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Travel Advice
Maison islandaise à toit de tourbe au pied d'un plateau basaltique, le long de la Ring Road
Guide de voyage Islande

Islande : road trip sur la Ring Road, l'itinéraire complet en 10 jours

La Route 1 et ses 1 309 km, parcourus en 10 jours dans le sens antihoraire depuis Reykjavík. Kilomètres et temps de conduite étape par étape, budget réel 2026, formalités, sécurité et les pièges de la conduite islandaise.

Par La rédaction Travel Advice 32 min de lecture
  • Pays Islande
  • Capitale Reykjavik
  • Monnaie Icelandic króna (kr)
  • Langue Islandais
  • Fuseau UTC
Sommaire 30

Présentation

La Ring Road, ou Route 1, boucle autour de l'Islande sur 1 309 km entièrement goudronnés, soit 16 à 20 h de conduite pure que 10 jours permettent d'étaler confortablement.

La Route 1 fait le tour complet de l'Islande et dessert presque tout ce que l'on vient y chercher : cascades, glaciers, plages noires, champs géothermaux et villages de pêcheurs. Elle mesure 1 309 km, et un tour en 10 jours comme celui décrit ici en parcourt plutôt 1 820 avec les détours du Cercle d'Or, de Snæfellsnes et de Seyðisfjörður. Elle n'a été bouclée qu'en 1974, avec la construction du pont sur la Skeiðará, au sud-est.

Aujourd'hui la boucle est goudronnée sur toute sa longueur, mais elle conserve 31 ponts à voie unique. Le tracé traverse des paysages qui changent tous les cinquante kilomètres, du plateau de lave nu aux fjords découpés de l'Est.

Dix jours, c'est le format qui laisse respirer l'itinéraire. En comptant 2 à 4 h de conduite quotidienne, il reste du temps pour marcher, se baigner, attendre la lumière. Sous une semaine, le voyage se transforme en enchaînement de trajets.

  • Capitale : Reykjavík
  • Monnaie : couronne islandaise (ISK), 1 EUR = 141,80 ISK au 05/08/2026
  • Langue officielle : islandais, anglais parlé partout
  • Statut : hors Union européenne, mais dans l'EEE depuis 1994 et dans l'espace Schengen
  • Aéroport principal : Keflavík (KEF), à 50 km de Reykjavík
Jökulsárlón
Point d'intérêt

Jökulsárlón

Des blocs de glace bleutée dérivent lentement vers la mer dans un silence que seuls rompent les craquements du glacier. La lumière traverse les icebergs et les rend presque irréels.

C'est le lac le plus profond d'Islande, avec 284 m de fond. Les icebergs se détachent du Breiðamerkurjökull, une langue du Vatnajökull, et la surface de la lagune a quadruplé depuis les années 1970 sous l'effet du recul glaciaire.

On longe la rive à pied, on embarque en zodiac ou en bateau amphibie, et on traverse la route pour Diamond Beach, où les blocs échoués scintillent sur le sable noir. Comptez 2 h pour faire les deux rives correctement.

Aucun autre site islandais ne réunit glacier, lagune et plage en un seul arrêt. C'est le point culminant de la côte sud-est, et le seul endroit où l'on touche le Vatnajökull sans quitter la Route 1.

Bon plan
Le parking coûte 1 110 ISK pour un véhicule de 5 places ou moins, 1 440 ISK de 6 à 9 places, 450 ISK en moto. Si vous avez déjà payé un autre site du parc national le même jour, comme Skaftafell, la réduction de 50 % s'applique : gardez votre justificatif.
L'erreur classique consiste à s'arrêter uniquement à la lagune et à repartir. Diamond Beach se trouve de l'autre côté du pont, à cinq minutes, et c'est souvent la plus belle des deux. Traversez la route au passage aménagé, jamais en diagonale.
Visez tôt le matin ou après 18 h : les bus de Reykjavík saturent le site entre 11 h et 16 h. Réservez la sortie en bateau la veille en été.

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Þingvellir
Point d'intérêt

Þingvellir

On descend un sentier encaissé entre deux murailles de basalte, et l'on marche littéralement dans la faille qui sépare deux continents. L'endroit est plat, venteux, et chargé d'histoire.

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2004, le site couvre 24 000 ha à 49 km à l'est de Reykjavík. L'Alþingi, assemblée à ciel ouvert, s'y réunissait dès 930, ce qui en fait l'un des plus anciens parlements du monde. La faille marque la limite entre plaques nord-américaine et eurasienne.

Le circuit classique part du belvédère, descend l'Almannagjá, passe devant l'église et la Öxarárfoss. Comptez 1 h 30 à 2 h. Silfra, la faille noyée, se plonge en snorkeling dans une eau de fonte filtrée par la lave, d'une transparence rare.

C'est la première étape du Cercle d'Or et la seule qui combine géologie et histoire nationale dans le même périmètre.

Bon plan
Le parking coûte 1 000 ISK et le ticket vaut pour la journée sur les zones P1, P2 et P5 : payez une fois, déplacez-vous librement entre les entrées. Beaucoup de visiteurs repaient par méconnaissance.
Le sentier de l'Almannagjá se prend dans le sens de la descente depuis P1, plus agréable que la montée depuis le bas. En hiver, il verglace : des crampons légers changent complètement la sortie.
Pour Silfra, la combinaison sèche est fournie mais la réservation se fait plusieurs jours à l'avance en été. Décidez avant le départ, pas sur place.

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Geysir et Strokkur
Point d'intérêt

Geysir et Strokkur

Le sol fume, sent le soufre, et une bulle turquoise se gonfle au ras de la vasque avant d'exploser en colonne d'eau. Le bruit surprend toujours, même quand on l'attend.

