbaine octobre | ||||||||
| Sports d'hiver | Sports d'hiver janvier | Sports d'hiver février | Sports d'hiver décembre |
Que faire selon la saison (automne)
-
Randonnée & nature
Températures clémentes, conditions stables.
-
Visite urbaine
Confort piéton la majorité de l'année.
Quand partir
Les meilleurs mois pour un premier voyage en Corée du Sud sont avril, mai, septembre et octobre ; juillet et août cumulent mousson, chaleur humide et typhons.
La Corée du Sud a quatre saisons très marquées, et deux d'entre elles sont faites pour voyager. Le printemps commence par les cerisiers, qui fleurissent de la fin mars à Jeju et à Busan jusqu'au début avril à Séoul ; les dates glissent d'une semaine selon les années. Mai est le mois le plus doux, avec 20 à 25 °C, un ciel clair et des journées longues.
L'automne est l'autre saison reine. De la mi-octobre au début novembre, les érables rougissent dans les palais de Séoul, sur les pentes du Naejangsan et autour des temples de Gyeongju. Les températures restent autour de 15 à 20 °C et les précipitations sont au plus bas de l'année. C'est aussi la période la plus demandée par les voyageurs coréens eux-mêmes : réservez les hébergements de week-end à l'avance.
L'été se déconseille pour un premier séjour. La mousson, appelée jangma, apporte des pluies continues de la fin juin à la fin juillet, puis août combine 30 °C, une humidité étouffante et le risque de typhons qui touchent surtout Jeju et la côte sud jusqu'en septembre. L'hiver, de décembre à février, est sec et lumineux mais froid : Séoul descend régulièrement sous -5 °C la nuit, ce qui convient aux amateurs de ski et de bains chauds plus qu'aux visites de palais en plein air.
Deux dates à connaître : Seollal, le Nouvel An lunaire (fin janvier ou février), et Chuseok, la fête des récoltes (septembre ou octobre). Pendant ces trois jours fériés, les Coréens rejoignent leur famille, les trains sont pleins des semaines à l'avance et de nombreux restaurants ferment.
Budget
Comptez 45 à 70 € par jour et par personne en mode routard, 70 à 120 € en milieu de gamme et 120 à 160 € en confort, hors vol international ; deux semaines reviennent à 650-1 000 € en routard sur place.
La Corée du Sud coûte plus cher que l'Asie du Sud-Est et moins cher que le Japon ou l'Europe de l'Ouest. Les postes qui pèsent sont l'hébergement et les trains ; la nourriture et les entrées de sites sont bon marché. Les fourchettes ci-dessous sont par personne et par jour, sur la base de deux voyageurs qui partagent la chambre, à un taux d'environ 1 500 wons pour 1 €.
Routard : 45 à 70 €. Dortoir à 25 000-40 000 wons, repas de marché et de cantine à 8 000-12 000 wons, métro en T-money, un site payant par jour. Les palais coûtent 3 000 wons, les tumuli et les temples rarement plus de 5 000 wons.
Milieu de gamme : 70 à 120 €. Chambre double en hôtel ou motel récent à 90 000-150 000 wons, un vrai restaurant par jour, un barbecue à partager, une excursion organisée dans le séjour et quelques taxis.
Confort : 120 à 160 € et plus. Hôtel 4 étoiles, nuit en hanok de charme, voiture de location à Jeju, cours de cuisine et templestay.
Trois dépenses fixes s'ajoutent : le KTX Séoul-Busan autour de 40 € l'aller, le vol Busan-Jeju de 30 à 80 €, et l'excursion à la DMZ, 50 à 90 € selon qu'elle inclut ou non la JSA. Sur deux semaines, le budget sur place se situe donc autour de 650 à 1 000 € en routard, 1 000 à 1 700 € en milieu de gamme et 1 700 à 2 300 € en confort, auxquels s'ajoute le vol international, 450 à 900 €. Retirez des wons aux distributeurs marqués « Global ATM » ; la carte bancaire est acceptée presque partout, y compris pour un café à 4 000 wons.
