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Que faire à Oran : 10 incontournables de la ville du raï
Guide de voyage Algérie

Que faire à Oran : 10 incontournables de la ville du raï

Fort de Santa Cruz, vieille ville de Sidi El Houari, palais du Bey, musées et corniche : les 10 incontournables d'Oran, avec visa, climat, tramway et sécurité.

Par La rédaction Travel Advice 14 min de lecture
  • Pays Algérie
  • Capitale Algiers
  • Monnaie Algerian dinar (د.ج)
  • Langue Arabe
  • Fuseau UTC+01:00
Sommaire 24

Oran, deuxième ville d'Algérie, se découvre depuis le fort de Santa Cruz qui domine sa baie : en contrebas, la vieille ville de Sidi El Houari, le palais du Bey et la mosquée du Pacha, puis le centre colonial autour de la place du 1er Novembre. Berceau du raï, elle se vit aussi le soir sur la corniche et l'été sur les plages de l'ouest.

Présentation

Oran est la deuxième ville d'Algérie, port méditerranéen du nord-ouest, connue pour son patrimoine espagnol, ottoman et colonial et pour être le berceau du raï.

Oran est la deuxième ville d'Algérie (plus de 600 000 habitants dans la commune, environ 1,3 million dans l'agglomération) et le grand port du nord-ouest. Son histoire se lit dans la pierre : le fort espagnol de Santa Cruz sur le mont Murdjadjo, le palais du Bey et la mosquée du Pacha de l'époque ottomane, les immeubles et le théâtre de la ville coloniale.

La ville est le berceau du raï, musique née à Oran dans les années 1920 et inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2022. On y flâne dans la vieille ville de Sidi El Houari, le long du front de mer et sur la corniche, entre cafés, marchés et plages de l'ouest.

10 lieux à emporter

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Fort de Santa Cruz
Point d'intérêt

Fort de Santa Cruz

Accroché au sommet du mont Murdjadjo, le fort de Santa Cruz domine toute la baie : c'est la silhouette qu'on voit d'Oran à chaque coin de rue.

Les Espagnols l'ont édifié entre 1577 et 1604 pour tenir la ville et son port. Ses murs épais et ses bastions suivent la crête rocheuse ; juste à côté se dresse la chapelle de Santa Cruz, reconnaissable à sa statue de la Vierge.

On y monte pour le panorama : le port, la vieille ville de Sidi El Houari, le front de mer et, par temps clair, la côte jusqu'à Mers El Kébir.

Bon plan
Montez en voiture ou en taxi par la route du Murdjadjo en fin d'après-midi pour la lumière sur la baie, et redescendez avant la nuit, le site est peu éclairé.

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Sidi El Houari, la vieille ville
Point d'intérêt

Sidi El Houari, la vieille ville

Ruelles en pente, façades espagnoles et ottomanes, vue sur le port : Sidi El Houari est le « vieil Oran », là où la ville a commencé.

Le quartier, autrefois appelé Casbah, porte le nom du marabout Sidi El Houari (1350-1439), enterré ici. L'ancienne casbah a été détruite par le séisme d'octobre 1790 ; restent les traces des occupations espagnole, ottomane et française, dont le palais du Bey et la mosquée du Pacha.

On s'y promène à pied, du mausolée du saint aux remparts, en regardant la ville basse se mêler au port.

Bon plan
Visitez-le de jour et accompagné d'un guide local si possible : les monuments sont en travaux et un guide ouvre des portes qu'on ne trouve pas seul.

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Théâtre régional Abdelkader Alloula
Point d'intérêt

Théâtre régional Abdelkader Alloula

Sur la place du 1er Novembre, cœur de la ville, le théâtre régional d'Oran aligne sa façade du début du XXe siècle face à l'arrêt du tramway.

Bâti vers 1905, il porte le nom du dramaturge Abdelkader Alloula, figure du théâtre algérien. Il accueille pièces, concerts et festivals une bonne partie de l'année.

On s'arrête pour la façade et la place, l'une des plus animées d'Oran, et on assiste à une représentation si la programmation le permet.

Bon plan
Consultez l'affiche à l'entrée ou sur les réseaux du théâtre : les places se vendent au guichet et les soirées sont un bon moyen de voir Oran sortir.