Le champ géothermal de Haukadalur a donné son nom au mot « geyser », emprunté au verbe islandais signifiant jaillir. Le Grand Geysir est aujourd'hui quasi inactif, mais Strokkur prend le relais et projette son jet jusqu'à 35 m toutes les quelques minutes.

La boucle des vasques se parcourt en 45 minutes. On attend deux ou trois éruptions, on remonte le sentier vers le point de vue supérieur, et on redescend. L'accès et le parking sont gratuits, fait rare sur le Cercle d'Or.

C'est le seul site du pays où une éruption est garantie à intervalle court, sans réservation ni excursion.

Bon plan
Le sol dépasse 80 °C par endroits : restez impérativement derrière les cordes, y compris pour une photo. Chaque année des visiteurs se brûlent en cherchant un meilleur angle.
Placez-vous face au vent avant l'éruption, sinon la colonne retombe en pluie brûlante sur le groupe. C'est l'erreur la plus fréquente sur le site, et elle abîme aussi les appareils photo.
L'accès étant gratuit, arrêtez-vous même par mauvais temps : quinze minutes suffisent à voir Strokkur souffler deux fois.

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Gullfoss
Point d'intérêt

Gullfoss

La rivière disparaît soudain dans une entaille du plateau, et l'on ne comprend la géométrie de la chute qu'en arrivant au bord. Les embruns montent en permanence et fabriquent des arcs-en-ciel dès que le soleil perce.

La « chute d'or » emprunte la Hvítá et tombe de 32 m en deux paliers, 11 m puis 21 m, disposés à angle droit l'un de l'autre. Cette configuration en baïonnette est ce qui la distingue de toutes les autres cascades islandaises.

Deux belvédères se complètent : celui du haut donne la vue d'ensemble, celui du bas amène tout près de la lèvre du premier palier. Une heure suffit pour faire les deux et le sentier qui les relie.

Entrée et parking gratuits, à vingt minutes de Geysir : c'est l'arrêt le plus rentable du Cercle d'Or.

Bon plan
Le sentier bas verglace de novembre à mars et se ferme parfois. Des crampons légers dans le sac rendent l'accès possible quand la majorité des visiteurs reste en haut.
Prévoyez une veste imperméable même par beau temps : les embruns trempent en quelques minutes au belvédère inférieur, et le vent les rabat sans prévenir.
Visez avant 10 h ou après 17 h pour éviter les groupes. La lumière rasante de fin de journée donne aussi les meilleurs arcs-en-ciel.

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Reynisfjara et Vík í Mýrdal
Point d'intérêt

Reynisfjara et Vík í Mýrdal

Le sable est noir, la mer grise, et les aiguilles de Reynisdrangar sortent de l'eau comme des silhouettes. La tradition islandaise y voit des trolls pétrifiés par le lever du jour.

La plage aligne des orgues basaltiques hexagonales au pied de la falaise. Le village voisin de Vík í Mýrdal est le plus méridional du pays et l'un des plus arrosés, avec 2 250 mm de pluie par an.

On marche une demi-heure le long de la falaise, on photographie les colonnes, on remonte. Vík ajoute une église perchée et un point de ravitaillement bienvenu sur la côte sud.

C'est le site le plus spectaculaire de la côte sud, et aussi le plus dangereux : sa réputation tient autant à sa beauté qu'à ses vagues.

Bon plan
Les sneaker waves de Reynisfjara remontent la plage sans signe avant-coureur et plusieurs décès y ont été recensés ces dernières années. Un feu tricolore a été installé à l'entrée : jaune signifie vigilance, orange impose de rester à 25 m minimum de l'eau, rouge ferme la plage et limite la visite au belvédère.
La règle non négociable est de ne jamais tourner le dos à la mer, y compris pour une photo de groupe. C'est exactement dans ce geste que les accidents se produisent.
Consultez la couleur du feu avant de descendre sur le sable, et respectez-la même si d'autres visiteurs ne le font pas.

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Skógafoss
Point d'intérêt

Skógafoss

On approche par une prairie plate, et le rideau d'eau grandit jusqu'à occuper tout le champ de vision. Le vacarme et les embruns arrivent bien avant le pied de la chute.

Skógafoss mesure 60 m de haut sur 25 m de large. Elle tombe de l'ancienne ligne de côte, aujourd'hui reculée de 5 km vers l'intérieur, ce qui explique cette falaise isolée en plein milieu des champs.

Un escalier de 527 marches mène au sommet et à une vue plongeante sur la vallée. De là part aussi le sentier de Fimmvörðuháls, l'une des plus belles randonnées du pays. Comptez 45 min pour la chute seule, 1 h 30 avec la montée.

C'est la cascade la plus frontale d'Islande : on peut s'en approcher jusqu'au bassin, ce que peu de sites permettent.

Bon plan
Le parking est payant, comptez environ 1 000 ISK selon les retours de visiteurs. Prévoyez la carte bancaire, l'automate n'accepte pas toujours autre chose.
Montez les 527 marches en premier, quand vous êtes encore secs. L'erreur classique est d'aller au pied de la chute d'abord, de se tremper, puis de grimper avec des vêtements lourds.
Housse d'appareil photo obligatoire au pied du bassin : les embruns saturent l'objectif en moins d'une minute. Essuyez entre chaque prise.

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Seljalandsfoss
Point d'intérêt

Seljalandsfoss

Un sentier contourne la chute et l'on se retrouve derrière le rideau d'eau, dans une caverne humide où la lumière filtre à travers la cascade. La sensation est unique et l'on ressort trempé.

La chute tombe de 60 m depuis une falaise tapissée de mousse. Le passage derrière le rideau est rare en Islande : c'est ce qui fait la réputation du site auprès des photographes.

À deux cents mètres de là, Gljúfrabúi se cache dans une faille étroite. On y entre en marchant dans le ruisseau, et beaucoup de visiteurs passent devant sans la voir. Comptez 1 h pour les deux.

