Sommaire 30
Présentation
Tenerife est la plus grande des îles Canaries et abrite le Teide, volcan de 3 715 m qui reste le point culminant de l'Espagne et de tout l'Atlantique. L'île tient sur 80 km deux climats opposés : un nord humide et vert, un sud aride et ensoleillé.
Tenerife, c'est une île à deux visages posée au large du Maroc, à quatre heures et demie de vol de la France. Au centre, le Teide culmine à 3 715 m et crève la couche de nuages. Autour, la végétation change tous les vingt kilomètres de route.
Le nord reçoit les alizés humides. Il porte des forêts de lauriers, des villages coloniaux, des bananeraies et de vraies plages de sable noir. Le sud, lui, reste à l'abri du relief : ciel dégagé presque toute l'année, grandes stations balnéaires, eau à 20 °C en hiver.
Cette île n'est donc pas un simple séjour plage. On y randonne dans une forêt relique du Tertiaire le matin et on marche sur de la pouzzolane à 3 500 m l'après-midi.
- Statut : île espagnole, communauté autonome des Canaries
- Aéroports : Tenerife Sur (TFS) et Tenerife Norte (TFN), séparés de 60 km
- Monnaie : euro, avec une TVA locale (IGIC) à 7 %
- Langue : espagnol (français peu parlé hors stations)
- Décalage horaire : -1 h par rapport à Paris
Parc national du Teide et Pico del Teide
On franchit un dernier virage et le décor change d'un coup : plus d'arbres, plus de bruit, juste des coulées ocre et noires qui montent vers un cône parfait.
Le Pico del Teide culmine à 3 715 m. C'est le point culminant de l'Espagne et de tout l'Atlantique, dressé au centre d'une caldeira de 17 km de diamètre. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2007.
La visite se fait en boucle depuis la route TF-21. On marche l'anneau des Roques de García, monolithes érodés qui dominent la plaine, en 1 h 30 à 2 h. On s'arrête au Llano de Ucanca, immense plaine claire spectaculaire en fin de journée. Compter une journée pour l'ensemble.
Aucun autre volcan d'Europe ne se visite ainsi : la route traverse le cratère lui-même, ce qui rend les paysages accessibles même sans marcher longtemps.
L'erreur classique est de croire que le permis est encore gratuit et de tenter sa chance sur place. Réservez votre créneau plusieurs semaines à l'avance, prenez le premier de la matinée, et gardez le justificatif : il est contrôlé à l'entrée du sentier.
Parc rural d'Anaga
Les troncs sont couverts de mousse, la brume circule entre les branches, et on entend l'eau goutter des feuilles : à une heure des plages du sud, on marche dans une forêt primaire.
Anaga est réserve de biosphère UNESCO depuis 2015. Le massif compte 7 à 9 millions d'années, ce qui en fait la partie la plus ancienne de l'île. Sa laurisilva est une relique du Tertiaire, quand ces forêts couvraient le bassin méditerranéen, et abrite plus de 100 espèces endémiques.
On y vient marcher le Sendero de los Sentidos, trois boucles courtes et balisées au départ de Cruz del Carmen, monter au mirador de Pico del Inglés, puis descendre vers le hameau troglodyte de Chinamada, dont les maisons sont creusées dans la roche. Une demi-journée minimum, une journée entière avec les plages.
C'est le contrepoint exact du Teide : là où le volcan est minéral et sec, Anaga est humide, dense et verte. Il y fait jusqu'à 10 °C de moins qu'à Los Cristianos.
Pour choisir : le Sendero de los Sentidos convient aux familles et aux poussettes robustes, la descente vers Chinamada demande de vraies chaussures et deux bonnes heures. Les routes d'Anaga sont étroites et sinueuses, alors comptez le double du temps affiché par le GPS.
Teleférico del Teide et La Rambleta
Huit minutes de cabine, et l'air devient sec, froid, chargé d'une légère odeur de soufre : on est déjà au-dessus des nuages.
Le téléphérique relie la station basse, à 2 356 m, à La Rambleta, à 3 555 m. Une précision qui évite bien des déceptions : ce n'est pas le sommet. Il reste environ 160 m de dénivelé jusqu'au cratère, accessibles seulement à pied et sur permis.
De la plate-forme d'arrivée, deux sentiers courts et gratuits mènent aux miradors de Pico Viejo, face à la gueule béante du second cratère, et de La Fortaleza, tourné vers le nord de l'île. Comptez 30 à 45 minutes de marche facile pour l'un ou l'autre.
C'est le seul moyen d'atteindre cette altitude sans cinq heures de montée, ce qui en fait l'option évidente pour les familles et les visiteurs pressés.
Le téléphérique ferme sans préavis par grand vent, y compris en plein été, et les remboursements se règlent au guichet. Prenez donc le créneau le plus matinal possible, quand le vent est encore faible, et prévoyez un plan B au sol le même jour.
San Cristóbal de La Laguna
Ici, les rues sont droites, les façades pastel, les patios ouverts, et le bruit des terrasses étudiantes remplace celui des valises à roulettes.
