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Travel Advice
Le mont Fuji enneigé derrière une branche de cerisiers en fleurs
Guide de voyage Japon

Voyage au Japon : itinéraire de 3 semaines entre Tokyo et Kyoto

Tokyo, Hakone, Kyoto, Nara, Hiroshima : l'itinéraire complet de la route dorée en 21 jours, avec le vrai calcul du Japan Rail Pass, les fenêtres sakura et koyo 2026 et un budget chiffré au yen près — de 2 000 € en économique à 3 900 € en confort, vol compris.

Par La rédaction Travel Advice 34 min de lecture
  • Pays Japon
  • Capitale Tokyo
  • Monnaie Japanese yen (¥)
  • Langue Japonais
  • Fuseau UTC+09:00
Sommaire 30

Présentation

Trois semaines au Japon sur la route dorée Tokyo–Hakone–Kyoto–Nara–Hiroshima suffisent à voir l'essentiel sans courir : comptez environ 2 000 à 2 400 € par personne en profil économique et 3 700 à 3 900 € en confort, vol et trains compris.

Le Japon tient sur un archipel de 6 852 îles, mais un premier voyage se joue sur un axe unique : les 800 kilomètres de plaine côtière entre Tokyo et Hiroshima, que le Tokaido-Sanyo Shinkansen relie en moins de quatre heures. Cette bande de terre concentre la capitale, l'ancienne capitale impériale, le premier bouddha de bronze du pays et le mémorial de la paix — les guides japonais l'appellent la route dorée.

Trois semaines changent la nature du voyage. En dix jours, on enchaîne les monuments ; en vingt-et-un, on s'autorise une journée sans programme à Kyoto, une nuit en ryokan à Hakone et l'aller-retour à Miyajima sans regarder l'heure. C'est la durée à partir de laquelle le Japon cesse d'être une liste et devient un rythme.

  • Capitale : Tokyo (37 millions d'habitants dans l'aire urbaine)
  • Monnaie : yen japonais (JPY) — 1 EUR ≈ 186 JPY en juillet 2026
  • Langue : japonais ; anglais lu plus que parlé, signalétique bilingue dans tous les transports
  • Décalage horaire : +7 h en été, +8 h en hiver par rapport à Paris
  • Vol direct Paris–Tokyo : 12 h à 14 h selon la route contournant la Russie
Château de Himeji
Point d'intérêt

Château de Himeji

Il est d'un blanc presque irréel, et l'enduit qui le couvre n'est pas de la peinture : c'est un mortier de chaux appliqué jusque sur les tuiles, conçu pour résister au feu.

Himeji est le plus grand et le mieux conservé des châteaux japonais, et le seul de cette taille à n'avoir jamais été détruit — ni par les guerres civiles, ni par les bombardements de 1945, ni par le séisme de Kobe en 1995. Son donjon de six étages date de 1609. Il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1993, dans la première fournée japonaise, et sa silhouette lui vaut le surnom de Shirasagi-jo, le château du héron blanc.

La visite est physique et remarquablement intacte : on gravit les six étages par des escaliers de bois raides, sous des charpentes d'origine, en passant devant les ishi-otoshi — trappes de jet de pierres — et les meurtrières. Comptez 1 h 30 à 2 h, entrée à 1 000 JPY.

C'est le seul site de l'itinéraire où l'on visite un intérieur féodal authentique : les donjons d'Osaka et de Nagoya sont des reconstructions en béton abritant des musées.

Bon plan
Himeji est à 1 heure de Kyoto en Shinkansen et à 5 minutes à pied de la gare, ce qui en fait la meilleure escale du trajet vers Hiroshima : posez vos valises en consigne et visitez sans changer d'hôtel. La plupart des itinéraires de trois semaines l'omettent par méconnaissance de cette facilité.
Arrivez à l'ouverture, 9 h : le donjon se monte en file indienne dans des escaliers étroits, et l'attente au pied de l'escalier final dépasse facilement l'heure en milieu de journée et en saison des cerisiers.

34.8394, 134.6939 · Voir sur la carte

Mont Fuji (Fujisan)
Point d'intérêt

Mont Fuji (Fujisan)

Il apparaît rarement et toujours d'un coup : une seconde le ciel est vide, la suivante le cône occupe un quart de l'horizon, beaucoup plus haut qu'on ne l'imaginait.

Volcan actif culminant à 3 776 mètres, point le plus haut du Japon, il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2013 non comme site naturel mais comme lieu sacré et source d'inspiration artistique — la distinction dit tout de son statut dans la culture japonaise.

Depuis la route dorée, on ne le gravit pas : l'ascension n'est ouverte que de début juillet à début septembre et demande deux jours. On vient le voir, depuis Hakone, le lac Ashi ou les Cinq Lacs — et c'est une question de chance météo, la montagne restant cachée par les nuages environ un jour sur deux en été.

C'est le seul site de cet itinéraire qui échappe totalement à la planification, ce qui explique pourquoi on lui consacre deux jours à Hakone plutôt qu'un.

Bon plan
Les meilleures chances de ciel dégagé sont en hiver et tôt le matin : de décembre à février, l'air sec offre une visibilité que juillet-août ne donne jamais. En été, visez le lever du soleil, avant que la convection ne fabrique ses nuages.
L'erreur classique consiste à réserver un seul jour à Hakone : si le Fuji est bouché, il n'y a pas de session de rattrapage. Deux nuits sur place font passer la probabilité de le voir d'environ 50 à 75 %.

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Dôme de Genbaku et parc du Mémorial de la Paix
Point d'intérêt

Dôme de Genbaku et parc du Mémorial de la Paix

Le parc est étrangement silencieux pour un centre-ville de 1,2 million d'habitants — un silence que les visiteurs adoptent sans qu'on le leur demande.

Le Dôme de Genbaku est l'ancien palais de la Chambre de commerce, laissé exactement dans l'état où l'explosion du 6 août 1945 l'a mis : à 600 mètres sous l'hypocentre, la charpente métallique de sa coupole a tenu là où tout le reste a disparu. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.

La visite s'organise en trois temps : le musée, dont l'exposition permanente retrace la journée par les objets et les témoignages des survivants ; le cénotaphe, dont l'arche cadre volontairement le dôme dans son ouverture ; puis le dôme lui-même. Le musée coûte 200 JPY et ouvre dès 7 h 30 de mars à novembre.