C'est la première grande cascade de la côte sud en venant de Reykjavík, et la seule qui se visite de l'intérieur.

Bon plan
Veste imperméable et housse d'appareil sont indispensables, pas optionnelles : le passage arrière trempe intégralement en trente secondes. Les chaussures antidérapantes évitent la chute sur les rochers polis.
Le parking coûte environ 1 000 ISK d'après les retours de visiteurs. Le sentier arrière ferme en hiver quand il verglace, vérifiez sur place avant de vous engager.
Ne repartez pas sans Gljúfrabúi : elle est à cinq minutes à pied vers le nord, et presque toujours déserte.

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Mývatn
Point d'intérêt

Mývatn

La lumière rase un lac peu profond hérissé de petits cônes verts, et l'air sent le soufre dès qu'on approche des solfatares. Le secteur ressemble à un laboratoire géologique à ciel ouvert.

Le lac couvre 37 km² au cœur d'une zone volcanique active. Ses pseudo-cratères ne sont pas des volcans : ils sont nés d'explosions de vapeur quand la lave a recouvert des terrains gorgés d'eau.

Trois arrêts structurent la visite : les formations de lave de Dimmuborgir, les marmites de boue de Hverir et la caldeira de Krafla. L'ensemble occupe facilement une journée entière de marche et de route.

C'est la concentration volcanique la plus dense et la plus accessible du nord, sans avoir besoin de quitter le réseau goudronné.

Bon plan
Le nom du lac vient de « mý », le moucheron. De juin à août, les nuées deviennent réellement envahissantes autour de l'eau : une moustiquaire de tête coûte quelques euros et sauve la journée. C'est l'accessoire que les voyageurs regrettent le plus de ne pas avoir emporté.
Choisissez selon votre temps : si vous n'avez qu'une demi-journée, Hverir et Dimmuborgir passent avant Krafla, plus loin et plus dépendante de la météo.
Faites le plein à Reykjahlíð avant d'attaquer la boucle de Krafla, les stations sont rares dans le secteur.

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Dettifoss
Point d'intérêt

Dettifoss

Une masse d'eau grise, chargée de sédiments glaciaires, bascule dans le canyon avec une violence qui fait vibrer le sol sous les pieds. Le nuage d'embruns se voit à des kilomètres.

La chute mesure 44 m de haut sur 100 m de large et déverse 193 m³ par seconde. C'est la deuxième cascade la plus puissante d'Europe, derrière celles du Rhin, et elle ouvre le canyon de Jökulsárgljúfur.

On approche par un sentier caillouteux jusqu'aux belvédères, exposés et glissants. Une heure sur place suffit, en comptant l'aller-retour depuis le parking.

Aucune autre chute islandaise ne donne cette impression de puissance brute : ici, ce n'est pas la hauteur qui impressionne, c'est le débit.

Bon plan
Deux rives, deux routes très différentes. La rive ouest (route 862) est goudronnée et reste praticable bien plus longtemps dans la saison ; la rive est (route 864) est en gravier et exige un véhicule adapté. Choisissez la rive ouest par défaut.
Vérifiez l'état des deux accès sur umferdin.is le matin même : ils ferment indépendamment l'un de l'autre, et faire 30 km pour trouver une barrière est une perte de temps courante.
Les rochers du belvédère sont constamment mouillés par les embruns. Chaussures à bonne accroche, et pas de pas de côté vers le vide pour cadrer une photo.

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Kirkjufell
Point d'intérêt

Kirkjufell

La montagne se dresse seule au bord de l'eau, avec une silhouette si régulière qu'elle semble dessinée. Les Islandais y ont vu une flèche d'église, et le nom lui est resté.

Kirkjufell culmine à 463 m sur la côte nord de la péninsule de Snæfellsnes, près de Grundarfjörður. Les petites chutes de Kirkjufellsfoss, juste en face, complètent le cadrage qui a fait sa célébrité.

C'est la montagne la plus photographiée du pays. On s'arrête 30 à 45 minutes, le temps de traverser le petit pont et de faire le tour des points de vue sur les chutes.

Sur un tour de dix jours, c'est le dernier grand décor avant le retour à Reykjavík, et il clôt le voyage sur une image forte.

Bon plan
Le cliché classique, montagne et cascades dans le même cadre, se prend depuis le parking des chutes et non depuis le bord de la route principale. Beaucoup de visiteurs s'arrêtent trop tôt et repartent déçus.
L'ascension du Kirkjufell est raide et exposée ; elle a déjà causé des accidents mortels et exige un guide. Ne vous y engagez pas seul, même par beau temps.
La lumière de fin de journée éclaire la face nord : arrivez en fin d'après-midi plutôt qu'à midi.

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Seyðisfjörður
Point d'intérêt

Seyðisfjörður

La route bascule d'un col nu vers un fond de fjord vert, et l'on découvre en bas des maisons de bois peintes en bleu, jaune et rouge. La rue arc-en-ciel mène droit à l'église bleue.

Le village est le port d'arrivée du ferry Norröna de Smyril Line, qui relie Hirtshals au Danemark via Tórshavn aux Féroé. C'est la seule liaison automobile entre l'Islande et le continent européen.

On s'y promène une heure ou deux, entre ateliers d'artistes, cafés et maisons de bois du XIXe siècle. Beaucoup de voyageurs y déjeunent avant de remonter vers Egilsstaðir.

C'est le plus photogénique des villages de l'Est, et le seul détour qui vaut vraiment les 27 km supplémentaires sur cette portion.