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Musée national Ahmed Zabana
Point d'intérêt

Musée national Ahmed Zabana

Le grand musée d'Oran réunit sous un même toit préhistoire, archéologie, beaux-arts et ethnographie de l'Ouest algérien.

Il porte le nom d'Ahmed Zabana, premier condamné exécuté de la guerre d'indépendance, et se trouve au 19, boulevard Zabana, dans la ville nouvelle. Ses salles vont des vestiges préhistoriques de la région aux peintures algériennes et européennes et aux costumes et objets du quotidien.

On y passe une heure ou deux, idéal quand la chaleur rend la marche pénible.

Bon plan
L'entrée coûte environ 200 DA ; les horaires changent selon les jours (fermé le dimanche selon le Petit Futé) : appelez ou vérifiez sur place avant de vous déplacer.

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Ancienne cathédrale du Sacré-Cœur
Point d'intérêt

Ancienne cathédrale du Sacré-Cœur

Avec ses deux tours et sa façade monumentale, l'ancienne cathédrale du Sacré-Cœur est l'un des grands édifices de la ville coloniale, en plein centre d'Oran.

Achevée en 1913 dans un style romano-byzantin, elle a cessé d'être un lieu de culte après l'indépendance et abrite depuis 1984 la bibliothèque régionale.

On vient y voir la façade et, aux heures d'ouverture de la bibliothèque, le volume de la nef reconvertie en salle de lecture.

Bon plan
C'est une bibliothèque publique, pas un monument à visiter : entrez aux heures d'ouverture, discrètement, et demandez à l'accueil avant de photographier l'intérieur.

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Palais du Bey (Château-Neuf)
Point d'intérêt

Palais du Bey (Château-Neuf)

Derrière les murs de l'ancienne forteresse de Rozalcazar, le palais du Bey raconte la dernière capitale ottomane de l'Ouest algérien.

La forteresse, appelée successivement Bordj el-Ahmar, Rozalcazar puis Château-Neuf, remonte à un fort du XIVe siècle repris par les Espagnols. Après le séisme de 1790, elle devient à partir de 1792 la résidence du bey Mohamed el-Kébir. Des travaux de restauration, accélérés en 2025, incluent le « Donjon rouge ».

On en fait le tour par l'extérieur et on profite de la vue sur le port.

Bon plan
Le palais est en restauration : renseignez-vous sur place ou auprès d'un guide sur les parties ouvertes avant de prévoir une visite intérieure.

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Mosquée du Pacha
Point d'intérêt

Mosquée du Pacha

Au pied de la vieille ville, la mosquée du Pacha est l'un des rares grands témoins de l'Oran ottomane encore debout.

Elle a été achevée en 1796 sous le bey Mohamed el-Kébir, quelques années après le départ des Espagnols. Un programme de restauration de la mosquée et du palais du Bey a été annoncé.

On la regarde de l'extérieur en parcourant la vieille ville ; c'est un lieu de culte, pas un musée.

Bon plan
Évitez les heures de prière, surtout le vendredi midi, et gardez une tenue couvrante si vous êtes invité à entrer.

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Musée d'art moderne d'Oran (MAMO)
Point d'intérêt

Musée d'art moderne d'Oran (MAMO)

Derrière une façade haussmannienne de la rue Larbi Ben M'hidi, le MAMO occupe un ancien grand magasin : un lieu rare en Algérie consacré à l'art moderne.

Le bâtiment des Galeries de France (1922), devenu Galeries algériennes après l'indépendance, a été réhabilité à partir de 2014 et le musée a ouvert le 21 mars 2017. Sept niveaux s'organisent autour d'un atrium, avec trois étages d'expositions temporaires et une terrasse.

On y découvre l'art moderne algérien et des expositions d'art contemporain international.

Bon plan
Vérifiez l'exposition en cours avant d'y aller : le musée fonctionne surtout par expositions temporaires. Montez jusqu'à la terrasse du 4e étage.

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Plage de Madagh
Point d'intérêt

Plage de Madagh

À une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest d'Oran, au-delà des Andalouses, Madagh est la plage qu'on choisit pour échapper aux grandes plages urbaines.