Ancienne capitale de l'île, La Laguna est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Sa raison d'être : c'est la première ville coloniale non fortifiée construite sur un plan en damier, un modèle urbain ensuite exporté dans toute l'Amérique latine.
La visite se fait à pied, dans un centre piétonnier. On remonte la calle San Agustín et la calle Obispo Rey Redondo, on pousse la porte des maisons à patio, on s'arrête à la cathédrale et à l'église de la Concepción. Deux à trois heures suffisent, café compris.
C'est la ville la plus vivante de l'île, celle où l'on mange local et pas touristique, à seulement 40 minutes de tramway de Santa Cruz.
Erreur fréquente : traiter La Laguna comme un arrêt d'une heure. Combinez-la avec l'entrée du parc d'Anaga, à vingt minutes de route, pour une journée nord complète.
Garachico et les piscines naturelles d'El Caletón
L'eau turquoise dort dans des vasques de roche noire hérissée, et les vagues de l'Atlantique explosent en écume juste derrière le rebord.
Ces bassins ne sont pas naturels par hasard. Le 5 mai 1706, le volcan Trevejo, aussi appelé Montaña Negra, entre en éruption au-dessus du village. Les coulées avancent pendant 40 à 58 jours et ensevelissent le port le plus prospère de l'île, mais on ne compte aucune victime. Les vasques d'El Caletón sont cette lave refroidie par l'océan.
On s'y baigne entre des parois de basalte, on visite le petit fort de San Miguel qui a survécu, puis on flâne dans les ruelles reconstruites et sur la place ombragée. Une demi-journée, maillot compris.
Ailleurs on regarde la lave, ici on nage dedans, et le village raconte l'événement avec des dates plutôt qu'avec des panneaux vagues.
Les vasques sont coupantes et glissantes : des chaussons de bain règlent le problème pour une dizaine d'euros. Si la mer casse fort, ne forcez pas et remontez vers le village, dont les places valent à elles seules le détour.
Observation des cétacés dans la franja Teno-Rasca
Le moteur se coupe, le silence tombe, et à vingt mètres du bord un aileron noir et rond fend l'eau sans se presser.
Cette bande marine de 22 km entre les pointes de Teno et de Rasca est devenue en janvier 2021 le premier Whale Heritage Site d'Europe, un label décerné par la World Cetacean Alliance. Elle abrite environ 200 globicéphales tropicaux résidents et des grands dauphins, présents 365 jours par an. Jusqu'à 21 espèces de cétacés y ont été observées.
On embarque à Los Cristianos ou Puerto Colón pour 2 à 5 heures selon la formule, avec en général une baignade au mouillage et une approche des falaises de Los Gigantes au retour.
Peu d'endroits au monde garantissent des cétacés résidents à moins d'une heure de bateau du port : ici, il n'y a pas de saison à attendre.
Partez le matin : l'après-midi, l'alizé monte et la mer se creuse, ce qui gâche l'observation et provoque le mal de mer. Un voilier ou un petit catamaran, moins bruyant, offre de meilleures rencontres qu'un gros bateau à moteur.
La Orotava
On pousse une porte cloutée et l'on tombe sur un patio frais, plein de fougères, entouré de galeries de bois sombre : la ville cache ses plus beaux intérieurs.
La Orotava est la ville aristocratique de Tenerife, bâtie par les familles enrichies par le sucre puis par le vin. La Casa de los Balcones, du XVIIe siècle, en est l'emblème avec ses balcons de bois canariens sculptés et son patio à deux niveaux.
La visite est une montée à pied dans des rues pavées et pentues : maisons à patio, jardins en terrasses, et le mirador Humboldt qui embrasse toute la vallée jusqu'à l'océan. Deux heures, un peu plus si l'on entre dans les demeures.
Contrairement à Puerto de la Cruz, sa voisine balnéaire, La Orotava n'a jamais été remodelée par le tourisme : c'est le centre historique le mieux conservé du versant nord.
Pour choisir votre base au nord : dormez à Puerto de la Cruz pour la mer et les restaurants, mais consacrez une matinée entière à La Orotava, à dix minutes de route. L'enchaîner en fin de journée, quand les maisons historiques ferment, est l'erreur la plus courante.
Puerto de la Cruz et Playa Jardín
Le sable est franchement noir, presque anthracite, et il chauffe vite sous les pieds. Derrière, des palmiers et des cascades descendent jusqu'à la plage.
Puerto de la Cruz fut la première station touristique de l'archipel. Sa plage phare, Playa Jardín, aligne 700 m de vrai sable noir volcanique répartis en trois anses : Castillo, Charcón et Punta Brava. Les jardins et cascades qui la bordent ont été conçus par l'artiste lanzarotais César Manrique dans les années 1990.
On alterne baignade, marche sur le front de mer et, juste à côté, les piscines d'eau salée du Lago Martiánez, autre création de Manrique, idéales les jours de houle. Une demi-journée passe sans effort.
C'est la seule grande plage noire de l'île à la fois surveillée, aménagée et accessible à pied depuis le centre d'une ville.
Venez en matinée, quand le ciel du nord est le plus dégagé et le sable encore tiède. Aux heures chaudes, le sable noir devient brûlant : des sandales sont vraiment utiles.