C'est le seul site de l'itinéraire dont on ne sort pas comme on y est entré : prévoyez du temps après, pas une activité.

Bon plan
Entrez au musée dès 7 h 30, à l'ouverture : l'exposition est éprouvante et la traverser dans le calme change complètement l'expérience, alors que les groupes scolaires arrivent en fin de matinée. La réservation en ligne est obligatoire pour les créneaux matinaux de 7 h 30 à 8 h 30 et ceux de fin de journée.
À 200 JPY l'entrée (100 JPY à partir de 65 ans sur présentation du passeport), la question du prix ne se pose pas — celle du temps si : comptez 1 h 30 à 2 h pour le musée et une heure de plus pour le parc et le dôme.

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Fushimi Inari-taisha
Point d'intérêt

Fushimi Inari-taisha

On entend le gravier avant de voir quoi que ce soit : le bruit des pas qui s'engouffrent sous les portiques, puis la lumière qui devient orange parce qu'elle traverse le bois laqué.

Sanctuaire principal du culte d'Inari, divinité du riz et de la prospérité, il s'étire sur le flanc du mont Inari, 233 mètres, sous environ 10 000 torii offerts par des entreprises japonaises — les inscriptions noires gravées sur les montants sont les noms des donateurs et la date de leur don.

On monte en boucle par des escaliers irréguliers jusqu'au carrefour de Yotsutsuji, qui ouvre un panorama sur Kyoto au bout d'une heure, puis le sentier se vide presque complètement au-delà. L'accès est gratuit et ouvert 24 h sur 24, ce qui est rare pour un site de cette importance.

C'est le seul grand site de Kyoto qu'on peut visiter à l'aube sans horaire d'ouverture — ce qui en fait la première étape logique d'une journée dans le sud de la ville.

Bon plan
Arrivez avant 8 h : le tunnel du Senbon Torii, juste après l'entrée, sature complètement dès 9 h et la photo sans personne devient impossible. Le site étant ouvert en permanence et gratuit, rien n'empêche d'y être à 6 h 30.
Descendez par la ligne JR Nara jusqu'à la gare d'Inari — 5 minutes depuis Kyoto et couverte par les pass JR — plutôt que par la ligne Keihan, qui impose 7 minutes de marche supplémentaires.

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Kinkaku-ji, le Pavillon d'Or
Point d'intérêt

Kinkaku-ji, le Pavillon d'Or

La première vision est frontale et un peu irréelle : le pavillon posé au bord de son étang, doublé par son reflet, comme une image déjà vue mille fois qui se révèle exacte.

Ancien pavillon de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, converti en temple zen à sa mort en 1408, il doit son éclat aux feuilles d'or pur qui recouvrent ses deux étages supérieurs. Le bâtiment actuel est une reconstruction de 1955, l'original ayant été incendié par un moine en 1950 — épisode dont Mishima a tiré un roman. Il fait partie des monuments historiques de l'ancienne Kyoto inscrits à l'UNESCO en 1994.

La visite est un parcours à sens unique de 40 minutes environ, sans entrée possible dans le pavillon : on longe l'étang, on monte au jardin supérieur, on ressort par le salon de thé. C'est court, et c'est voulu.

Contrairement au Ginkaku-ji ou au Ryoan-ji, qui demandent qu'on s'assoie et qu'on regarde longtemps, le Kinkaku-ji se donne entièrement en un seul coup d'œil — d'où l'intérêt de l'enchaîner avec le jardin sec du Ryoan-ji, à 20 minutes de bus.

Bon plan
Venez à l'ouverture, 9 h, ou après 16 h : entre 10 h et 15 h le parcours à sens unique se transforme en file d'attente continue et l'unique point de vue sur l'étang devient une bousculade de perches à selfie.
Le pavillon étant orienté plein sud sur son étang, la lumière du matin l'éclaire de face et donne le reflet le plus net — l'après-midi, on photographie à contre-jour.

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Senso-ji et Nakamise-dori
Point d'intérêt

Senso-ji et Nakamise-dori

L'odeur arrive avant le temple : encens devant le hall principal, beignets de sésame et biscuits senbei grillés le long des 250 mètres d'échoppes qui y mènent.

Fondé en 645, le Senso-ji est le plus ancien temple bouddhiste de Tokyo. La légende veut que deux pêcheurs aient remonté dans leurs filets une statuette de la déesse Kannon, qu'on y vénère toujours. Les bâtiments actuels sont des reconstructions d'après-guerre, l'ensemble ayant été rasé par les bombardements de 1945.

On y entre par la porte Kaminarimon et sa lanterne rouge de 3,9 mètres, on remonte la Nakamise-dori — l'une des plus anciennes rues marchandes du Japon —, on tire son oracle omikuji pour 100 JPY, et on passe sous la fumée du brûloir en s'en couvrant la tête, geste censé porter santé. L'accès est gratuit.

C'est le contrepoint exact de Shibuya : dans une même ville et à 25 minutes de métro, le Tokyo d'avant et celui d'après.

Bon plan
Venez tôt le matin ou en soirée après 19 h, quand les échoppes de Nakamise ferment leurs rideaux peints : le temple reste illuminé et accessible, et la foule disparaît complètement. En pleine journée, la rue marchande est un couloir compact.
L'erreur classique est de repartir aussitôt : la rue Dempo-in, parallèle à Nakamise, et le quartier de Kappabashi, à 10 minutes, offrent le vieux Tokyo artisanal que 90 % des visiteurs manquent en restant sur l'axe principal.

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Kiyomizu-dera
Point d'intérêt

Kiyomizu-dera

La terrasse avance dans le vide et le bois travaille sous les pas : treize mètres au-dessus du versant, sans un seul clou dans toute la charpente.

Fondé en 778, avant même que Kyoto ne devienne capitale, le temple doit son nom — « temple de l'eau pure » — à la cascade Otowa qui coule sous la terrasse. Sa halle principale est classée trésor national et l'ensemble figure parmi les monuments historiques de l'ancienne Kyoto inscrits à l'UNESCO en 1994. La grande restauration de la charpente et du toit, engagée en 2008, s'est achevée en 2020 : les échafaudages qui gâchaient les photos ont disparu.