Elle se divise en deux criques : Madagh 1, plus aménagée et fréquentée, et Madagh 2, plus sauvage, adossée à des collines boisées. Au large, on aperçoit les îles Habibas.

On y vient pour nager dans une eau claire, pique-niquer à l'ombre des pins et passer la journée loin de la corniche.

Bon plan
Allez-y en semaine et partez tôt en été : la route est étroite et les parkings saturent le week-end. Emportez eau et provisions pour Madagh 2, moins équipée.

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Corniche de Canastel
Point d'intérêt

Corniche de Canastel

À l'est du centre, sur les hauteurs du quartier de Canastel, la corniche est la promenade où les Oranais viennent prendre l'air face à la mer.

Le front de mer surplombe la baie d'Oran, entre espaces verts, cafés et restaurants, et s'anime surtout en fin de journée et les soirs d'été.

On y marche au coucher du soleil, on s'attable pour un thé ou un poisson grillé, et on regarde la ville s'allumer de l'autre côté de la baie.

Bon plan
Venez en fin d'après-midi, prenez un taxi (convenez du prix avant) et gardez la soirée pour dîner sur place.

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Activité

Visite guidée d'Oran : patrimoine et art de vivre

Une journée avec un guide oranais : le fort de Rozalcazar, le palais du Bey, la mosquée du Pacha et la promenade de Sidi El Houari, puis la montée en voiture au fort et à la chapelle de Santa Cruz pour le panorama. Le moment fort : la vue sur toute la baie depuis le Murdjadjo, après la vieille ville.

Visite en français, anglais ou arabe, prise en charge selon l'option et groupes privés possibles. Comptez à partir de 39 € par personne sur GetYourGuide, annulation gratuite jusqu'à 24 h avant.

  • 7 à 8 h
  • à partir de 39 € / personne (tarif GetYourGuide 2026)
Activité

Excursion d'une journée à Tlemcen

Départ de votre hôtel d'Oran vers 8 h, environ 2 h de route, puis Tlemcen avec un guide : les vestiges de Mansourah, le palais du Mechouar et le complexe de Sidi Boumediène, déjeuner dans un restaurant local, et retour par Santa Cruz en fin de journée. Le moment fort : Sidi Boumediène, haut lieu de l'art hispano-mauresque.

Groupe privé, guide francophone, circuit adaptable. Comptez à partir de 60 € par personne sur GetYourGuide, annulation gratuite jusqu'à 24 h avant ; le déjeuner est en supplément.

  • 1 journée
  • à partir de 60 € / personne (tarif GetYourGuide 2026, groupe privé)
Activité

Journée plage sur la corniche ouest

Une journée vers l'ouest, par la corniche : Aïn El Turk et ses plages urbaines, Les Andalouses et sa grande baie, puis Madagh, plus sauvage, avec ses deux criques face aux îles Habibas. Le moment fort : la baignade à Madagh 2, adossée aux collines boisées.

Partez tôt en été et en semaine, les routes et parkings saturent le week-end. Prévoyez un taxi à la journée ou une voiture, de l'eau et un pique-nique pour les criques moins équipées.

  • 1 journée
  • gratuit (taxi ou voiture à prévoir)

Comment s'y rendre

Oran est desservie par l'aéroport Ahmed Ben Bella (IATA ORN), à environ 8,7 km au sud de la ville, relié à Alger et à plusieurs villes d'Europe.

La porte d'entrée principale est l'aéroport Ahmed Ben Bella (anciennement Es-Sénia, code IATA ORN), à environ 8,7 km au sud du centre, relié à Alger et à plusieurs villes d'Europe, dont la France. Depuis l'aéroport, prenez un taxi et convenez du tarif avant le départ.

Depuis Alger, l'avion est l'option que France Diplomatie recommande pour les longues distances : les routes nationales sont bien entretenues mais la conduite y est dangereuse. Le train relie aussi les deux villes, avec une gare en centre-ville.

Se déplacer

Le centre se visite à pied, le tramway (18,7 km, 32 stations) relie Sidi Maarouf au centre et à Es-Sénia, et le taxi sert pour Santa Cruz et la corniche.