Masca et son barranco
Le hameau apparaît d'un coup au bout des lacets, accroché à une arête, avec des palmiers plantés dans le vide et des crêtes qui se découpent à contre-jour.
Masca est un village de quelques maisons perché à 750 m dans le massif de Teno, l'une des zones les plus anciennes de l'île. De là part la descente du barranco : environ 5 km, 4 heures, 750 m de dénivelé négatif dans une gorge encaissée jusqu'à l'océan.
On progresse entre des parois de plusieurs centaines de mètres, on franchit des ressauts rocheux, et l'on débouche sur une petite plage de galets où le bateau récupère les marcheurs. Le village seul, avec ses miradors et son mirador de restaurant, se visite en une heure.
C'est la randonnée signature de Tenerife, mais aussi la plus encadrée : mieux vaut la préparer que la découvrir sur place.
Les chaussures de montagne fermées sont contrôlées à l'entrée : en baskets de ville ou en sandales, vous serez refusé sans remboursement. Réservez plusieurs semaines à l'avance, et si les créneaux sont pleins, contentez-vous du village et de la route des miradors, qui offrent déjà les plus belles vues.
Acantilados de Los Gigantes
Vu du bateau, le mur de basalte écrase tout : l'étrave paraît minuscule, et la falaise renvoie le bruit du moteur comme une paroi de cathédrale.
Ces « falaises des Géants » tombent à pic dans l'Atlantique sur près de 600 m de hauteur, sur le flanc ouest du massif de Teno. La roche est du basalte, striée verticalement par l'érosion.
La seule vraie façon de les voir est de prendre la mer : catamaran, semi-rigide ou kayak depuis le port de Los Gigantes ou depuis Los Cristianos. Comptez 2 à 3 heures, souvent avec une baignade au pied de la paroi.
Depuis la terre, on n'en devine qu'une arête. Depuis l'eau, on mesure l'échelle, ce qui explique pourquoi la sortie se combine presque toujours avec l'observation des cétacés.
Plutôt qu'une excursion falaises seule, prenez une sortie combinée cétacés et Los Gigantes : c'est le même bateau, la même zone, et le prix par heure de mer descend nettement. En kayak, réservez la version guidée, les courants près de la paroi ne sont pas anodins.
Playa de las Teresitas
Sable blond, palmiers alignés, eau plate comme un lac : la plage la plus photographiée de l'île ne ressemble en rien au reste de Tenerife.
Et pour une bonne raison : ce n'est pas du sable noir. Environ 270 000 tonnes de sable doré ont été importées du Sahara occidental entre la fin des années 1960 et 1973 pour créer la plage. Une digue d'environ 1 km coupe la houle et retient le sable.
Résultat : une eau calme, peu profonde, des transats, des kiosques et des parkings à quelques minutes de Santa Cruz. On y passe une demi-journée en famille sans jamais surveiller les vagues.
C'est la plage la plus sûre pour les enfants près de la capitale, à condition de savoir ce qu'on vient chercher : du confort, pas de l'authenticité volcanique.
Ne comptez pas sur elle pour voir du sable noir : pour cela, il faut aller à El Bollullo, Benijo ou Playa Jardín. Las Teresitas est le bon choix avec de jeunes enfants ou un mauvais nageur, pas pour l'ambiance sauvage.
Playa de Benijo
Le sable est vraiment noir, la falaise ferme l'horizon, et le fracas des vagues couvre les voix : personne ne vend de mojito ici.
Voici la vraie plage de sable noir de Tenerife, restée sauvage sous les falaises du nord. Benijo se trouve tout au bout de la route d'Anaga, face aux roques déchiquetés qui sortent de l'eau. Sa cousine El Bollullo, elle, se rejoint à pied depuis les bananeraies au-dessus de Puerto de la Cruz, à 33 km d'ici et par une tout autre excursion.
On y descend pour marcher le long de l'eau, photographier les roques au coucher du soleil, et manger du poisson dans les rares restaurants perchés au-dessus. Comptez une demi-journée avec la route, plus si vous enchaînez avec un sentier d'Anaga.
Aucune autre plage de l'île ne combine ce décor de falaises, ce sable et cette absence d'aménagement, ce qui est aussi la source du risque.
Venez en fin d'après-midi pour la lumière sur les roques de Benijo, mais repartez avant la nuit : les descentes sont raides et non éclairées. Prévoyez de l'eau et un en-cas, il n'y a ni douche ni commerce sur le sable.
Ascension du Teide au lever du soleil, du téléphérique au cratère
Premier départ du téléphérique au petit matin, 8 minutes de cabine jusqu'à La Rambleta à 3 555 m, puis le sentier 10 dit Telesforo Bravo, 40 à 60 minutes aller-retour sur pouzzolane jusqu'au bord du cratère à 3 715 m. En haut, l'odeur de soufre sort des fumerolles et le volcan projette son ombre pyramidale sur l'océan et sur les îles voisines.