On monte par la ruelle pentue de Sannenzaka, on sort sur la terrasse et son panorama sur Kyoto, puis on redescend boire à la cascade Otowa, dont les trois jets promettent longévité, réussite scolaire et amour — la coutume veut qu'on choisisse un seul, en boire aux trois passant pour de l'avidité.

C'est le seul grand temple de Kyoto qu'on atteint par une rue piétonne de maisons de bois : l'approche fait partie de la visite, ce qui n'est pas le cas du Kinkaku-ji, cerné par les parkings de bus.

Bon plan
Montez à l'ouverture, 6 h — c'est l'un des rares temples japonais à ouvrir aussi tôt, et Sannenzaka désert au petit matin est un souvenir que la foule de 10 h rend impossible.
Enchaînez à pied vers Gion par Sannenzaka, Ninenzaka et le parc Maruyama, 25 minutes de descente entre maisons de bois : c'est le meilleur trajet piéton de Kyoto, et prendre un taxi entre les deux sites serait une erreur.

34.9949, 135.785 · Voir sur la carte

Todai-ji et son Grand Bouddha
Point d'intérêt

Todai-ji et son Grand Bouddha

On perd l'échelle en franchissant la porte : la halle paraît normale jusqu'à ce qu'on remarque que les silhouettes à son pied sont des adultes.

Le Daibutsuden abrite le Daibutsu, plus grande statue de Bouddha en bronze du monde — 15 mètres, coulée en 752 dans une campagne qui a mobilisé une part considérable du cuivre disponible dans le pays. La halle actuelle, reconstruite en 1709, ne fait que deux tiers de la taille de l'originale, et reste l'une des plus grandes charpentes en bois de la planète. L'ensemble est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998 parmi les monuments historiques de l'ancienne Nara.

La visite se fait en une boucle intérieure d'une quarantaine de minutes : le Bouddha, ses gardiens, la maquette de la halle d'origine, et un pilier percé d'un trou de la taille d'une narine de la statue — les enfants s'y glissent, la coutume promettant l'éveil à qui y passe. L'entrée coûte 800 JPY.

Le temple ne se visite jamais seul : il est planté dans le parc de Nara et ses 1 000 daims en liberté, ce qui en fait la meilleure excursion familiale de tout l'itinéraire.

Bon plan
Faites Nara en excursion à la journée depuis Kyoto — 45 minutes par la ligne JR Nara, couverte par les pass JR — et non depuis Osaka : vous gagnez la matinée entière, et les daims sont plus calmes avant l'arrivée des groupes.
Les biscuits shika senbei se vendent 200 JPY sur place ; l'erreur classique est de les brandir en l'air, ce qui déclenche une poussée de plusieurs animaux à la fois. Tendez-les à plat, main ouverte, et gardez sacs et plans hors de portée : les daims mangent le papier.

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Sanctuaire d'Itsukushima et son torii flottant
Point d'intérêt

Sanctuaire d'Itsukushima et son torii flottant

À marée haute, le portique semble posé sur l'eau sans rien qui le retienne — illusion parfaite, puisqu'il ne l'est pas : ses piliers reposent sur le fond par leur seul poids.

Sanctuaire shinto fondé au VIe siècle et remanié au XIIe par Taira no Kiyomori, il est bâti sur pilotis au-dessus de la mer parce que l'île entière était considérée comme sacrée : on ne pouvait pas y poser un temple sans profaner le sol. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.

Toute la visite tient à un paramètre : la marée. À marée haute le torii flotte et le sanctuaire se reflète dans l'eau ; à marée basse on marche jusqu'au pied du portique et on touche ses piliers couverts de coquillages. Les deux expériences sont bonnes, mais ce sont deux visites différentes.

L'île offre en prime des daims en liberté et le mont Misen accessible par téléphérique — de quoi passer la journée là où beaucoup ne prévoient que deux heures.

Bon plan
Consultez le calendrier des marées avant de choisir votre horaire de ferry : c'est le seul site de l'itinéraire dont la photo dépend entièrement de l'heure d'arrivée. Le pic de marée haute et celui de marée basse sont espacés d'environ six heures — en restant la journée, on voit les deux.
Comptez 100 JPY de taxe visiteur par traversée, prélevée avec le billet de ferry, plus environ 200 JPY de ferry — couvert par les pass JR sur la ligne JR West Miyajima, à ne pas confondre avec la compagnie concurrente au même quai.

34.2958, 132.3197 · Voir sur la carte

Carrefour de Shibuya
Point d'intérêt

Carrefour de Shibuya

Le feu passe au rouge dans les cinq directions à la fois, la rumeur de la ville s'interrompt une seconde, puis l'intersection entière se remplit d'un seul mouvement.

Le Shibuya Scramble est le passage piéton le plus fréquenté du monde : selon les estimations, jusqu'à 3 000 personnes le traversent à chaque cycle de feu aux heures de pointe, soit plus de 2 millions par jour à l'échelle de la gare. Le principe du carrefour en X — tous les feux véhicules au rouge simultanément — a été importé des États-Unis dans les années 1970 et poussé ici à son extrême.

Il n'y a rien à visiter, tout à regarder : on traverse une fois pour la sensation, puis on monte prendre de la hauteur — la passerelle gratuite du centre commercial Magnet, le café du deuxième étage du Tsutaya, ou l'observatoire payant Shibuya Sky. On complète par la statue du chien Hachiko, à la sortie de gare du même nom.

C'est le meilleur endroit de Tokyo pour comprendre physiquement l'échelle de la ville, ce qu'aucun observatoire ne transmet.

Bon plan
Venez entre 18 h et 20 h en semaine : la sortie des bureaux donne les vagues les plus denses, et la nuit tombée allume les écrans géants qui font le décor. Le week-end est plus fréquenté mais plus lent, moins spectaculaire.
Pour la vue en plongée, la passerelle du Magnet by Shibuya109 et le café du Tsutaya coûtent le prix d'une boisson, là où Shibuya Sky demande 2 500 JPY et une réservation — l'écart de sensation ne justifie pas toujours l'écart de prix pour un premier passage.