Bon plan
L'accès se fait par la route 93 depuis Egilsstaðir : 27 km avec un col à 620 m, souvent fermé ou verglacé hors été. Consultez umferdin.is avant de vous engager, la remontée en fin de journée surprend les conducteurs peu habitués.
Le détour prend une bonne demi-journée aller-retour depuis Egilsstaðir. Si votre J5 a déjà été long, mieux vaut le sacrifier que de rouler le col de nuit.
Les jours d'arrivée du ferry, le village et ses restaurants se remplissent d'un coup : visez plutôt le matin.

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Akureyri
Point d'intérêt

Akureyri

Après des heures de plateaux déserts, retrouver des feux tricolores, des terrasses et des vitrines fait un effet étrange. Le fjord s'étire au pied de la ville et reflète les montagnes enneigées.

Avec environ 20 000 habitants, Akureyri est la « capitale du Nord ». Elle occupe le fond de l'Eyjafjörður et dispose d'un port qui ne gèle jamais, ce qui a fait sa prospérité.

On y visite le jardin botanique, l'un des plus septentrionaux du monde, on flâne dans la rue commerçante et on profite de la piscine municipale. Une demi-journée suffit largement.

Son intérêt est autant pratique que touristique : c'est le dernier vrai ravitaillement avant les longues sections désertes de l'Est.

Bon plan
Faites ici vos courses, votre plein et vos éventuelles réparations : Bónus, garages et pharmacies y sont regroupés, ce qui n'est plus le cas pendant des centaines de kilomètres vers l'est. Rappel du piège : Bónus ferme tôt, passez avant 18 h.
Sur le trajet depuis Mývatn, le tunnel Vaðlaheiðargöng coûte 2 216 ISK et se règle sur veggjald.is dans les 24 h avant ou après le passage. Aucune barrière ne vous le rappellera sur place.
Si vous devez arbitrer, la piscine municipale (environ 1 200 ISK) offre plus qu'un musée pour comprendre la vie locale.

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Chasse aux aurores boréales
Activité

Chasse aux aurores boréales

La sortie commence par une lecture des prévisions d'activité géomagnétique et de couverture nuageuse, puis le guide conduit vers une zone dégagée loin des lumières. L'attente peut durer, et l'apparition se joue en quelques minutes : un voile vert d'abord immobile, qui se met soudain à onduler d'un bout à l'autre du ciel.

L'activité convient à tous, y compris aux familles, à condition d'accepter de sortir tard et d'avoir froid. Elle se pratique de septembre à avril uniquement, jamais de fin avril à mi-août à cause du soleil de minuit. En autonomie, elle ne coûte rien : il suffit de s'éloigner de son hébergement et de couper les phares. Prévoyez plusieurs couches, des gants épais et un trépied si vous photographiez.

  • 3 à 4 h en sortie guidée, ou gratuit en autonomie
  • 0 € en autonomie, 60 à 90 € / personne en excursion guidée
Randonnée sur glacier ou grotte de glace
Activité

Randonnée sur glacier ou grotte de glace

Le guide distribue crampons, baudrier et piolet au pied de la langue glaciaire, puis la cordée progresse entre les crevasses et les moulins où l'eau de fonte disparaît. Le moment fort arrive dans les grottes bleues naturelles, accessibles seulement de novembre à mars depuis Jökulsárlón, quand la lumière traverse plusieurs mètres de glace compacte.

La formule découverte se fait au Sólheimajökull au sud ou sur les langues du Vatnajökull depuis Skaftafell ; aucune expérience préalable n'est demandée, mais il faut des chaussures de marche montantes et rigides. Attention : depuis juillet 2026, safetravel.is déconseille de s'aventurer seul sur le Sólheimajökull, où une lagune s'est formée à l'est de la langue avec une crête de glace instable et des chutes de pierres. Le guide n'y est plus une option.

  • 2h30 à 4h selon la formule
  • à partir de 8 490 ISK (~60 €) la marche découverte, 150 à 200 € rando + grotte de glace
Activité

Bain géothermal

On passe par les vestiaires, on se douche intégralement comme l'exige l'usage islandais, et l'on entre dans une eau à 36-40 °C alors que l'air extérieur frôle parfois le zéro. Le moment fort est simple : rester immobile dans le bassin pendant qu'il neige ou que le vent souffle, sans avoir froid une seconde.

L'activité convient à tous, à tout moment de l'année, sans réservation dans les piscines municipales. Le Blue Lagoon démarre à 11 990 ISK en formule Comfort avec une tarification dynamique, le Sky Lagoon autour de 9 490 ISK en pass Pure, et l'Earth Lagoon de Mývatn à partir de 7 900 ISK, ouvert de 10 h à 23 h à 89 km d'Akureyri. La piscine municipale de village, à environ 1 200 ISK, reste le meilleur rapport qualité-prix du pays.

  • 2 à 3 h
  • de 8 € (piscine municipale, ~1 200 ISK) à 85 € (Blue Lagoon Comfort, ~11 990 ISK)
Observation des baleines à Húsavík
Activité

Observation des baleines à Húsavík

Le bateau de chêne traditionnel quitte le port et gagne la baie de Skjálfandi, l'une des zones d'observation les plus fiables d'Europe du Nord. On y croise baleines à bosse, petits rorquals et dauphins à bec blanc ; le moment fort reste le sondage, quand la queue se dresse à la verticale avant la plongée.

La sortie dure environ 3 h et convient aux familles : la gratuité s'applique aux moins de 7 ans, et le tarif enfant de 7 à 15 ans est de 6 490 ISK. La combinaison chaude est fournie à bord, mais prévoyez un bonnet et des gants. La saison court du 1er avril au 30 novembre ; réservez la veille en juillet et août.