Effort court mais réel à cette altitude, déconseillé aux problèmes cardiaques et respiratoires : prévoyez polaire, coupe-vent, crème solaire et eau. Deux réservations séparées sont obligatoires, le billet du téléphérique d'un côté, le permis du sentier 10 sur la plateforme Tenerife ON de l'autre, plusieurs semaines à l'avance en haute saison.
- Une demi-journée, dont 40 à 60 min de marche AR au-dessus de La Rambleta
- 42 € le téléphérique AR adulte non-résident + 15 € d'écotaxe sentier 10 (non-résident)
Sortie cétacés en Barco Azul depuis Los Cristianos ou Puerto Colón
Embarquement au port en matinée, cap au large sur la bande marine Teno-Rasca, puis moteur coupé dès qu'un groupe est repéré. Les 200 globicéphales tropicaux résidents et les grands dauphins se laissent souvent approcher à quelques dizaines de mètres. Les formules longues ajoutent une baignade au mouillage et le retour au pied des falaises de Los Gigantes.
Accessible à tous, y compris aux enfants, sur une mer généralement calme le matin. Exigez un bateau portant le label « Barco Azul », gage de respect des distances d'approche, réservez en ligne la veille en haute saison, et prenez casquette, crème solaire et coupe-vent.
- 2 à 5 h selon la formule
- 25 à 60 € / adulte selon durée et type de bateau, boisson souvent incluse
Boucle nord coloniale : La Orotava, Icod de los Vinos et Garachico
Départ matinal de Puerto de la Cruz, montée à La Orotava pour ses patios et ses balcons de bois du XVIIe siècle, puis route vers Icod de los Vinos et son Drago Milenario, dragonnier emblématique de l'archipel. L'après-midi descend sur Garachico, où l'on se baigne dans les vasques d'El Caletón, cette lave de l'éruption du 5 mai 1706 refroidie par l'océan. Le fil rouge de la journée est économique : le sucre, puis le vin de malvoisie, puis la coulée qui a englouti le port.
Journée facile, adaptée aux familles, mais avec beaucoup de marche en côte et des routes sinueuses. Voiture indispensable, maillot et chaussons de bain dans le sac, et déjeuner dans un guachinche en semaine plutôt qu'un restaurant du front de mer.
- Une journée complète
- 25 à 40 € / personne, essence et déjeuner compris, hors location de voiture
Randonnée dans la laurisilva d'Anaga
Départ de Cruz del Carmen, où le Sendero de los Sentidos propose trois boucles courtes et balisées dans la forêt de lauriers, puis choix d'un itinéraire plus long vers le mirador de Pico del Inglés ou la descente sur le hameau troglodyte de Chinamada. Le moment fort arrive quand la brume passe entre les troncs couverts de mousse d'une forêt relique du Tertiaire, vieille de 7 à 9 millions d'années.
Les boucles courtes conviennent aux familles, les descentes vers la côte demandent de l'endurance et de vraies chaussures crantées, le sol restant glissant. Aucun frais d'entrée : venez tôt en voiture ou en bus depuis La Laguna, avec polaire, eau et pique-nique, car les commerces sont rares.
- 2 à 6 h selon le sentier
- Gratuit, hors transport ou navette
Escapade d'une journée à La Gomera en ferry
Embarquement au premier ferry de Los Cristianos, 50 minutes de traversée jusqu'à San Sebastián de La Gomera, puis montée en voiture de location ou en excursion vers le parc national de Garajonay, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le sommet de la journée est la vue sur le Roque de Agando, piton volcanique dressé au-dessus d'une laurisilva encore plus dense que celle d'Anaga.
Idéal pour les voyageurs qui restent une semaine ou plus et veulent une deuxième île sans changer d'hôtel. Réservez le ferry en ligne à l'avance en haute saison, prenez le premier départ et le dernier retour pour avoir le temps de monter dans le parc, et emportez une polaire : il fait frais en altitude.
- Une journée, départ tôt le matin
- 40 à 70 € l'AR piéton selon compagnie et période, hors transport sur place
Comment s'y rendre
Presque tous les vols directs depuis la France atterrissent à Tenerife Sur (TFS), à 20 km des stations du sud. Tenerife Norte (TFN) sert surtout les liaisons inter-îles. Les deux aéroports sont séparés de 60 km : vérifiez lequel figure sur votre billet.
Tenerife Sur / Reina Sofía (TFS) concentre les vols directs depuis Paris, Lyon, Marseille, Nantes et Bruxelles. Il se trouve dans la zone la plus sèche de l'île, à une vingtaine de kilomètres de Los Cristianos et de Costa Adeje. Météo fiable, donc peu de déroutements.
Tenerife Norte / Los Rodeos (TFN) est perché à 630 m d'altitude, tout près de La Laguna. Il accueille surtout Binter et Canaryfly pour les sauts entre îles, ainsi que des vols nationaux. Son défaut est connu : la mer de nuages s'y installe et les avions sont parfois déroutés vers le sud.
Le piège coûte cher en temps. Les deux aéroports sont séparés d'environ 60 km, soit une heure de route par l'autoroute TF-1 puis TF-5. Un vol qui arrive au nord alors que votre hôtel est à Los Cristianos vous impose un transfert complet.