Calculez votre budget
Routard
315 – 490 €
45 – 70 € par jour et par personne
Confort moyen
490 – 840 €
70 – 120 € par jour et par personne
Supérieur
840 – 1 120 €
120 – 160 € par jour et par personne
À prévoir en plus
- Vols internationaux (aller-retour) 450 – 900 €
- KTX Séoul-Busan (aller simple, classe standard) 40 €
- Vol intérieur Busan-Jeju (aller simple) 50 €
- Excursion DMZ à la journée 60 €
Total des extras 150 €
Estimation sur place, hors vols internationaux sauf mention contraire. Les prix varient selon la saison et le moment de réservation. Données mises à jour le 17/09/2026.
Où se loger
Comptez 18 à 25 € la nuit en dortoir, 60 à 100 € pour une chambre double correcte en ville, et 90 à 150 € pour une nuit en hanok ; à Séoul, dormez entre Jongno et Myeongdong.
L'hébergement coréen est propre, sûr et bien connecté, y compris dans les catégories économiques. Les guesthouses et auberges proposent des dortoirs à 25 000 à 40 000 wons la nuit (18 à 25 €), souvent avec cuisine et laverie. Les motels, très nombreux près des gares, offrent des chambres doubles modernes à 50 000 à 80 000 wons ; leur réputation est parfois sulfureuse, mais les chaînes récentes comme Yaja ou Brown Dot sont d'excellents plans pour les couples et les voyageurs solo.
Les hôtels de milieu de gamme se situent entre 90 000 et 150 000 wons (60 à 100 €) à Séoul et Busan, un peu moins à Gyeongju et Jeonju. La nuit en hanok, la maison traditionnelle au sol chauffé et aux portes coulissantes en papier, coûte 130 000 à 220 000 wons et vaut au moins une expérience à Jeonju ou dans le quartier de Bukchon à Séoul.
À Séoul, le meilleur secteur pour un premier voyage est le triangle Jongno, Insadong, Myeongdong : palais, Bukchon, marché de Gwangjang et gare de Séoul sont à moins de 20 minutes de métro. Hongdae plaît aux moins de 30 ans pour sa vie nocturne ; Gangnam, très bien desservi, reste éloigné des sites historiques.
À Busan, choisissez entre Haeundae pour la plage et Nampo-dong pour le marché de Jagalchi et le centre historique. À Jeju, dormez deux nuits vers Seogwipo, au sud de l'île, plus proche des cascades, du Hallasan et de Seongsan Ilchulbong que la ville de Jeju. Réservez tout à l'avance pour avril, octobre et les fêtes de Chuseok et Seollal ; hors de ces périodes, deux ou trois jours suffisent.
Sécurité
La Corée du Sud est l'un des pays les plus sûrs pour un voyageur : criminalité très faible, transports fiables la nuit ; les seules précautions concernent les typhons d'août-septembre et le respect des consignes lors d'une visite de la DMZ.
La Corée du Sud est un pays où l'on oublie un sac dans un café et où on le retrouve une heure plus tard. Les vols sont rares, les agressions exceptionnelles, et les femmes voyagent seules sans inquiétude particulière, y compris tard le soir dans le métro. Les numéros d'urgence sont le 112 pour la police et le 119 pour les pompiers et les secours médicaux. La ligne 1330, gérée par l'Office du tourisme, répond en anglais et en français 24 h sur 24 pour toute question pratique, de la traduction d'urgence à l'objet perdu.
La tension avec la Corée du Nord fait les gros titres mais n'a pas d'effet sur le quotidien des visiteurs. Les exercices d'alerte civile, avec sirènes, ont lieu quelques fois par an ; les Séoulites les ignorent. La visite de la DMZ est encadrée par l'armée : suivez le guide, ne photographiez que là où c'est autorisé, et prévoyez que l'accès à la zone commune de sécurité (JSA) peut être suspendu sans préavis selon la situation.