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Bambouseraie d'Arashiyama (Sagano)
Point d'intérêt

Bambouseraie d'Arashiyama (Sagano)

C'est un lieu qui s'écoute autant qu'il se regarde : le vent dans les cannes produit un craquement sourd et continu que le ministère de l'Environnement a classé parmi les cent paysages sonores à préserver du Japon.

La bambouseraie de Sagano occupe le nord-ouest de Kyoto, sur les pentes d'Arashiyama, quartier de villégiature de l'aristocratie de Heian dès le IXe siècle. Le sentier principal court sur environ 500 mètres entre des cannes de moso pouvant atteindre 20 mètres, maintenues par des clôtures tressées traditionnelles.

La traversée prend 15 à 20 minutes — c'est bref, et il faut le savoir pour ne pas être déçu. On l'inscrit donc dans une demi-journée à Arashiyama : la villa et les jardins du Tenryu-ji, temple UNESCO au départ du sentier, le pont Togetsukyo, et le jardin d'Okochi Sanso. Les pousse-pousse tirés à la main sillonnent l'allée, option touristique mais photogénique.

Contrairement aux temples du centre, tout est en extérieur et gratuit : c'est la sortie de Kyoto qui fonctionne même par temps couvert.

Bon plan
Arrivez avant 8 h 30. C'est le site de Kyoto où la foule fait le plus de dégâts : à 10 h, l'allée de 500 mètres est un flux continu où l'on avance au pas et où toute photo contient trente personnes. Le premier train du matin depuis Kyoto met 25 minutes.
Enchaînez immédiatement sur le Tenryu-ji (500 JPY), dont le jardin d'étang du XIVe siècle vaut à lui seul le déplacement et que la majorité des visiteurs traverse sans entrer, pressée de photographier les bambous.

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Quartier de Gion
Point d'intérêt

Quartier de Gion

Le pavé sonne différemment ici : les ruelles sont trop étroites pour les voitures, et on entend les geta de bois avant de voir qui les porte.

Gion s'est développé au XVIIe siècle autour du sanctuaire Yasaka pour accueillir les pèlerins, avant de devenir le principal hanamachi — quartier des geishas — de Kyoto. Les façades de bois à claire-voie sont des machiya, maisons de marchands étroites en façade et profondes de plusieurs dizaines de mètres. Les rues Hanamikoji et Shirakawa en conservent les plus beaux alignements.

On s'y promène le soir, à l'heure où les lanternes s'allument, en remontant le canal de Shirakawa bordé de cerisiers puis en coupant vers la pagode Yasaka. Croiser une geiko ou une apprentie maiko se rendant à un rendez-vous relève du hasard, entre 17 h 30 et 19 h.

C'est le seul quartier de l'itinéraire qui ne se visite pas mais se traverse — d'où l'intérêt de le placer en fin de journée, après Kiyomizu-dera, plutôt que d'en faire une étape à part.

Bon plan
Venez vers 17 h 30-19 h, quand les lanternes s'allument et que les restaurants ouvrent, plutôt qu'en pleine journée où les ruelles sont désertes et sans atmosphère.
Un point de civilité qui compte : la photographie est interdite dans les ruelles privées de Hanamikoji depuis 2019, sous peine d'une amende de 10 000 JPY, après des années de harcèlement des geishas par les touristes. Ne poursuivez jamais une geiko pour un cliché — les rues publiques et le canal de Shirakawa restent libres.

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Monter les torii du Fushimi Inari au petit matin
Activité

Monter les torii du Fushimi Inari au petit matin

Rendez-vous à la gare d'Inari avant 8 h, puis la montée s'enchaîne sans transition : le tunnel du Senbon Torii d'abord, dense et photogénique, puis des escaliers irréguliers qui grimpent le flanc du mont Inari sur 233 mètres. Le moment fort arrive au carrefour de Yotsutsuji, après une heure d'effort : Kyoto s'ouvre en contrebas et, surtout, la foule disparaît d'un coup — 90 % des visiteurs font demi-tour ici, et le sentier du sommet se marche presque seul.

Aucune difficulté technique mais une vraie montée d'escaliers : évitez les tongs, prenez de l'eau en été. Une échoppe à mi-parcours vend boissons et en-cas. Accessible aux enfants marcheurs jusqu'à Yotsutsuji, la boucle complète étant longue pour eux.

  • 2 à 3 h pour la boucle complète du mont, 1 h jusqu'au belvédère de Yotsutsuji
  • Gratuit / personne — accès en train 150 à 260 JPY (1 à 1,50 €) l'aller
Musée du Mémorial de la Paix et Dôme de Genbaku
Activité

Musée du Mémorial de la Paix et Dôme de Genbaku

L'exposition permanente retrace le 6 août 1945 par les objets et les témoignages des survivants : c'est frontal, sobre, et souvent éprouvant — des vêtements d'enfants, des montres arrêtées à 8 h 15. On enchaîne à pied par le parc jusqu'au cénotaphe, dont l'arche cadre volontairement le Dôme de Genbaku laissé en ruine, puis jusqu'au dôme lui-même. Le moment qui marque n'est pas dans le musée mais juste après, dans le silence du parc.

Convient aux adolescents et aux adultes ; certaines salles sont difficiles pour de jeunes enfants. Réservation en ligne obligatoire pour les créneaux de 7 h 30 à 8 h 30 et de fin de journée. Prévoyez un temps de décompression après, pas un enchaînement d'activités.

  • 1 h 30 à 2 h pour le musée, 1 h de plus pour le parc et le Dôme
  • 200 JPY (1,10 €) / adulte, 100 JPY à partir de 65 ans, gratuit jusqu'au collège
Todai-ji et les daims de Nara à la journée
Activité

Todai-ji et les daims de Nara à la journée

Départ de Kyoto par la ligne JR Nara vers 8 h, puis 20 minutes de marche depuis la gare à travers le parc — les premiers daims arrivent avant le temple. Le Daibutsuden ouvre à 7 h 30 d'avril à octobre : y entrer tôt donne la halle presque vide, et l'échelle du Bouddha de bronze de 15 mètres se ressent d'autant mieux. On complète l'après-midi par le sanctuaire Kasuga-taisha et ses centaines de lanternes de pierre sous les cèdres, à 15 minutes à pied.

C'est la meilleure journée de l'itinéraire avec des enfants : tout se fait à pied, en extérieur, et les shika senbei à 200 JPY occupent les plus jeunes une heure. Tendez les biscuits main ouverte, à plat, et rangez plans et sacs en papier — les daims les mangent.