Le centre-ville et Sidi El Houari se parcourent à pied, de la place du 1er Novembre au front de mer. Pour traverser la ville, le tramway, ouvert en 2013, compte une ligne de 18,7 km et 32 stations : de la gare routière de Sidi Maarouf à l'est jusqu'à la place du 1er Novembre, puis vers le sud jusqu'à Es-Sénia.

Pour monter à Santa Cruz, rejoindre Canastel ou les plages de l'ouest (Aïn El Turk, Les Andalouses, Madagh), prenez un taxi en convenant du prix avant de partir, ou louez une voiture en gardant en tête l'avertissement de France Diplomatie sur la conduite.

Que faire

Montez au fort de Santa Cruz, parcourez Sidi El Houari, le palais du Bey et la mosquée du Pacha, visitez le musée Zabana et le MAMO, puis finissez sur la corniche.

Commencez par le fort de Santa Cruz et sa chapelle sur le mont Murdjadjo pour comprendre la baie d'un coup d'œil. Redescendez dans la vieille ville de Sidi El Houari, avec le palais du Bey (en restauration) et la mosquée du Pacha, puis gagnez le centre colonial : place du 1er Novembre, théâtre Abdelkader Alloula, ancienne cathédrale devenue bibliothèque.

Côté musées, le musée national Ahmed Zabana couvre la préhistoire, l'archéologie et les beaux-arts, et le MAMO l'art moderne. Le soir, promenez-vous sur la corniche de Canastel ; l'été, filez vers les plages de l'ouest jusqu'à Madagh. Pour une journée hors de la ville, Tlemcen se visite en excursion guidée.

Itinéraires

Jour 1 : Santa Cruz, Sidi El Houari et le centre colonial ; jour 2 : musées le matin, corniche de Canastel ou plages de l'ouest l'après-midi.

Jour 1 : montée au fort de Santa Cruz en début de matinée, puis descente vers Sidi El Houari (palais du Bey, mosquée du Pacha, ruelles de la vieille ville). L'après-midi, place du 1er Novembre, théâtre et ancienne cathédrale, et coucher de soleil sur le front de mer.

Jour 2 : musée Ahmed Zabana et MAMO le matin, aux heures chaudes. L'après-midi, corniche de Canastel ou, en été, plage à Aïn El Turk, aux Andalouses ou à Madagh. Avec un troisième jour, réservez une excursion guidée à Tlemcen.

Climat & saisons

Quand partir : Algérie ?

Moyennes mensuelles sur les 5 dernières années (Open-Meteo).

Mois recommandés

  • janvier
  • février
  • mars
  • avril
  • mai
  • juin
  • juillet
  • août
  • septembre
  • octobre
  • novembre
  • décembre
jan fév mar avr mai juin juil août sept oct nov déc
Notre avis
Météo
T° max 17° 18° 20° 22° 25° 29° 32° 32° 29° 27° 21° 18°
Pluie (mm) 37 31 51 31 31 11 1 2 23 16 30 32
Plage Plage mai Plage juin Plage juillet Plage août Plage septembre Plage octobre
Visite urbaine Visite urbaine janvier Visite urbaine février Visite urbaine mars Visite urbaine avril Visite urbaine mai Visite urbaine juin Visite urbaine septembre Visite urbaine octobre Visite urbaine novembre Visite urbaine décembre

Que faire selon la saison (automne)

  • Plage

    Eau et air chauds, peu de pluie.

  • Visite urbaine

    Confort piéton la majorité de l'année.

Quand partir

Avril-mai et octobre sont les meilleurs mois (22 à 26 °C en journée) ; juillet-août, à 31-32 °C et presque sans pluie, sont la saison des plages.

Oran a un climat méditerranéen sec : environ 400 mm de pluie par an, concentrés en automne et en hiver. Les mois les plus agréables pour marcher dans la ville sont avril-mai (22 °C de maximale en avril) et octobre (26 °C).

Juillet et août sont chauds (31 à 32 °C de maximale, 21-22 °C la nuit) et presque sans pluie : c'est la saison des plages de la corniche ouest, très fréquentées par les familles. En janvier, les maximales tournent autour de 16 °C : idéal pour les musées et la vieille ville, avec un parapluie.

Où se loger

Dormez en centre-ville pour tout faire à pied et en tram, ou sur la corniche ouest (Aïn El Turk, Les Andalouses) pour un séjour plage.