Le risque le plus concret est climatique. La saison des typhons court d'août à début octobre et touche d'abord Jeju et la côte sud ; les ferries et les vols pour Jeju sont alors annulés par centaines pendant un ou deux jours. En été, la chaleur humide et les moustiques demandent de l'eau et un répulsif ; en hiver, le verglas surprend sur les trottoirs de Séoul.
Le système de santé est excellent et cher pour un étranger sans assurance : une consultation coûte 30 000 à 60 000 wons, une nuit d'hôpital bien davantage. Souscrivez une assurance voyage avant le départ. Les pharmacies, signalées par le mot 약 (yak), vendent sans ordonnance les produits courants. Les principaux hôpitaux de Séoul, comme Severance ou Asan, disposent d'un service international anglophone.
Formalités
Les Français entrent en Corée du Sud sans visa pour un séjour touristique de 90 jours au plus ; l'autorisation K-ETA n'est pas exigée jusqu'au 31 décembre 2026, mais une carte d'arrivée électronique gratuite doit être remplie dans les trois jours précédant l'arrivée.
Pour un séjour touristique, les ressortissants français n'ont pas besoin de visa jusqu'à 90 jours. Le passeport doit être valide pendant toute la durée du séjour ; aucune marge de six mois n'est demandée pour un court séjour, contrairement à ce qu'exigent de nombreux pays d'Asie. Un billet de sortie peut être demandé à l'embarquement par la compagnie aérienne.
La K-ETA, l'autorisation électronique de voyage introduite en 2021, fait l'objet d'une exemption temporaire pour les Français, prolongée jusqu'au 31 décembre 2026. Concrètement, un voyageur qui arrive avant cette date n'a rien à demander. Pour un voyage en 2027, vérifiez la page d'entrée et séjour de France Diplomatie ou le site officiel k-eta.go.kr quelques semaines avant le départ : si l'exemption n'est pas reconduite, la K-ETA se demande en ligne pour environ 10 000 wons et vaut plusieurs années.
En revanche, la carte d'arrivée électronique (e-Arrival Card) est devenue la formalité à ne pas oublier. Gratuite, elle se remplit sur le site officiel e-arrivalcard.go.kr dans les trois jours précédant l'arrivée et remplace le formulaire papier distribué dans l'avion. Les détenteurs d'une K-ETA valide en sont dispensés. Sans elle, le passage à l'immigration se fait quand même, mais avec un formulaire papier et une file plus longue.
Aucun vaccin n'est obligatoire. Les vaccins universels à jour suffisent, en vérifiant en particulier le ROR : France Diplomatie signale une hausse des cas de rougeole depuis le printemps 2026. L'eau du robinet est potable même si les Coréens préfèrent l'eau filtrée. Côté douane, la déclaration ne concerne que les sommes en espèces supérieures à l'équivalent de 10 000 dollars. Enfin, un permis de conduire international, accompagné du permis français, est indispensable pour louer une voiture à Jeju : le seul permis français est refusé par les loueurs.
Conseils
Installez Naver Map, Papago et Kakao T avant le départ, achetez une carte T-money dès l'aéroport, réservez la DMZ et le jardin secret à l'avance, et prévoyez du liquide pour les marchés.
Préparez votre téléphone. Google Maps ne fonctionne pas pour les trajets à pied ; Naver Map ou Kakao Map le remplacent. Papago, l'outil de traduction coréen, lit les menus en photo mieux que Google Translate. Kakao T commande les taxis. Une eSIM ou une carte SIM de données prise à l'aéroport coûte 30 000 à 50 000 wons pour dix jours et évite de chercher le wifi, pourtant omniprésent.