Pour une escapade sur une île voisine, le bateau reste souvent plus simple que l'avion : les ferries partent de Los Cristianos vers La Gomera et La Palma, et de Santa Cruz vers Gran Canaria.
Se déplacer
Les bus TITSA, appelés guaguas, couvrent tout le littoral pour quelques euros avec la carte rechargeable ten+ vendue 2 €. Mais Anaga, Teno, les plages du nord et les miradors à l'aube exigent une voiture, à 20-30 €/jour hors saison.
Le réseau TITSA est efficace et bon marché. La carte rechargeable ten+ coûte 2 € et se rentabilise en deux trajets grâce aux tarifs réduits. Les visiteurs pressés préfèrent la Tarjeta Turística, à 10 € pour 1 jour ou 50 € pour 7 jours, en trajets illimités.
Les lignes utiles sont vite apprises : la 111 relie Santa Cruz à Los Cristianos, la 343 dessert l'aéroport sud et Costa Adeje, la 110 et la 711 filent en express sur l'autoroute. Le tramway Metrotenerife relie Santa Cruz à La Laguna en une quarantaine de minutes, toutes les 5 à 10 minutes.
Attention à un détail que les brochures oublient : les lignes du Teide et du massif de Teno sont exclues de la plupart des abonnements subventionnés. Vous les payez plein tarif, et leurs fréquences sont faibles.
Faut-il louer une voiture ?
Oui, au moins deux ou trois jours. Comptez 20 à 30 €/jour hors saison, 40 à 50 € et plus en haute saison. Les loueurs locaux comme Cicar ou Autoreisen incluent souvent l'assurance et le plein, ce qui évite les mauvaises surprises au comptoir.
Les routes vers Masca et Anaga sont étroites, sinueuses et bordées de ravins. Roulez lentement, et laissez le van du loueur passer en premier dans les virages en épingle.
Que faire
Quatre expériences résument Tenerife : monter au Teide et à ses 3 715 m, marcher dans la laurisilva d'Anaga, observer les globicéphales résidents de la côte ouest, et se baigner dans les piscines de lave d'El Caletón à Garachico.
Tenerife se joue sur quatre terrains complémentaires : le volcan, la forêt, l'océan et les villes coloniales. Cherchez à faire un peu des quatre plutôt que beaucoup d'un seul.
- Le volcan : parc national du Teide, Roques de García, téléphérique jusqu'à La Rambleta à 3 555 m, coucher de soleil au Llano de Ucanca.
- La forêt : parc rural d'Anaga, Sendero de los Sentidos, hameau troglodyte de Chinamada, massif de Teno et village de Masca.
- L'océan : sortie cétacés dans la franja Teno-Rasca, falaises de Los Gigantes vues de la mer, piscines naturelles d'El Caletón, plages noires d'El Bollullo et Benijo.
- Les villes : San Cristóbal de La Laguna classée UNESCO, La Orotava et ses balcons de bois, Garachico, Puerto de la Cruz.
Deux activités demandent une réservation en ligne à l'avance, parfois plusieurs semaines : le sommet du Teide et le barranco de Masca. Ce ne sont plus des randonnées libres. Les détails figurent plus bas, dans les fiches correspondantes et dans la section conseils.
Le reste s'improvise très bien. Une journée type mélange une matinée de marche en altitude, un déjeuner de papas arrugadas dans un village, puis un bain de fin d'après-midi sur la côte.
Gastronomie
La cuisine canarienne tient sur deux piliers : les papas arrugadas, petites pommes de terre cuites en croûte de sel, et les mojos, sauces rouge pimentée ou verte à la coriandre. Un repas économique tourne autour de 12 € par personne.
On mange canarien, pas espagnol continental. Les papas arrugadas accompagnées de mojo rojo piquant ou de mojo verde à la coriandre arrivent sur presque toutes les tables. Le gofio, farine de céréales grillées héritée des Guanches, sert d'épaississant, de dessert ou de bouillie.
Côté plats, goûtez la ropa vieja (pois chiches, viande effilochée), le conejo en salmorejo (lapin mariné à l'ail, plat dominical), le poisson du jour grillé et le queso de cabra local, souvent servi frit avec du miel de palme.
L'île produit son propre vin. Les rouges de l'appellation Tacoronte-Acentejo poussent sur cendres volcaniques, et la malvoisie sucrée fit la réputation des Canaries jusqu'en Angleterre. À la fin du repas, commandez un barraquito : café, lait condensé, liqueur et zeste, servi en couches.
Les guachinches, l'adresse de l'initié
Dans le nord, entre Tacoronte et Icod, les guachinches sont des bodegas familiales qui ouvrent quelques mois par an pour écouler le vin de la maison. Carte de trois plats, nappe en papier, prix bas, ambiance locale. Beaucoup ferment le week-end : allez-y en semaine, à midi.
Itinéraires
Quatre jours suffisent pour le Teide, le sud et une sortie en mer. Sept jours permettent de vivre les deux versants de l'île. Dix jours ajoutent Masca, le massif de Teno et une journée entière à La Gomera en ferry.