  • environ 3 h
  • 12 490 ISK adulte (~88 €), 6 490 ISK enfant 7-15 ans (~46 €)
Excursion en super-jeep dans les hautes terres
Activité

Excursion en super-jeep dans les hautes terres

Le véhicule surélevé quitte le goudron et s'engage sur les pistes vers Landmannalaugar, Þórsmörk ou Askja, selon la formule. Le moment fort est le franchissement des gués : le 4x4 entre dans la rivière, l'eau monte au-dessus des roues, et l'on comprend d'un coup pourquoi ces itinéraires sont interdits aux véhicules de location ordinaires.

La journée dure 8 à 12 h et s'adresse à ceux qui acceptent une longue immersion, souvent secouée. L'intérêt principal est juridique autant que technique : l'opérateur assume le risque des gués, que les assurances de location excluent systématiquement. Prévoyez des vêtements chauds, un pique-nique et un maillot de bain pour les sources chaudes de Landmannalaugar.

  • journée complète, 8 à 12 h
  • 150 à 250 € / personne

Comment s'y rendre

L'immense majorité des voyageurs arrive à l'aéroport international de Keflavík (KEF), situé à 50 km de Reykjavík, seule porte d'entrée aérienne pour les vols long et moyen-courriers.

Keflavík concentre le trafic international. C'est là qu'on récupère son véhicule de location, souvent directement au terminal ou dans une navette à quelques minutes. Reykjavík dispose d'un second aéroport, RKV, mais il ne dessert que les vols domestiques et le Groenland.

Deux autres aérodromes peuvent servir de porte d'entrée ou de sortie sur un itinéraire modulé : Akureyri (AEY) au nord et Egilsstaðir (EGS) à l'est. Ils permettent de couper la boucle en deux si l'on manque de jours, au prix d'un vol intérieur supplémentaire.

Il existe aussi une arrivée par la mer, plus rare et plus lente. Le ferry Norröna de Smyril Line relie Hirtshals, au Danemark, à Seyðisfjörður via Tórshavn aux Féroé. C'est la seule liaison automobile entre l'Islande et le continent : elle permet d'embarquer son propre véhicule, ce qui change complètement l'économie d'un long séjour.

Depuis Keflavík, le trajet jusqu'à Reykjavík prend une petite heure sur la route 41. Beaucoup de voyageurs préfèrent dormir près de l'aéroport la première nuit et attaquer le Cercle d'Or au matin, pour ne pas perdre une demi-journée dans la capitale.

Se déplacer

Une deux-roues motrices suffit sur la Route 1 en été puisque les 1 309 km sont goudronnés ; le 4x4 devient obligatoire légalement sur les pistes F et très utile en hiver.

La voiture est le seul mode de transport réaliste pour boucler l'île. Les bus publics existent mais desservent mal les sites naturels, et les horaires ne collent pas avec un itinéraire de dix jours. Le vent est le premier danger de la conduite islandaise, bien avant la neige : les rafales arrachent les portières, un dommage que les assurances ne couvrent jamais. Ouvrez toujours en tenant fermement la poignée.

Quelques réflexes s'apprennent vite et évitent les mauvaises surprises :

  • Phares allumés jour et nuit, toute l'année, c'est une obligation légale.
  • Vitesses : 50 km/h en agglomération, 80 km/h sur gravier, 90 km/h sur revêtu.
  • Ralentir avant la transition goudron-gravier, pas pendant : c'est là que les pertes de contrôle arrivent.
  • S'arrêter et céder le passage aux ponts à voie unique.
  • Moutons en divagation de mai à septembre, y compris sur la Route 1.
  • Tempêtes de sable au sud, sur le Mýrdalssandur et le Skeiðarársandur, qui décapent la peinture.
  • Hors-piste strictement interdit, sable et mousse compris.

Le tunnel Vaðlaheiðargöng, au nord, mesure 7,4 km et raccourcit le trajet de 16 km. C'est le seul péage du pays. Avant toute incursion dans les hautes terres, l'enregistrement sur safetravel.is est obligatoire.

Que faire

Douze sites structurent le tour : Jökulsárlón, Þingvellir, Geysir, Gullfoss, Reynisfjara, Skógafoss, Seljalandsfoss, Mývatn, Dettifoss, Kirkjufell, Seyðisfjörður et Akureyri.

Le tour de l'Islande se lit comme une succession de contrastes. Le sud-ouest concentre le géothermal et le tectonique avec le Cercle d'Or. La côte sud aligne les cascades et le sable noir. Le sud-est bascule dans le monde glaciaire du Vatnajökull, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO le 5 juillet 2019. Le nord retrouve les volcans actifs autour de Mývatn.

Cinq expériences complètent la visite des sites eux-mêmes : la chasse aux aurores boréales, la marche sur glacier ou en grotte de glace, le bain géothermal, l'observation des baleines à Húsavík et l'excursion en super-jeep dans les hautes terres.

Une question revient toujours : faut-il tout caser ? Non. Sur dix jours, mieux vaut réussir trois expériences que d'en réserver cinq et passer ses journées à courir après des horaires. La météo islandaise annule des sorties en mer et des marches sur glace sans prévenir, et un programme trop dense ne laisse aucune marge de report.

Le détail de chaque site et de chaque activité, avec les tarifs 2026 et les conseils de terrain, figure plus bas dans ce guide.

Gastronomie

Un repas bon marché coûte de l'ordre de 2 000 à 3 500 ISK et un plat de milieu de gamme 4 000 à 7 000 ISK, contre 2 500 à 3 500 ISK de courses quotidiennes chez Bónus.

Manger au restaurant tous les soirs double presque le budget d'un road trip islandais. La solution que pratiquent la plupart des voyageurs consiste à cuisiner le soir dans la guesthouse ou au camping, et à ne s'offrir le restaurant que deux ou trois fois sur le séjour.

Bónus est l'enseigne discount de référence, reconnaissable à son cochon rose. Son piège tient aux horaires : les magasins ferment nettement plus tôt qu'en France, y compris en pleine saison. Faites vos courses avant 18 h, sinon vous vous rabattez sur une station-service à prix triple.