  • 1 journée depuis Kyoto, dont 45 min de train à l'aller
  • 800 JPY (4,30 €) / adulte pour le Grand Bouddha, biscuits pour les daims 200 JPY
La boucle de Hakone : crémaillère, téléphérique, bateau et onsen
Activité

La boucle de Hakone : crémaillère, téléphérique, bateau et onsen

La boucle s'enchaîne sans jamais revenir sur ses pas, et c'est tout son intérêt : le train de montagne Hakone Tozan et ses rebroussements en zigzag, le funiculaire jusqu'à Sounzan, le téléphérique au-dessus de la vallée volcanique fumante d'Owakudani — où l'on mange les œufs noirs cuits dans les sources sulfureuses —, puis le bateau sur le lac Ashi. Le moment fort dépend de la météo : par temps clair, le Fuji apparaît plein cadre depuis le pont du bateau.

Aucune difficulté physique, correspondances fréquentes et fléchées en anglais, parfait en famille. Le Freepass couvre tout sauf le supplément Romancecar et les bains ; comptez 1 000 à 2 000 JPY pour un onsen public. Réservez le ryokan plusieurs semaines à l'avance — c'est la nuit la plus demandée de l'itinéraire.

  • 1 journée complète, idéalement 2 jours avec une nuit en ryokan
  • Hakone Freepass 2 jours 7 100 JPY (38 €) / adulte depuis Shinjuku, 1 600 JPY enfant 6-11 ans
Traversée vers Miyajima et le torii flottant
Activité

Traversée vers Miyajima et le torii flottant

Le train local met 25 minutes depuis Hiroshima jusqu'à Miyajimaguchi, puis le ferry une dizaine de minutes — et la ligne JR West cadre volontairement le grand torii dans son approche, côté droit du pont supérieur. Sur l'île, tout s'organise autour de la marée : à marée haute le portique flotte et le sanctuaire sur pilotis se reflète, à marée basse on marche jusqu'à ses piliers couverts de coquillages. Le mont Misen se gravit à pied en 1 h 30 ou par téléphérique pour la vue sur la mer intérieure de Seto.

Facile, familial, daims en liberté sur l'île. Vérifiez le calendrier des marées avant de choisir votre horaire : c'est le paramètre qui détermine votre visite. En restant la journée, on voit les deux états à environ six heures d'intervalle.

  • 1 demi-journée à 1 journée depuis Hiroshima, dont 25 min de train et 10 min de ferry
  • 100 JPY de taxe visiteur par traversée + ~200 JPY de ferry, couvert par les pass JR

Comment s'y rendre

Comptez 12 à 14 h de vol depuis Paris vers Tokyo Narita ou Haneda, à partir d'environ 700 à 900 € aller-retour hors haute saison.

Quatre aéroports desservent l'itinéraire : Tokyo Narita (NRT) et Tokyo Haneda (HND) à l'entrée, Osaka Kansai (KIX) et Hiroshima (HIJ) à la sortie. Haneda est nettement mieux placé — 30 minutes du centre contre 60 à 90 depuis Narita — et vaut le léger surcoût quand le calendrier le permet.

Une astuce structure tout l'itinéraire : arriver à Tokyo et repartir d'Osaka Kansai en billet multi-destinations, plutôt qu'un aller-retour sur Tokyo. Vous économisez le retour Hiroshima–Tokyo, soit 19 440 JPY (environ 105 €) et quatre heures de train, pour un surcoût aérien souvent nul. C'est le seul arbitrage du voyage qui fait gagner de l'argent et du temps.

Depuis la fermeture de l'espace aérien russe, les vols contournent par le nord ou par l'Asie centrale, ce qui allonge le trajet d'une à deux heures par rapport aux horaires d'avant 2022.

Se déplacer

Le Shinkansen relie Tokyo à Kyoto en 2 h 13 et Kyoto à Hiroshima en 1 h 34 ; achetez une carte IC Suica dès l'arrivée pour tous les trajets urbains.

Le Shinkansen fait la colonne vertébrale du voyage : Tokyo–Kyoto en 2 h 13 par un Nozomi, Kyoto–Hiroshima en 1 h 34. Les trains partent toutes les dix minutes aux heures ouvrées, ce qui dispense de planifier ses horaires à l'avance hors périodes de pointe.

Pour les trajets urbains, la carte IC réglera tout : métro, bus, consignes de gare et konbini. Bonne nouvelle pour 2026 — la pénurie mondiale de semi-conducteurs, qui avait suspendu la vente des Suica et Pasmo anonymes à partir de 2023, est derrière nous et ces cartes se rachètent librement depuis 2025 aux distributeurs de gare, guichets JR et aéroports. Trois options coexistent : la Suica classique, la Welcome Suica valable 28 jours et sans dépôt de garantie, disponible dans les JR East Travel Service Centers et aux distributeurs de Haneda et Narita, ou la Suica mobile sur iPhone, rechargeable par carte bancaire étrangère — la plus simple, sans carte physique. Vérifiez la disponibilité du modèle qui vous intéresse sur le site de JR East avant le départ, l'offre ayant beaucoup bougé ces trois dernières années.

Deux détails qui coûtent cher si on les ignore. Une révision des tarifs JR est intervenue en 2026 sur les lignes locales, de l'ordre de 4 à 5 %, mais elle a épargné le Tokaido Shinkansen : le Tokyo–Kyoto n'a pas bougé, ce qui préserve le calcul de rentabilité du pass exposé plus bas. Et les espaces à gros bagages du Tokaido sont désormais soumis à réservation, d'où l'intérêt du takuhaibin décrit plus bas.

Que faire

Fushimi Inari avant 8 h, le mémorial d'Hiroshima, le Pavillon d'Or, le torii flottant de Miyajima et les daims de Nara forment le noyau incontournable des 21 jours.

Le découpage qui fonctionne sur trois semaines suit la logique du rail plutôt que celle de la carte : 6 jours à Tokyo pour absorber le décalage horaire et la démesure de la ville, 2 jours à Hakone pour le Fuji et l'onsen, 8 jours à Kyoto comme camp de base du Kansai, 3 jours à Hiroshima et Miyajima, puis 2 jours de marge pour ce que vous aurez décidé sur place — c'est toujours la partie la plus réussie du voyage.