4 jours : le volcan et l'océan
Base unique dans le sud, à Los Cristianos ou Costa Adeje. Jour 1, plage et acclimatation. Jour 2, parc national du Teide : Roques de García puis téléphérique, une heure de route depuis la côte. Jour 3, sortie cétacés et falaises de Los Gigantes en catamaran. Jour 4, Santa Cruz et La Laguna en bus, avant le vol.
7 jours : les deux versants
Trois nuits dans le sud, quatre à Puerto de la Cruz. Jours 1-2, sud et Teide. Jour 3, transfert vers le nord par Vilaflor, avec arrêt aux miradors. Jour 4, La Orotava et Playa Jardín, à pied. Jour 5, Garachico et Icod de los Vinos, environ 40 minutes de route. Jours 6-7, La Laguna puis Anaga : Sendero de los Sentidos, Chinamada, plage de Benijo.
10 jours : l'île complète
Le même découpage, allongé. Ajoutez une journée pour le barranco de Masca, réservée à l'avance, avec navette depuis Santiago del Teide et sortie en bateau vers Los Gigantes. Ajoutez une journée de route dans le massif de Teno, jusqu'à Punta de Teno au coucher du soleil. Terminez par une journée à La Gomera : ferry de 50 minutes depuis Los Cristianos, parc national de Garajonay, Roque de Agando.
Comptez toujours large sur les temps de trajet. Les 60 km entre les deux aéroports prennent une heure, mais les 25 km de lacets vers Masca en prennent autant.
Climat & saisons
Quand partir : Tenerife ?
Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).
Mois recommandés
- mai
- juin
- juillet
- octobre
| jan | fév | mar | avr | mai | juin | juil | août | sept | oct | nov | déc | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Notre avis | ||||||||||||
| Météo | ||||||||||||
| T° max | 7° | 8° | 9° | 11° | 13° | 17° | 23° | 23° | 16° | 15° | 11° | 8° |
| Pluie (mm) | 58 | 68 | 44 | 41 | 32 | 20 | 51 | 120 | 119 | 39 | 74 | 55 |
| Randonnée & nature | Randonnée & nature mai | Randonnée & nature juin | Randonnée & nature juillet | Randonnée & nature août | Randonnée & nature septembre | Randonnée & nature octobre | ||||||
| Visite urbaine | Visite urbaine avril | Visite urbaine mai | Visite urbaine juin | Visite urbaine juillet | Visite urbaine août | Visite urbaine septembre | Visite urbaine octobre | Visite urbaine novembre |
Que faire selon la saison (automne)
-
Randonnée & nature
Températures clémentes, conditions stables.
-
Visite urbaine
Confort piéton la majorité de l'année.
Quand partir
Tenerife se visite toute l'année : les côtes oscillent entre 19 et 26 °C. Les meilleurs mois sont avril-mai et septembre-novembre. Évitez février-mars, saison de la calima, cette poussière saharienne qui voile le ciel, et août, plus cher et plus fréquenté.
Il n'y a pas de mauvaise saison, mais il y a de meilleurs mois. Avril-mai et septembre-novembre combinent une eau encore tiède, des sentiers praticables et des tarifs raisonnables. Août concentre l'affluence espagnole et les prix hauts.
Février et mars apportent parfois la calima. Ce vent d'est charge l'air de poussière du Sahara : la visibilité tombe, le Teide disparaît, et les asthmatiques souffrent. L'épisode dure généralement quelques jours.
Comprendre la mer de nuages
Le phénomène clé de l'île s'appelle la mer de nuages. Les alizés poussent l'air humide contre les versants nord, où il se bloque en une couche de stratocumulus entre 500 et 1 500 m d'altitude.
Résultat : trois météos simultanées. Il pleut à Puerto de la Cruz, le soleil brille à Los Cristianos, et le ciel est parfaitement bleu au-dessus de 2 000 m. En vingt minutes de route, on traverse la couche et on la regarde d'en haut. C'est le cœur de l'expérience.
Budget
Comptez environ 70 €/jour en voyage routard, 150 €/jour en milieu de gamme et 260 €/jour en confort, vol non inclus. Le coût de la vie reste environ 22 % inférieur à la France, grâce en partie à l'IGIC canarien à 7 % au lieu de 21 % de TVA.
Tenerife est l'une des destinations européennes au meilleur rapport qualité-prix hors haute saison. Les repères réels :
- 70 €/jour en routard : auberge ou studio simple, bus, courses au supermarché, un repas dehors.
- 150 €/jour en milieu de gamme : hôtel 3*, voiture de location, deux repas au restaurant, une excursion.
- 260 €/jour en confort : hôtel 4*, restaurants soignés, activités guidées.
Dans le détail, un repas économique coûte environ 12 €, un dîner pour deux en milieu de gamme environ 42 €, et une nuit en hôtel 3* environ 65 €. Une bière ou un café restent sous les 2 € dans les bars de quartier.
Le coût de la vie est estimé 22 % inférieur à celui de la France. L'explication est fiscale : les Canaries appliquent l'IGIC à 7 % au lieu des 21 % de TVA espagnole. L'essence, l'alcool et le tabac y sont sensiblement moins chers.