Le centre-ville, autour de la place du 1er Novembre et du front de mer, est la base la plus pratique pour une première visite : théâtre, musées et vieille ville à pied, tramway à la porte.

Pour un séjour balnéaire, la corniche ouest (Aïn El Turk, Les Andalouses) aligne hôtels et résidences près des plages, à rejoindre en taxi ou en voiture depuis le centre. En juillet-août, réservez tôt : c'est la haute saison des vacances algériennes.

Sécurité

France Diplomatie classe Oran, comme Alger, en vigilance normale ; certaines wilayas de l'intérieur et les zones frontalières sont déconseillées.

Selon France Diplomatie (mise à jour du 15/09/2026), Alger et Oran sont en zone de vigilance normale (vert sur la carte) : le dispositif de sécurité y est important et le niveau de sécurité satisfaisant, à condition de respecter les règles élémentaires de vigilance. Des wilayas de l'intérieur comme Aïn Defla, Batna ou Sétif sont déconseillées sauf raison impérative, et les zones frontalières formellement déconseillées.

Sur place, ne photographiez ni bâtiments officiels ni ambassades ; drones, jumelles et GPS ne peuvent entrer en Algérie qu'avec des autorisations très restrictives. Sur la route, méfiez-vous de la conduite des grands taxis, autocars et camions.

Formalités

Un visa, à demander à l'avance au consulat algérien de votre lieu de résidence, est obligatoire pour les Français ; la monnaie est le dinar algérien (DZD), non convertible.

Visa : selon France Diplomatie, « l'entrée sur le territoire algérien est soumise à une obligation de visa », à demander à l'avance au consulat algérien de votre lieu de résidence (18 consulats en France). Le visa à l'arrivée n'existe que pour le tourisme saharien en groupe organisé, pas pour Oran. Le consulat fixe les pièces du dossier ; prévoyez un passeport valable au moins 6 mois, durée couramment demandée.

Monnaie : le dinar algérien (DZD) n'est pas convertible. Seuls les résidents peuvent faire entrer ou sortir des dinars, dans la limite de 10 000 DA. Les devises sont à déclarer à l'entrée à partir de 1 000 €. Gardez la déclaration, demandée à la sortie : elle permet de ressortir les montants déclarés ; les sommes retirées de comptes en Algérie sont plafonnées à 7 500 € par voyage. L'économie fonctionne surtout en espèces.

Conseils

Demandez votre visa tôt, déclarez vos devises à l'entrée, voyagez avec des espèces, négociez le taxi avant de monter et n'emportez pas de drone.

Déposez la demande de visa plusieurs semaines avant le départ et gardez à portée de main la déclaration de devises remplie à l'arrivée (obligatoire à partir de 1 000 €), réclamée à la sortie. Sur place, prévoyez des espèces : la carte bancaire passe rarement.

En taxi, fixez le prix avant de monter. Laissez drone et jumelles à la maison, ils sont soumis à autorisation. Pour Sidi El Houari et le palais du Bey, en travaux, un guide local fait gagner du temps et ouvre des portes.

FAQ

Visa, monnaie, sécurité, accès, tramway et meilleure période : les réponses aux questions les plus courantes sur un voyage à Oran.

Faut-il un visa pour visiter Oran ?

Oui, pour les Français comme pour la plupart des voyageurs. Il se demande à l'avance au consulat algérien de votre lieu de résidence ; il n'existe pas de visa touristique à l'arrivée pour Oran (seul le tourisme saharien en groupe organisé en bénéficie). Comptez un passeport valable au moins 6 mois.

Quelle monnaie utilise-t-on ?

Le dinar algérien (DZD), non convertible : les non-résidents ne peuvent pas en importer. Déclarez vos devises à l'entrée à partir de 1 000 € et prévoyez des espèces, la carte bancaire est peu acceptée.

Oran est-elle sûre ?

France Diplomatie classe Alger et Oran en vigilance normale, le niveau le plus bas. Deux réflexes : ne photographiez pas les bâtiments officiels, et n'emportez ni drone ni jumelles sans autorisation.

Comment se rendre à Oran ?

Par l'aéroport Ahmed Ben Bella (ORN), à environ 8,7 km au sud du centre. Depuis Alger, l'avion est plus sûr que la route ; le train est une autre option.