La liste détaillée des sites et des activités, classée par ordre d'importance, se trouve plus bas dans ce guide.

Gastronomie

Comptez 2 500 à 3 500 JPY (13-19 €) par jour en mangeant en konbini, chaîne de gyudon et ramen, et réservez les tables gastronomiques plusieurs semaines à l'avance.

Manger au Japon coûte moins cher qu'à Paris à qualité égale, et c'est vrai jusqu'en bas de gamme. Un konbini — 7-Eleven, FamilyMart, Lawson — sert des onigiri, des sandwichs aux œufs et des nouilles froides parfaitement corrects pour 200 à 600 JPY. Une chaîne de gyudon comme Yoshinoya remplit un bol de bœuf mijoté à 500 JPY. Un ramen de quartier tourne autour de 900 à 1 200 JPY.

Chaque étape a sa spécialité, et les suivre structure le voyage aussi bien qu'un itinéraire : les sushis au marché de Toyosu à Tokyo, le yuba et la cuisine végétarienne de temple shojin ryori à Kyoto, l'okonomiyaki version Hiroshima — empilé et non mélangé, avec des nouilles yakisoba —, et les huîtres grillées de Miyajima en hiver.

Deux usages à connaître. On ne laisse pas de pourboire : le geste met mal à l'aise. Et on ne mange pas en marchant, sauf dans les rues de marché explicitement dédiées comme Nishiki à Kyoto ou Nakamise à Asakusa.

Itinéraires

Le découpage optimal sur 21 jours : 6 jours à Tokyo, 2 à Hakone, 8 à Kyoto avec Nara, Himeji et Osaka à la journée, 3 à Hiroshima et Miyajima, 2 jours de marge.

Le découpage qui fonctionne sur 21 jours tient en cinq chiffres : 6 jours à Tokyo, 2 à Hakone, 8 à Kyoto, 3 à Hiroshima et Miyajima, 2 jours de marge. Un itinéraire de trois semaines ne se remplit pas, il se dose, et le principe qui évite l'épuisement est peu de bases, longtemps : chaque changement d'hôtel coûte une demi-journée en logistique, donc mieux vaut quatre bases et des excursions à la journée que dix nuits dans dix villes.

  • Jours 1 à 6 — Tokyo. Asakusa et le Senso-ji, Shibuya et Shinjuku, Meiji-jingu, le marché de Toyosu, une journée musées. Le décalage horaire se paie les deux premiers jours : prévoyez léger.
  • Jours 7 et 8 — Hakone. La boucle train à crémaillère, téléphérique, bateau du lac Ashi, et une nuit en ryokan avec onsen. Le Fuji se montre environ un jour sur deux en été, davantage en hiver.
  • Jours 9 à 16 — Kyoto. Fushimi Inari, Kinkaku-ji, Kiyomizu-dera, Gion, Arashiyama, plus trois excursions à la journée : Nara (45 min), Himeji (1 h) et Osaka (30 min).
  • Jours 17 à 19 — Hiroshima et Miyajima. Une journée pour le mémorial, une pour l'île, une pour respirer.
  • Jours 20 et 21 — marge. Retour vers Osaka Kansai pour le vol, ou le détour que vous aurez décidé sur place.

Deux extensions tentent souvent les voyageurs, et toutes deux sortent de la route dorée : Shirakawa-go et ses fermes à toit de chaume classées à l'UNESCO, à 4 h 30 de Kyoto via Nagoya et non desservi par le Shinkansen, et le parc aux macaques de Jigokudani dans le Nagano, qui impose un aller-retour dédié de deux jours depuis Tokyo et ne vaut vraiment que sous la neige. Gardez-les pour un second voyage : les glisser dans trois semaines coûte deux nuits et fait perdre le bénéfice des bases longues.

Climat & saisons

Quand partir : Japon ?

Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).

À éviter

  • mai
  • juin
  • juillet
  • août
jan fév mar avr mai juin juil août sept oct nov déc
Notre avis
Météo
T° max 13° 19° 22° 26° 31° 32° 29° 22° 16° 10°
Pluie (mm) 49 62 139 150 221 240 230 214 154 120 90 63
Randonnée & nature Randonnée & nature octobre Randonnée & nature novembre
Visite urbaine Visite urbaine mars Visite urbaine avril Visite urbaine octobre Visite urbaine novembre Visite urbaine décembre

Quand partir

Visez fin mars à mai ou octobre-novembre : les cerisiers ouvrent vers le 19 mars à Tokyo et le 24 mars à Kyoto en 2026, et les érables culminent à Kyoto vers le 5 décembre.

Deux fenêtres dominent le calendrier japonais, et elles ne durent chacune que sept à dix jours par ville. Les prévisions 2026 annoncent la floraison des cerisiers vers le 19 mars à Tokyo, pleine floraison le 26, et vers le 24 mars à Kyoto, pleine floraison le 31 — trois à sept jours plus tôt que la moyenne, un février doux ayant avancé le cycle. L'automne offre la même intensité avec moins de tension sur les prix : les érables descendent du nord à partir de fin septembre et Kyoto atteint son pic autour du 5 décembre 2026, la période sûre sur l'axe Tokyo–Kyoto allant du 18 novembre au début décembre.

Le reste de l'année se lit en creux. Le tsuyu, la saison des pluies, s'installe de début juin à la mi-juillet. L'été qui suit est étouffant : 35 °C avec 80 % d'humidité à Kyoto, ville en cuvette. Les typhons culminent en août et septembre, avec des vents pouvant atteindre 300 km/h selon les bulletins de l'agence météorologique japonaise.

Un piège de calendrier mérite un rappel : du 7 au 16 août 2026, période d'Obon, tous les Nozomi circulent en réservation obligatoire, sans aucune voiture non réservée. Voyager sur cette fenêtre sans siège réservé revient à rester à quai.

Budget

Prévoyez 40 à 60 € par jour et par personne en économique, 130 € en confort et 240 € en gamme haute, hors vol international et hors Shinkansen longue distance.