Les postes qui font vraiment grimper la note sont le vol en août, la location de voiture en haute saison, et les excursions en bateau. Les randonnées, les plages et les villages, eux, ne coûtent rien.
Où se loger
Le sud (Costa Adeje, Los Cristianos, Playa de las Américas) garantit le soleil et concentre les excursions. Le nord (Puerto de la Cruz) est plus authentique, plus vert et moins cher. La Laguna offre la vie locale, Vilaflor l'altitude et le ciel étoilé.
Le choix de la base conditionne tout le séjour, parce que l'île change de climat d'un versant à l'autre.
Le sud : soleil garanti
Costa Adeje, Los Cristianos et Playa de las Américas forment le triangle balnéaire. C'est là que dorment les familles, que partent les catamarans et les bus d'excursion, et que le ciel reste bleu même quand il pleut ailleurs. En échange : peu de charme canarien et beaucoup de béton.
Le nord : la vraie île
Puerto de la Cruz est la plus ancienne station de l'archipel, mais elle a gardé une âme locale, des places animées, des bananeraies autour et des prix plus doux. Elle est plus humide et plus nuageuse. C'est le meilleur camp de base pour La Orotava, Garachico et Icod.
La Laguna, Santa Cruz et l'altitude
La Laguna et Santa Cruz conviennent aux voyageurs qui veulent une ville vivante, étudiante, avec tapas et tramway, à quarante minutes des plages de Las Teresitas et de l'entrée d'Anaga. Enfin, dormir à Vilaflor ou dans le parc du Teide donne un accès matinal aux sentiers et l'un des ciels étoilés les plus purs d'Europe.
Sécurité
Tenerife est une destination très sûre : les vrais dangers ne sont pas humains mais naturels, avec l'océan et l'altitude en tête. Les plages du nord ne sont pas surveillées et le mal aigu des montagnes peut apparaître dès 3 000 m. Urgences : 112.
La délinquance reste faible. Le seul risque courant est le vol à la tire dans les zones touristiques du sud et sur les parkings de plage. La règle est simple : ne laissez jamais un sac, un appareil photo ou une valise visibles dans la voiture, même pour dix minutes.
L'océan, premier danger réel
Sur la côte nord, l'Atlantique frappe fort. Les plages d'El Bollullo et de Benijo ne sont pas surveillées et génèrent des courants de retour violents. Playa Jardín hisse fréquemment le drapeau rouge. Respectez les drapeaux à la lettre, ne nagez jamais seul, et renoncez si la houle casse près du bord.
L'altitude et le vent
Passer de 0 à 3 555 m en une matinée n'est pas anodin. Le mal aigu des montagnes peut se déclarer dès 3 000 m : maux de tête, nausées, essoufflement. L'écart de température avec la côte atteint 20 °C, l'indice UV est extrême, et le téléphérique ferme sans préavis par grand vent. Prévoyez polaire, coupe-vent, crème solaire et eau.
Les sentiers d'Anaga et de Masca deviennent glissants après la pluie : chaussures fermées à semelle crantée. En cas de calima, les asthmatiques limitent les efforts. Le volcan est surveillé en continu par l'IGN et l'Involcan, sans risque éruptif imminent. Numéro d'urgence européen : 112.
Formalités
Une carte nationale d'identité en cours de validité suffit pour les ressortissants français : les Canaries font partie de l'Espagne, de l'Union européenne et de l'espace Schengen. Le passeport n'est pas exigé, et les photocopies sont refusées à l'embarquement.
Aucun visa, aucune démarche préalable. Un vol depuis la métropole est un vol intérieur Schengen. La carte nationale d'identité valide suffit, pour les adultes comme pour les enfants, qui doivent avoir leur propre document. Les compagnies refusent systématiquement les photocopies, même certifiées.
Pour la santé, demandez votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM) à votre caisse avant le départ : elle donne accès au système public espagnol aux mêmes conditions que les résidents. Détails sur le site service-public.fr. Aucune vaccination n'est obligatoire. La monnaie est l'euro.
Une nuance douanière à connaître
Les Canaries sont dans l'Union européenne, mais hors du territoire de la TVA de l'UE. Sur le plan douanier, elles sont traitées comme un territoire tiers. Trois conséquences concrètes : l'IGIC local à 7 %, des franchises douanières applicables au retour comme depuis un pays hors UE, et une déclaration en douane exigée pour les colis expédiés.
En pratique, cela ne gêne pas un séjour touristique. Cela compte si vous rapportez de l'alcool, du tabac ou du matériel électronique en quantité.
Conseils
Le conseil qui change tout : réservez les accès au sommet du Teide, via la plateforme Tenerife ON, et au barranco de Masca plusieurs semaines à l'avance. Les créneaux partent vite, et aucune de ces deux marches n'est désormais libre d'accès.
Quelques réflexes évitent les déceptions classiques.
- Réservez tôt : le sentier du sommet du Teide passe par la plateforme Tenerife ON, le barranco de Masca par son site officiel. Comptez plusieurs semaines d'avance en haute saison.
- Montez au Teide le matin : le vent se lève l'après-midi et fait fermer le téléphérique, et les créneaux horaires du sommet sont majoritairement matinaux.