Comment se déplacer dans Oran ?

À pied dans le centre et la vieille ville, en tramway (une ligne de 18,7 km et 32 stations entre Sidi Maarouf, la place du 1er Novembre et Es-Sénia) et en taxi pour Santa Cruz et la corniche.

Quelles langues parle-t-on ?

L'arabe et le tamazight sont officiels ; l'arabe algérien (derja) est la langue du quotidien et le français reste très répandu.

Pour quoi Oran est-elle célèbre ?

Pour le raï, musique née à Oran dans les années 1920 et inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2022, et pour son fort de Santa Cruz qui domine la baie.

Quelle est la meilleure période pour visiter ?

Avril-mai et octobre : autour de 22 à 26 °C en journée. Juillet-août montent à 31-32 °C, pour la plage ; l'hiver reste doux (16 °C en janvier) mais c'est la saison des pluies.

Sources

Les informations chiffrées de ce guide proviennent des sources suivantes, consultées à la date de publication.

  1. www.diplomatie.gouv.fr — Visa obligatoire à demander au consulat algérien du lieu de résidence (18 consulats en France) ; visa à l'arrivée réservé au tourisme saharien en groupe ; dinars : résidents seulement, 10 000 DA ; devises déclarées dès 1 000 €, sortie limitée à 7 500 € (France Diplomatie, 15/09/2026).
  2. www.diplomatie.gouv.fr — Alger et Oran en vigilance normale ; Aïn Defla, Batna, Sétif déconseillées sauf raison impérative ; frontières formellement déconseillées ; routes dangereuses, avion conseillé ; photos, drones, jumelles, GPS réglementés (France Diplomatie, 15/09/2026).
  3. fr.wikipedia.org — Climat d'Oran (16 °C en janvier, 22 °C en avril, 31-32 °C en juillet-août, 26 °C en octobre, environ 400 mm/an) ; population 609 940 hab. (2008), agglomération ~1,34 million (Wikipédia).
  4. en.wikipedia.org — Tramway d'Oran ouvert en 2013 : une ligne de 18,7 km et 32 stations, de Sidi Maarouf à la place du 1er Novembre puis Es-Sénia (Wikipedia).
  5. en.wikipedia.org — Fort de Santa Cruz édifié par les Espagnols entre 1577 et 1604 sur le mont Murdjadjo (Wikipedia).
  6. fr.wikipedia.org — Ancienne cathédrale du Sacré-Cœur (achevée en 1913), reconvertie en bibliothèque régionale en 1984 (Wikipédia).
  7. fr.wikipedia.org — Théâtre régional d'Oran (Abdelkader Alloula) sur la place du 1er Novembre, bâti vers 1905 (Wikipédia).
  8. fr.wikipedia.org — Mosquée du Pacha achevée en 1796 sous le bey Mohamed el-Kébir (Wikipédia).
  9. fr.wikipedia.org — MAMO : ancien grand magasin Galeries de France (1922), réhabilité à partir de 2014, ouvert le 21 mars 2017, sept niveaux autour d'un atrium, rue Larbi Ben M'hidi (Wikipédia).
  10. fr.wikipedia.org — Sidi El Houari, marabout (1350-1439) enterré dans le quartier ouest de la vieille ville qui porte son nom, anciennement appelé Casbah (Wikipédia).
  11. elwatan.dz — Restauration du palais du Bey accélérée en 2025, intégrant le Bordj el-Ahmar (« Donjon rouge ») (El Watan).
  12. memoblog.paul-souleyre.com — Rozalcazar / Château-Neuf : fort du XIVe siècle repris par les Espagnols, résidence du bey Mohamed el-Kébir à partir de 1792 après le séisme de 1790 qui détruisit la casbah.
  13. fr.wikipedia.org — Musée national Ahmed Zabana, 19 boulevard Zabana, collections de préhistoire, archéologie, beaux-arts et ethnographie ; entrée ~200 DA selon le Petit Futé.
  14. en.wikipedia.org — Aéroport Ahmed Ben Bella (IATA ORN), à ~8,7 km au sud de la ville (Wikipedia).
  15. en.wikipedia.org — Le raï est né à Oran dans les années 1920 ; inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2022 (Wikipedia).
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