Achetez la T-money à l'arrivée, dans le supermarché de l'aéroport, et rechargez-la en espèces : la carte règle métro, bus, taxis et même les achats au GS25. À Séoul, le pass Discover Seoul Pass n'a d'intérêt que si vous enchaînez les musées payants ; les palais coûtent 3 000 wons et n'en ont pas besoin.
Réservez trois choses à l'avance : l'excursion à la DMZ, dont les places avec JSA partent des semaines avant ; la visite guidée du jardin secret de Changdeokgung, limitée en nombre ; et le templestay, surtout au printemps et à l'automne. Le reste s'achète sur place.
Adaptez le rythme aux Coréens. Les palais sont fermés un jour par semaine, le mardi pour Gyeongbokgung et le lundi pour Changdeokgung. Les musées nationaux sont gratuits et fermés le lundi. Les restaurants servent tôt : à 21 h, beaucoup de cantines ferment, tandis que les barbecues et les bars tournent jusqu'à 2 h. Les cafés remplacent les bars pour travailler ou se poser, et l'on y reste des heures pour 5 000 wons.
Gardez du liquide pour les marchés, les petits restaurants de Jeonju et les bus de Jeju : 100 000 wons en petites coupures suffisent. Enfin, apprenez trois mots, « annyeonghaseyo » (bonjour), « gamsahamnida » (merci) et « juseyo » (s'il vous plaît, en commandant) : ils ouvrent bien plus de sourires que l'anglais.
FAQ
Non : les Français n'ont besoin ni de visa ni de K-ETA pour un séjour touristique de 90 jours au plus, jusqu'au 31 décembre 2026 ; seule la carte d'arrivée électronique gratuite est à remplir avant le vol.
Faut-il un visa pour la Corée du Sud ?
Non. Les ressortissants français entrent sans visa pour un séjour touristique de 90 jours au plus, avec un passeport valide pour toute la durée du séjour. Au-delà de 90 jours ou pour travailler ou étudier, un visa se demande à l'ambassade de Corée à Paris avant le départ.
La K-ETA est-elle obligatoire pour les Français en 2026 ?
Non. L'exemption temporaire de K-ETA accordée aux Français est prolongée jusqu'au 31 décembre 2026. Il reste obligatoire de remplir la carte d'arrivée électronique gratuite sur e-arrivalcard.go.kr dans les trois jours qui précèdent l'arrivée. Pour un voyage en 2027, vérifiez la reconduction de l'exemption sur France Diplomatie un mois avant le départ.
Quel budget prévoir par jour en Corée du Sud ?
Comptez 45 à 70 € par jour en routard (dortoir, cantines, métro), 70 à 120 € en milieu de gamme et 120 à 160 € en confort, hors vol international. Deux semaines sur place coûtent donc 650 à 1 000 € en routard et 1 000 à 1 700 € en milieu de gamme, à ajouter aux 450 à 900 € du billet d'avion.
Combien de jours consacrer à Séoul ?
Cinq jours permettent de voir les deux grands palais, Bukchon, les marchés et la tour N Seoul, tout en gardant une journée pour la DMZ et une demi-journée pour Suwon. En trois jours, gardez Gyeongbokgung, Bukchon, Changdeokgung et Gwangjang, et choisissez entre la DMZ et Suwon.
Peut-on utiliser Google Maps en Corée du Sud ?
Partiellement. Google Maps affiche les lieux et les transports en commun mais ne calcule pas les itinéraires à pied ni en voiture. Installez Naver Map ou Kakao Map, disponibles en anglais, pour vous déplacer, et Kakao T pour les taxis.
Faut-il une carte T-money ?
Oui, c'est le moyen le plus simple de payer métro, bus et taxis dans tout le pays. Elle s'achète 3 000 à 4 000 wons dans les supermarchés de quartier et à l'aéroport, se recharge en espèces et fonctionne à Séoul, Busan, Gyeongju, Jeonju et Jeju.
Quand voir les cerisiers en fleur en Corée du Sud ?