Les ordres de grandeur à retenir pour se repérer :

  • Repas bon marché : environ 2 000 à 3 500 ISK, soit 14 à 25 €.
  • Plat de milieu de gamme : environ 4 000 à 7 000 ISK, soit 28 à 49 €.
  • Courses quotidiennes chez Bónus : environ 2 500 à 3 500 ISK par personne.

Côté spécialités, on retiendra la soupe d'agneau servie partout, le poisson du jour dans les ports, le skyr du petit-déjeuner et le hot-dog islandais, l'en-cas national qui dépanne très bien entre deux étapes.

Itinéraires

Dix jours dans le sens antihoraire depuis Reykjavík représentent environ 1 820 km, détours compris, en étapes de 100 à 350 km, soit 2 à 4 h de conduite quotidienne hors arrêts.

Le sens antihoraire présente un avantage concret : il place le Cercle d'Or et la côte sud au début, quand la motivation est intacte, et garde les longues liaisons de l'Est pour le milieu de parcours. Voici le découpage jour par jour, avec les distances et les temps de conduite réels, arrêts non compris.

  • J1 - Reykjavík et le Cercle d'Or (Þingvellir, Geysir) : environ 120 km, 2 h de conduite. Départ de la capitale, Þingvellir à 49 km à l'est, puis le champ géothermal de Haukadalur. Nuit dans le secteur de Selfoss ou Flúðir.
  • J2 - Gullfoss et descente vers la côte sud : environ 130 km, 2 h. Gullfoss le matin, Kerið en option (700 ISK), puis on rejoint la Route 1 vers l'est. Nuit vers Hvolsvöllur.
  • J3 - Cascades du sud et Vík : environ 110 km, 1 h 45. Seljalandsfoss, Skógafoss et Reynisfjara. C'est la journée la plus courte en kilomètres et la plus dense en arrêts. Nuit à Vík í Mýrdal.
  • J4 - Vík à Jökulsárlón : environ 190 km, 2 h 30. Traversée du Mýrdalssandur et du Skeiðarársandur, arrêt à Skaftafell, arrivée à la lagune glaciaire et à Diamond Beach. Nuit vers Höfn.
  • J5 - Fjords de l'Est jusqu'à Egilsstaðir : environ 260 km, 3 h 30 à 4 h. La plus longue liaison du voyage, sur une route qui épouse chaque fjord. Détour possible vers Seyðisfjörður, 27 km par la route 93 et son col à 620 m. Nuit à Egilsstaðir.
  • J6 - Egilsstaðir à Mývatn par Dettifoss : environ 250 km, 3 h 30. Traversée du plateau de Möðrudalur, puis Dettifoss par la rive ouest (route 862, goudronnée). Nuit au lac Mývatn.
  • J7 - Mývatn et Húsavík : environ 130 km aller-retour, 2 h. Dimmuborgir, Hverir et Krafla occupent facilement une journée entière ; l'alternative est la sortie baleines à Húsavík, à 50 km au nord. Deuxième nuit à Mývatn.
  • J8 - Mývatn à Akureyri : environ 100 km, 1 h 15, avec Goðafoss en route. Akureyri est le dernier vrai ravitaillement avant l'ouest. Nuit sur place.
  • J9 - Akureyri à Snæfellsnes : environ 350 km, 4 h 30. La plus longue journée de route, à couper par le tunnel Vaðlaheiðargöng au départ (2 216 ISK) et une pause à Blönduós. Arrivée sur Kirkjufell en fin d'après-midi. Nuit vers Grundarfjörður ou Stykkishólmur.
  • J10 - Snæfellsnes à Reykjavík : environ 180 km, 2 h 30, via le tunnel du Hvalfjörður, gratuit depuis le 28 septembre 2018. Retour à la capitale ou directement vers Keflavík, à 50 km de plus.

Le déséquilibre entre les journées est volontaire. Deux journées à 260 et 350 km encadrent le cœur du nord et permettent de garder trois journées courtes là où les sites s'enchaînent. L'erreur classique consiste à lisser à 200 km partout : on se retrouve alors à traverser la côte sud en courant et à s'ennuyer dans l'Est.

En hiver, gardez la même trame mais étalez-la sur 12 à 14 jours. Les journées de 4-5 h de lumière en décembre ne permettent pas d'avaler 350 km et de visiter dans la même journée.

Pour prolonger le grand nord au volant, la Norvège des fjords et des Lofoten offre un road trip comparable, avec ses ferries de route et ses aurores boréales de fin septembre à début avril.

Climat & saisons

Quand partir : Islande ?

Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).

À éviter

  • janvier
  • février
  • mars
  • avril
  • mai
  • octobre
  • novembre
  • décembre
jan fév mar avr mai juin juil août sept oct nov déc
Notre avis
Météo
T° max -5° -4° -4° -1° 12° 10° -0° -2° -5°
Pluie (mm) 99 100 102 49 60 74 62 74 99 91 74 72

Quand partir

Les meilleurs mois pour la Ring Road vont de juin à septembre ; septembre-octobre et février-mars offrent le meilleur compromis entre nuits noires pour les aurores et routes praticables.

Deux calendriers s'opposent en Islande, et il faut choisir. Les aurores boréales se voient de septembre à avril, quand les nuits redeviennent sombres. Le soleil de minuit court de fin avril à mi-août, avec un astre qui ne se couche quasiment pas autour du 21 juin. Les deux sont incompatibles : aucune période ne permet d'avoir les deux.

De juin à septembre, les routes secondaires sont ouvertes, les journées longues et les sorties en mer assurées. C'est la fenêtre la plus simple pour un premier tour. Septembre et octobre, puis février et mars, combinent des nuits assez noires pour les aurores et une Route 1 encore roulante.