Sur trois semaines, hors vol et hors trains longue distance, la fourchette utile est de 40 à 60 € par jour en économique, 130 € en confort et 240 € et plus en gamme haute, par personne. Le profil économique se décompose en 3 000–5 500 JPY d'hébergement, 2 500–3 500 JPY de repas, 800–1 200 JPY de transports urbains et une entrée de site à 500–800 JPY, soit 6 800 à 11 000 JPY par jour.

La bonne surprise vient des entrées : elles sont dérisoires face aux standards européens. Fushimi Inari est gratuit, le musée du Mémorial de la Paix d'Hiroshima coûte 200 JPY (1,10 €), le Grand Bouddha du Todai-ji 800 JPY. Le poste qui dérape n'est jamais la culture, c'est le rail.

Deux taxes nouvelles à intégrer en 2026 : la taxe de séjour de Kyoto refondue le 1er mars 2026 (400 JPY par personne et par nuit dans la tranche 6 000–19 999 JPY), et 100 JPY de taxe visiteur par traversée vers Miyajima, prélevée avec le billet de ferry.

Additionnez pour obtenir l'enveloppe totale d'un séjour de 21 jours, vol et trains longue distance compris : environ 2 000 à 2 400 € par personne en profil économique — 21 jours à 50-60 €, soit 1 050 à 1 260 €, plus 700 à 900 € de vol, 240 € de Shinkansen et une trentaine d'euros de taxes de séjour et de traversée — et 3 700 à 3 900 € en profil confort. Ces montants supposent que vous évitez la fenêtre sakura, où l'hébergement grimpe fortement.

Où se loger

Comptez 3 000 à 5 500 JPY (16-30 €) en auberge ou hôtel capsule, 10 000 à 14 000 JPY (54-75 €) en business hotel, et une nuit de ryokan à Hakone comme dépense plaisir.

Le Japon a inventé une catégorie que l'Europe n'a pas : le business hotel. Chambre de 12 m² millimétrée, salle de bain moulée d'un bloc, literie impeccable, à 10 000–14 000 JPY (54–75 €) la nuit chez APA, Dormy Inn ou Toyoko Inn. C'est le meilleur rapport confort-prix du pays et l'ossature logique d'un séjour de trois semaines.

Sur cet itinéraire, le découpage qui marche : 6 nuits à Tokyo (base unique, quartier Shinjuku ou Ueno pour les correspondances), 1 à 2 nuits à Hakone en ryokan avec onsen privatif — la dépense plaisir du voyage, 25 000 à 50 000 JPY avec dîner kaiseki —, 7 nuits à Kyoto d'où Nara, Himeji et Osaka se font à la journée, puis 2 nuits à Hiroshima.

Attention à une nouveauté 2026 : la taxe de séjour de Kyoto a été refondue le 1er mars 2026. Elle va désormais de 200 JPY par personne et par nuit (chambre sous 6 000 JPY) à 10 000 JPY (chambre à 100 000 JPY et plus). Pour une chambre entre 6 000 et 19 999 JPY, elle est passée de 200 à 400 JPY — sept nuits à Kyoto ajoutent donc environ 2 800 JPY (15 €) non affichés sur les comparateurs.

Sécurité

Le Japon est une destination très sûre et n'est pas classé en zone déconseillée par France Diplomatie, mais le pays concentre 20 % des séismes les plus significatifs de la planète.

Le Japon n'est pas classé en zone déconseillée par France Diplomatie, et la sécurité quotidienne y est exceptionnelle : les agressions sont rares, les objets perdus reviennent, et une femme seule circule dans le métro de nuit sans y penser. Les vols visant les touristes existent malgré tout autour des gares, et deux quartiers nocturnes de Tokyo — Roppongi et Kabukicho — présentent des risques documentés de boissons piégées au GHB et d'agressions sexuelles. Ne laissez pas un verre sans surveillance dans ces deux zones.

Le vrai sujet est sismique. Le Japon concentre 20 % des séismes les plus significatifs de la planète. Cela ne doit pas dissuader de partir — le bâti japonais est le mieux préparé au monde — mais impose trois réflexes : installer une application d'alerte à l'arrivée, repérer les sorties de secours de chaque hébergement, et en cas de secousse se protéger sous une table avant d'évacuer sur consigne des autorités.

La saison des typhons court de mai à octobre. Pendant cette fenêtre, renoncez aux activités en montagne, en mer et sur les plages dès qu'un bulletin de l'agence météorologique japonaise l'annonce. Au 28 juillet 2026, France Diplomatie signalait un séisme de magnitude 7,1 dans la préfecture de Kumamoto avec alerte tsunami, plusieurs typhons sur Okinawa et les îles Amami, et une hausse des cas de rougeole — trois alertes ponctuelles, aucune touchant l'axe Tokyo–Kyoto–Hiroshima. Vérifiez la page pays de France Diplomatie à la semaine du départ.

Formalités

Aucun visa n'est requis pour les Français jusqu'à 90 jours de tourisme, et le JESTA n'est PAS en vigueur en 2026 : sa mise en œuvre est visée pour l'exercice 2028.

Les Français entrent au Japon sans visa pour un court séjour touristique n'excédant pas 90 jours, à condition de n'exercer aucune activité rémunérée. Il suffit d'un passeport valide à la date du retour — le Japon n'impose aucune règle de validité supplémentaire de trois ou six mois, contrairement à beaucoup de destinations asiatiques. Le passeport n'a pas besoin d'être biométrique. Chaque enfant mineur doit disposer de son propre passeport individuel.

Une confusion circule beaucoup et mérite d'être tranchée : le JESTA n'existe pas encore. Cette autorisation électronique de voyage a bien été créée par une loi adoptée par le Parlement japonais en mars 2026, mais sa mise en œuvre est visée pour l'exercice fiscal 2028, soit entre avril 2028 et mars 2029. Aucune démarche JESTA n'est requise pour un voyage en 2026 ou 2027, et ni France Diplomatie ni le JNTO ne la mentionnent comme obligatoire.

Ce qui existe déjà, en revanche, c'est Visit Japan Web : un enregistrement en ligne des formulaires d'immigration et de douane, à faire avant le décollage. Il est recommandé et jamais obligatoire, mais il transforme la queue à l'arrivée en passage de QR code. Faites-le.