De la fin mars à la mi-avril, du sud vers le nord : Jeju et Busan fleurissent les premiers, Séoul une à deux semaines plus tard, autour du 5 au 10 avril la plupart des années. Les prévisions officielles de floraison paraissent début mars.
Comment aller de Séoul à Busan ?
En KTX depuis la gare de Séoul, environ 2 h 30 de trajet pour un peu moins de 60 000 wons (environ 40 €) en classe standard, avec des départs toutes les 20 à 30 minutes. Le SRT, au départ de Suseo, est un peu moins cher. Le bus express met 4 h 30 pour moitié prix, et l'avion ne fait gagner du temps que si vous logez près de Gimpo.
Sources
Les informations chiffrées de ce guide proviennent des sources suivantes, consultées à la date de publication.
- www.diplomatie.gouv.fr — France Diplomatie (onglet Entrée / Séjour) : entrée sans visa jusqu'à 90 jours pour les Français, exemption de K-ETA prolongée jusqu'au 31 décembre 2026, carte d'arrivée électronique à remplir dans les 3 jours précédant l'arrivée.
- www.gov.uk — FCDO : exemption de K-ETA jusqu'au 31 décembre 2026, séjour touristique de 90 jours sans visa, passeport valide pour la durée du séjour, e-Arrival Card obligatoire sauf K-ETA valide.
- www.e-arrivalcard.go.kr — Portail officiel de la carte d'arrivée électronique coréenne, gratuite, à remplir dans les 3 jours précédant l'arrivée.
- www.k-eta.go.kr — Portail officiel de la K-ETA : tarif d'environ 10 000 wons et validité pluriannuelle lorsque l'autorisation est requise.
- english.visitkorea.or.kr — Office national du tourisme (KTO) : palais Gyeongbokgung, entrée 3 000 wons, fermé le mardi, ouvert de 9 h à 18 h de mars à mai et de septembre à octobre.
- royalpalace.go.kr — Site officiel du palais Gyeongbokgung : relève de la garde royale à 10 h et 14 h devant la porte Gwanghwamun ; entrée gratuite pour les visiteurs en hanbok.
- whc.unesco.org — UNESCO : grotte de Seokguram et temple Bulguksa, patrimoine mondial ; temple achevé en 774 sous le royaume de Silla.
- whc.unesco.org — UNESCO : ensemble du palais de Changdeokgung, palais construit en 1405, jardin arrière (Huwon) intégré au relief.
- whc.unesco.org — UNESCO : forteresse Hwaseong de Suwon, construite de 1794 à 1796, remparts de 5,7 km.
- whc.unesco.org — UNESCO : zones historiques de Gyeongju, capitale du royaume de Silla, tumuli royaux du parc de Daereungwon.
- whc.unesco.org — UNESCO : île volcanique de Jeju et tunnels de lave, Hallasan (1 947 m), cône de tuf de Seongsan Ilchulbong, tunnel de Manjanggul.
- www.korail.com — Korail : KTX Séoul-Busan en environ 2 h 30, tarif standard d'un peu moins de 60 000 wons ; Korail Pass réservé aux visiteurs étrangers.
- eng.templestay.com — Programme officiel Templestay de l'ordre Jogye : temples participants, programmes « expérience » et « repos », réservation en ligne.
- www.jeju.go.kr — Parc national du Hallasan : réservation en ligne obligatoire pour les sentiers Seongpanak et Gwaneumsa, sommet à 1 947 m.
- www.cia.gov — Numéros d'urgence en Corée du Sud : 112 (police), 119 (pompiers et secours médicaux) ; courant 220 V / 60 Hz, prises de type C et F.
- www.ou-et-quand.net — Ordres de grandeur du budget quotidien en Corée du Sud selon le niveau de confort (repère Tier-3, recoupé avec les prix constatés dortoir, KTX, repas).
- us.trip.com — Tarif indicatif du KTX Séoul-Busan en classe standard autour de 59 800 wons (repère Tier-3, à confirmer sur Korail).
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