Novembre à février reste la période la plus difficile : on tombe à 4-5 h de jour utile en décembre, avec des fermetures temporaires fréquentes. La Route 1 reste ouverte toute l'année, mais l'hiver impose 12 à 14 jours plutôt que 10.

Les pistes F des hautes terres n'ont pas de calendrier fixe. Vegagerðin les ouvre après inspection : la F35 (Kjölur) en général dans les deux premières semaines de juin, la F26 (Sprengisandur) plutôt fin juin ou début juillet. Ce sont des ordres de grandeur, à vérifier sur umferdin.is.

Budget

Comptez 110 € par jour et par personne en économique, 210 € en confort et 400 € en haut de gamme, soit environ 1 100, 2 100 ou 4 000 € pour dix jours.

Le poste le plus lourd reste la combinaison véhicule plus logement, devant le carburant. Les tarifs de location, communiqués par les loueurs, doivent être pris comme des ordres de grandeur : de l'ordre de 25 à 45 €/jour pour une 2WD en basse saison et 55 à 135 €/jour en haute saison ; de 75 à 95 €/jour pour un 4x4 en intersaison et 85 à 150 €/jour en été.

Le carburant s'ajoute à cela. Au 07/08/2026, le SP95 s'affiche de 200,10 ISK/L chez Orkan à 230,90 ISK/L chez N1, soit environ 1,41 à 1,63 €/L. Le diesel va de 228,30 à 252,90 ISK/L.

Le vrai piège budgétaire de 2026 ne se voit sur aucun comparateur de vols. Depuis le 1er janvier 2026, le kílómetragjald remplace l'ancienne taxe sur les carburants : 6,95 ISK par kilomètre pour les véhicules de 3,5 t et moins. Les loueurs le refacturent au client. Sur les 1 820 km de cet itinéraire, cela représente environ 12 650 ISK, soit près de 89 € qui n'apparaissent pas dans le devis initial.

Les parkings des sites majeurs sont désormais payants, il faut les intégrer : Þingvellir 1 000 ISK pour la journée, Skaftafell et Jökulsárlón 1 110 ISK, Kerið 700 ISK. Seljalandsfoss et Skógafoss tournent autour de 1 000 ISK selon les retours de visiteurs.

Où se loger

Comptez de l'ordre de 90 à 175 € la nuit en guesthouse, format dominant sur la Ring Road, avec des disponibilités qui se raréfient très vite en juillet et août.

Le logement pèse lourd dans un budget islandais, souvent autant que le véhicule. La guesthouse est la formule reine hors de Reykjavík : chambre simple, salle de bains parfois partagée, cuisine à disposition. Les tarifs annoncés par les plateformes tournent autour de 90 à 175 € la nuit, un ordre de grandeur qui grimpe fortement en haute saison.

La logique d'un tour en dix jours consiste à poser une base pour deux nuits sur les secteurs riches, et à ne faire qu'une nuit sur les segments de liaison. Deux nuits près de Vík ou de Kirkjubæjarklaustur au sud, deux nuits autour de Mývatn au nord : cela évite de défaire ses bagages chaque soir.

Le camping reste l'option la moins chère et la plus souple, avec un réseau de terrains municipaux ouverts principalement de juin à septembre. Le camping sauvage, lui, est interdit hors des emplacements prévus pour les véhicules.

Un point pratique souvent négligé : réservez tôt les nuits du sud-est, entre Skaftafell et Höfn. Le secteur compte peu d'hébergements pour beaucoup de visiteurs, et c'est le premier endroit où l'on se retrouve à rouler une heure de plus le soir faute de place.

Sécurité

Le numéro d'urgence unique est le 112, et l'application « 112 Iceland » transmet automatiquement votre position GPS aux secours, ce qui change tout dans les zones désertes.

L'Islande est un pays très sûr sur le plan de la délinquance. Les risques sont naturels, et ils se gèrent par la préparation. Installez l'application 112 Iceland dès l'arrivée : le bouton d'urgence envoie vos coordonnées, et un second bouton laisse une trace de passage utile aux sauveteurs.

Trois dangers dominent le tour de l'île :

  • Le vent, capable d'arracher une portière ou de déstabiliser un véhicule haut sur les sections exposées.
  • Les vagues scélérates de Reynisfjara, dites sneaker waves, qui remontent la plage sans prévenir. Plusieurs décès y ont été recensés ces dernières années. Un feu tricolore a été installé à l'entrée : jaune signifie vigilance, orange impose de rester à 25 m minimum de l'eau, rouge ferme la plage et limite la visite au belvédère. Ne tournez jamais le dos à la mer.
  • Le volcanisme, avec plus de 100 volcans actifs et des éruptions déclenchées à court préavis.

Une alerte reste active au moment de la rédaction. Depuis juillet 2026, safetravel.is déconseille de s'aventurer seul sur le Sólheimajökull : une lagune s'est formée à l'est de la langue glaciaire, la crête de glace est instable et des chutes de pierres se produisent. L'accompagnement par un guide y est désormais indispensable.

Réflexe quotidien du road-tripper islandais : consulter umferdin.is pour l'état des routes et safetravel.is pour les conditions, chaque matin avant de prendre le volant.

Formalités

Aucun visa n'est requis pour les Français : l'Islande fait partie de l'espace Schengen et de l'EEE depuis 1994, et le séjour est libre jusqu'à trois mois.

L'Islande n'appartient pas à l'Union européenne, mais elle relève de l'Espace économique européen depuis 1994 et de l'espace Schengen. Une carte nationale d'identité ou un passeport valable pendant toute la durée du séjour suffit. Aucune règle de validité résiduelle de trois ou six mois ne s'applique ici.