Côté santé, aucun vaccin n'est obligatoire — la fièvre jaune n'est exigée que pour les voyageurs venant d'une zone endémique. Soyez à jour du calendrier vaccinal français, en particulier la rougeole, une hausse des cas étant signalée au Japon en 2026.

Conseils

Faites suivre vos valises par takuhaibin pour environ 1 650 JPY entre Tokyo et Kyoto, et n'achetez le Japan Rail Pass qu'après avoir fait le calcul trajet par trajet.

Pour environ 1 650 JPY (9 €) entre Tokyo et Kyoto en taille 100 cm, le takuhaibin est le conseil qui change le plus le confort du voyage : Yamato Transport prend votre valise à la réception de l'hôtel et la livre au suivant, généralement le lendemain matin. Vous voyagez avec un sac à dos pour la nuit, et vous ne portez rien dans les escaliers des gares — ce qui est décisif à Hakone, dont les stations en enchaînent des volées entières.

Trois autres réflexes valent leur pesant de yens :

  • Le liquide reste roi hors des villes. Les distributeurs des 7-Eleven et des bureaux de poste acceptent les cartes étrangères, ceux des banques japonaises souvent non.
  • Réservez les tables gastronomiques et les ryokan de Hakone plusieurs semaines à l'avance, et 4 à 6 mois pour la fenêtre sakura, où les prix d'hébergement grimpent fortement.
  • Emportez un petit sac pour vos déchets. Les poubelles publiques sont quasi inexistantes, séquelle des attentats de 1995 — on rapporte ses détritus à l'hôtel.

Enfin, l'onsen suppose un protocole : on se lave assis sur un tabouret avant d'entrer dans le bain, on n'y met jamais sa serviette, et les tatouages restent refusés dans de nombreux établissements traditionnels — demandez à la réception plutôt que de découvrir la règle sur place.

FAQ

Non, aucun visa n'est requis pour les Français jusqu'à 90 jours de tourisme, et le JESTA n'entrera pas en vigueur avant l'exercice fiscal 2028.

Faut-il un visa pour le Japon en 2026 ?

Non. Les Français entrent sans visa pour un court séjour touristique n'excédant pas 90 jours, à condition de n'exercer aucune activité rémunérée. Au-delà de 90 jours, le visa devient obligatoire. Il suffit d'un passeport valide à la date du retour, pas nécessairement biométrique. Chaque enfant mineur doit avoir son propre passeport.

Le JESTA est-il obligatoire pour aller au Japon ?

Non, pas en 2026. Le JESTA a bien été créé par une loi adoptée en mars 2026, mais sa mise en œuvre est visée pour l'exercice fiscal 2028, soit entre avril 2028 et mars 2029, avec un coût annoncé autour de 2 000 à 3 000 JPY. Aucune démarche n'est requise pour un voyage en 2026 ou 2027. Ce qui existe déjà, c'est Visit Japan Web : un enregistrement en ligne recommandé, jamais obligatoire.

Le Japan Rail Pass 21 jours vaut-il le coup pour un Tokyo-Kyoto-Hiroshima ?

Non, pas pour cet itinéraire. Le pass 21 jours ordinaire coûte 100 000 JPY (538 €) jusqu'au 30 septembre 2026, puis 105 000 JPY. Les trois grands sauts de la route dorée totalisent environ 44 600 JPY : Tokyo–Kyoto 14 170 JPY en Nozomi réservé, Kyoto–Hiroshima environ 11 000 JPY, Hiroshima–Tokyo 19 440 JPY. Même en ajoutant Hakone et Nara, on reste sous la moitié du prix du pass. Deux raisons de fond : sur trois semaines, un premier voyage passe plusieurs jours d'affilée dans la même ville sans prendre un seul train longue distance, et le pass n'ouvre pas l'accès aux Nozomi sans supplément payant.

Quel est le meilleur moment pour voir les cerisiers en fleurs ?

Fin mars à début avril sur l'axe Tokyo–Kyoto. Pour 2026, la floraison est annoncée vers le 19 mars à Tokyo avec pleine floraison le 26 mars, et vers le 24 mars à Kyoto avec pleine floraison le 31 mars, soit trois à sept jours plus tôt que la moyenne. La fenêtre utile ne dure que 7 à 10 jours par ville, et les prix d'hébergement grimpent fortement : réservez 4 à 6 mois à l'avance.

Quel budget par jour prévoir au Japon ?

Comptez 40 à 60 € par jour et par personne en économique, 130 € en confort et 240 € et plus en gamme haute, hors vol international et hors Shinkansen longue distance. Sur 21 jours, l'enveloppe totale vol et trains compris atteint environ 2 000 à 2 400 € en économique et 3 700 à 3 900 € en confort. Ajoutez en 2026 la taxe de séjour de Kyoto (400 JPY par personne et par nuit pour une chambre entre 6 000 et 19 999 JPY) et 100 JPY de taxe visiteur par traversée vers Miyajima.

Peut-on encore acheter une carte Suica en 2026 ?

Oui. La pénurie de semi-conducteurs avait suspendu la vente des Suica et Pasmo anonymes à partir de 2023, mais ces cartes se rachètent librement depuis 2025 aux distributeurs de gare, guichets JR et aéroports. Trois options : la Suica classique, la Welcome Suica valable 28 jours et sans dépôt de garantie, ou la Suica mobile sur iPhone, rechargeable par carte bancaire étrangère — la plus simple. L'offre ayant beaucoup évolué depuis 2023, confirmez le modèle visé sur le site de JR East avant de partir.

Faut-il des vaccins pour voyager au Japon ?

Aucun vaccin n'est obligatoire pour entrer au Japon depuis la France ; la fièvre jaune n'est exigée que pour les voyageurs venant d'une zone endémique. Soyez à jour du calendrier vaccinal français : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et surtout rougeole, une hausse des cas étant signalée au Japon en 2026.

Comment voyager avec ses valises entre Tokyo, Hakone et Kyoto ?

Utilisez le takuhaibin. Yamato Transport prend votre valise à la réception de l'hôtel et la livre au suivant, généralement le lendemain matin, pour environ 1 650 JPY en taille 100 cm sur Tokyo–Kyoto. C'est quasi indispensable pour Hakone, dont les gares enchaînent les escaliers, et pour prendre le Shinkansen léger : les espaces à gros bagages y sont désormais soumis à réservation sur le Tokaido.

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