- Ne confondez pas les plages : Las Teresitas est belle mais son sable a été importé. Les vraies plages noires sont El Bollullo, Benijo et Playa Jardín.
- Emportez une polaire, même en août : à 2 000 m et dans les forêts d'Anaga, il fait facilement 10 °C de moins que sur la côte.
- Achetez la carte ten+ à 2 € dès votre arrivée si vous prenez le bus : elle est rentabilisée en deux trajets.
- Allez au guachinche en semaine, à midi : beaucoup ferment le week-end et les places sont rares.
Dernier réflexe, le plus utile : si le ciel est bouché sur votre versant, prenez la route de l'intérieur. La mer de nuages se traverse en 20 minutes de route, et le soleil attend juste au-dessus.
Comment nous avons vérifié ces informations
Les tarifs, permis et règles d'accès de ce guide ont été contrôlés le 11 août 2026 auprès des sources officielles : le Cabildo de Tenerife pour l'écotaxe du parc national, le concessionnaire du téléphérique pour ses tarifs, la plateforme officielle du barranco de Masca pour ses conditions d'accès, l'office de tourisme de Tenerife et l'UNESCO pour les inscriptions au patrimoine mondial.
Ces montants sont volatils : l'écotaxe du Teide n'existait pas avant le 19 janvier 2026 et la randonnée de Masca n'était ni payante ni encadrée avant 2021. Vérifiez toujours le tarif du jour sur le site de l'exploitant avant de réserver — la liste complète de nos sources figure en bas de page.
FAQ
Une carte nationale d'identité valide suffit pour aller à Tenerife : les Canaries sont espagnoles, donc dans l'Union européenne et dans l'espace Schengen. Le passeport n'est pas exigé pour les ressortissants français, et les photocopies sont refusées à l'embarquement.
Faut-il un passeport pour aller à Tenerife ?
Non. Une carte nationale d'identité en cours de validité suffit pour un ressortissant français, y compris pour les enfants, qui doivent posséder leur propre document. Le vol depuis la métropole est un vol intérieur Schengen. Les compagnies refusent les photocopies.
Faut-il réserver pour monter au sommet du Teide, et combien ça coûte ?
Oui. Depuis le 19 janvier 2026, l'accès aux sentiers 10 (Telesforo Bravo) et 7 (Montaña Blanca) est soumis à réservation et à une écotaxe pour les non-résidents : 15 € pour le sentier 10, et 6 € en semaine ou 10 € les week-ends et jours fériés pour le sentier 7. L'accès reste gratuit pour les résidents de Tenerife et pour les moins de 14 ans. La réservation se fait sur la plateforme Tenerife ON.
Le téléphérique du Teide monte-t-il jusqu'au sommet ?
Non. Il s'arrête à La Rambleta, à 3 555 m, soit environ 160 m sous le cratère. Les derniers mètres se font à pied par le sentier 10, avec permis. Le billet du téléphérique n'inclut jamais ce permis, il faut le réserver séparément.
Quelle est la meilleure période pour visiter Tenerife ?
Avril-mai et septembre-novembre offrent le meilleur compromis, avec des côtes entre 19 et 26 °C. Février-mars sont exposés à la calima, cette poussière saharienne qui voile le ciel, et août concentre l'affluence et les prix hauts.
Les plages de Tenerife sont-elles vraiment noires ?
Les vraies plages noires sont surtout au nord : El Bollullo, Benijo, et les 700 m de sable volcanique de Playa Jardín. Playa de las Teresitas, près de Santa Cruz, est dorée parce que son sable a été importé du Sahara occidental à la fin des années 1960.
Faut-il louer une voiture à Tenerife ou les bus suffisent-ils ?
Les bus TITSA suffisent pour le littoral, les villes et Santa Cruz, avec la carte ten+ à 2 €. Une voiture devient indispensable pour Anaga, le massif de Teno, les plages du nord et les miradors à l'aube. Comptez 20 à 30 €/jour hors saison.
Peut-on randonner librement dans le barranco de Masca ?
Non, plus depuis 2021, avec un dispositif renforcé en avril 2025. La descente est à sens unique, sur réservation obligatoire, avec navette imposée depuis Santiago del Teide et sortie en bateau payante vers Los Gigantes. Le billet du sentier coûte environ 41 € pour un adulte non-résident, hors navette et bateau obligatoires : comptez 60 à 70 € au total.
Peut-on voir des cétacés toute l'année à Tenerife ?
Oui. La bande marine Teno-Rasca abrite environ 200 globicéphales tropicaux résidents et des grands dauphins, observables 365 jours par an. Jusqu'à 21 espèces y ont été recensées. Choisissez un bateau portant le label « Barco Azul ».
Le nord de Tenerife est-il trop pluvieux pour un séjour ?
Non, mais il est plus nuageux. Les alizés bloquent une couche de stratocumulus entre 500 et 1 500 m sur le versant nord. Il suffit de 20 minutes de route vers l'intérieur pour traverser cette mer de nuages et retrouver le soleil en altitude.
Laissez un commentaire
Partagez votre avis ou votre retour de voyage. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.