Une réserve mérite attention. Les cartes d'identité délivrées entre 2004 et 2013 ont été prorogées de cinq ans par la France, mais cette prorogation n'est pas reconnue par tous les pays. Le passeport reste donc l'option la plus sûre, surtout en cas de transit.

Au-delà de trois mois, un enregistrement au Registre national islandais, le Þjóðskrá, devient nécessaire.

Côté santé, aucun vaccin n'est obligatoire. Une alerte rougeole a été publiée le 13 mars 2026 : c'est l'occasion de vérifier que le ROR est à jour avant le départ. La carte européenne d'assurance maladie est valable en Islande, pensez à la commander plusieurs semaines à l'avance.

Point pratique et sous-estimé : l'Islande fonctionne quasiment sans espèces. La carte bancaire passe partout, mais un code PIN à quatre chiffres est indispensable aux pompes automatiques, nombreuses hors des villes. Vérifiez ce point auprès de votre banque avant de partir, sous peine de ne pas pouvoir faire le plein un dimanche soir.

Détails officiels sur le site de France Diplomatie.

Conseils

Le meilleur bon plan du pays reste la piscine municipale de village, à environ 1 200 ISK, soit près de dix fois moins cher que le Blue Lagoon et ses 11 990 ISK minimum.

Les voyageurs qui reviennent d'un tour de la Ring Road citent presque tous la même chose : les bassins municipaux, pas les lagons célèbres. Chaque village en possède un, chauffé à l'eau géothermale, fréquenté par les habitants. C'est là qu'on discute avec des Islandais, pour environ 1 200 ISK.

Quelques habitudes qui font gagner du temps et de l'argent :

  • Faire le plein dès que la jauge descend à la moitié dans l'Est : les stations s'espacent beaucoup.
  • Emporter une gourde. L'eau du robinet est excellente et gratuite, l'eau en bouteille est chère et inutile.
  • Prévoir une veste vraiment imperméable et une housse d'appareil photo, indispensables sous les cascades.
  • Garder des crampons légers dans le coffre de novembre à mars pour les sentiers verglacés.
  • Une moustiquaire de tête pour Mývatn entre juin et août, sinon les moucherons gâchent la journée.
  • Payer le parking de Jökulsárlón le même jour que celui de Skaftafell : la réduction de 50 % s'applique.

Dernier conseil, moins matériel. La météo islandaise change plusieurs fois par jour. Un site raté sous la pluie du matin devient souvent magnifique en fin d'après-midi. Laissez au moins une demi-journée de battement dans le programme pour pouvoir revenir sur vos pas.

FAQ

Non, un 4x4 n'est pas nécessaire sur la Ring Road en été puisque les 1 309 km sont goudronnés ; il devient obligatoire légalement dès qu'on emprunte une piste F.

Faut-il un 4x4 pour faire la Ring Road ?

Non. La Route 1 est goudronnée sur ses 1 309 km, et une deux-roues motrices suffit largement en été. Le 4x4 devient obligatoire au sens légal sur les pistes F des hautes terres. Il apporte un confort réel en hiver, et sur les accès en gravier comme la rive est de Dettifoss (route 864).

Quel budget prévoir pour 10 jours en Islande ?

Comptez environ 1 100 € par personne en version économique, 2 100 € en confort et plus de 4 000 € en haut de gamme, soit 110, 210 ou 400 € par jour. Les postes lourds sont le véhicule, le logement et le carburant. Repère de conversion : 1 EUR = 141,80 ISK au 05/08/2026.

Peut-on faire la Ring Road en hiver ?

Oui, la Route 1 reste ouverte toute l'année, sauf fermetures temporaires. Prévoyez 12 à 14 jours au lieu de 10, un 4x4 avec pneus cloutés, et la consultation d'umferdin.is et safetravel.is chaque matin. En décembre, la lumière tombe à 4-5 h par jour. Les pistes F sont totalement fermées.

Combien de temps faut-il pour faire le tour de l'Islande en voiture ?

La boucle fait 1 309 km, soit 16 à 20 h de conduite pure sans aucun arrêt. Dix jours constituent le format équilibré, avec 2 à 4 h de route par jour et du temps pour visiter. En dessous de sept jours, le voyage devient un enchaînement de trajets sans respiration.

Quand voir les aurores boréales en Islande ?

De septembre à avril, quand les nuits sont assez sombres. C'est impossible de fin avril à mi-août à cause du soleil de minuit, qui ne laisse pas d'obscurité suffisante. Septembre-octobre et février-mars offrent le meilleur compromis entre nuits noires et routes praticables.

Quel est le prix de l'essence en Islande en 2026 ?

Au 07/08/2026, le SP95 va de 200,10 à 230,90 ISK/L selon l'enseigne, soit environ 1,41 à 1,63 €/L. À cela s'ajoute le kílómetragjald, entré en vigueur le 1er janvier 2026 : 6,95 ISK par kilomètre, soit près de 89 € sur les 1 820 km de cet itinéraire, refacturés par le loueur.

Y a-t-il des péages en Islande ?

Un seul : le tunnel Vaðlaheiðargöng, à 2 216 ISK le passage, à régler sur veggjald.is dans les 24 h avant ou après. Le tunnel du Hvalfjörður est gratuit depuis 2018. En revanche les parkings des grands sites sont payants : Þingvellir 1 000 ISK, Skaftafell et Jökulsárlón 1 110 ISK, Kerið 700 ISK.

Quand ouvrent les pistes F des hautes terres ?

Il n'existe pas de calendrier fixe : Vegagerðin ouvre chaque piste après inspection. En général, la F35 (Kjölur) ouvre début juin et la F26 (Sprengisandur) fin juin ou début juillet. Ce sont des ordres de grandeur ; vérifiez l'état réel sur umferdin.is avant de partir.

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