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Travel Advice
Silhouette de la statue de la Liberté à contre-jour sous un ciel nuageux, avec un drapeau américain au loin.
Récit

États-Unis 2026 : le vrai coût de l'entrée pour les Français

ESTA à 40 $, visa jusqu'à 435 $, téléphone fouillé à la frontière : ce que coûte réellement l'entrée aux États-Unis pour un voyageur français, chiffres vérifiés en septembre 2026.

Par La rédaction Travel Advice 15 min de lecture

Entrer aux États-Unis coûte 40 $ à un voyageur français, soit environ 34 €, depuis le 30 septembre 2025 : c'est le nouveau prix de l'ESTA. Ceux qui n'y ont plus droit paient un visa à 185 $, et jusqu'à 435 $ (374 €) si le frais d'intégrité de 250 $ voté en 2025 leur est facturé. Ces chiffres ont été vérifiés le 6 septembre 2026 sur les sources officielles américaines et françaises, au taux de référence de la BCE du 4 septembre (1 € = 1,1622 $).

Le prix du ticket d'entrée n'est pourtant que la partie visible. Ce qui a le plus changé depuis 2025, c'est ce que l'agent de la frontière peut exiger de vous : votre téléphone déverrouillé, vos comptes en ligne, votre sexe à la naissance, et une réponse exacte à chaque question. Les récits de touristes européens retenus plusieurs semaines en 2025 ont poussé Berlin et Londres à réécrire leurs conseils aux voyageurs. Paris, pour l'instant, n'a pas suivi sur ce point.

Cet article détaille ce que vous paierez selon votre situation, qui a perdu l'accès à l'ESTA, ce que dit la loi sur la fouille des appareils, et combien de voyageurs sont réellement concernés. Pour les règles européennes (EES, 90 jours, validité du passeport), voir notre dossier sur les refus d'embarquement en 2026.

Combien coûte l'ESTA en 2026 et pourquoi a-t-il presque doublé ?

L'ESTA coûte 40 $ minimum depuis le 30 septembre 2025, contre 21 $ auparavant. La hausse vient de la loi budgétaire H.R.1 signée le 4 juillet 2025, dont le Federal Register du 28 août 2025 détaille l'application : 17 $ pour le fonds de promotion touristique, 10 $ de frais de traitement (contre 4 $ avant), et 13 $ de nouvelle taxe versée au Trésor. Le total affiché à l'écran peut légèrement dépasser 40 $ : selon le service d'aide de CBP, une part de traitement d'une dizaine de dollars est prélevée au dépôt de la demande, et le reste seulement si l'autorisation est accordée. Ce détail n'est pas repris dans le texte officiel, à prendre comme une indication.

Ce que ces 40 $ achètent

Une autorisation valable deux ans, ou jusqu'à l'expiration de votre passeport si elle arrive avant, pour des séjours de 90 jours maximum, en tourisme comme en affaires. La FAQ de CBP précise qu'un changement de nom, de sexe, de nationalité ou de passeport impose une nouvelle demande, payante. Une simple mise à jour de vol ou d'adresse reste gratuite à chaque voyage.

Le ministère des Affaires étrangères recommande de déposer la demande au moins 72 heures avant le départ. CBP va plus loin et conseille de le faire avant même d'acheter les billets, ce qui a du sens : une autorisation refusée signifie un passage obligé par le visa, et donc plusieurs mois de délai.

Un seul site officiel

La demande se fait uniquement sur esta.cbp.dhs.gov. Le Quai d'Orsay le présente comme « le seul site habilité par les autorités américaines ». Des intermédiaires privés, souvent bien placés dans les résultats de recherche, remplissent le formulaire à votre place à un prix qu'ils fixent librement. CBP rappelle qu'ils n'ont aucun lien avec le gouvernement américain. Le formulaire officiel existe en français : l'intermédiaire ne vous fait rien gagner, sinon une facture plus lourde.

Main tenant une carte bancaire devant un ordinateur portable, au moment de régler une démarche en ligne.
La demande d'ESTA se règle par carte sur esta.cbp.dhs.gov : 40 $ depuis le 30 septembre 2025, contre 21 $ avant.

Qui n'a plus droit à l'ESTA ?

Trois profils de Français sont exclus de l'ESTA et doivent demander un visa, même pour une semaine à New York : ceux qui ont séjourné à Cuba depuis le 12 janvier 2021, ceux qui ont mis les pieds dans l'un des huit pays listés depuis le 1er mars 2011, et les binationaux de cinq pays. La règle vient du Visa Waiver Program Improvement Act de 2015, dont CBP publie la FAQ officielle.

Cuba : le cas qui surprend le plus

Cuba a été inscrite sur la liste des États soutenant le terrorisme le 12 janvier 2021. L'administration Biden l'en a retirée le 14 janvier 2025 ; l'administration Trump l'y a réinscrite six jours plus tard, le 20 janvier. Résultat : toute présence à Cuba depuis le 12 janvier 2021 vous ferme l'ESTA. La question figure explicitement dans le formulaire depuis juillet 2023, et mentir à cette question revient à faire une fausse déclaration aux autorités américaines. Un séjour à La Havane en 2019 ne pose en revanche aucun problème.

Les huit pays depuis 2011

Irak, Syrie, Iran, Soudan, Libye, Somalie, Yémen et Corée du Nord. Une seule présence sur place depuis le 1er mars 2011 suffit, quelle qu'en soit la durée. Les seules exceptions concernent les militaires et les fonctionnaires en mission officielle pour un État membre du programme d'exemption.

Les binationaux

Un Français qui possède aussi la nationalité iranienne, irakienne, soudanaise, syrienne ou cubaine ne peut pas obtenir d'ESTA, sans exception, même s'il n'a jamais utilisé son second passeport. Il reste éligible à un visa B1/B2 sur son passeport français. Pour les autres autorisations à obtenir avant le vol dans le monde, notre dossier eTA, e-visas et visas classiques passe en revue une vingtaine de destinations.

Le visa B1/B2 : 185 $, un entretien à Paris et un frais de 250 $ encore flou

Le visa de tourisme B1/B2 coûte 185 $ de frais de dossier, non remboursables même en cas de refus, selon la grille tarifaire du Département d'État. À ce montant peut s'ajouter le Visa Integrity Fee de 250 $ créé par la loi H.R.1 du 4 juillet 2025. Le total théorique atteint donc 435 $, soit 374 €.

Un entretien en personne pour tout le monde

Depuis le 1er octobre 2025, tous les demandeurs de visa non-immigrant passent un entretien au consulat, y compris les enfants de moins de 14 ans et les personnes de plus de 79 ans, qui en étaient dispensés. La seule exception pour un B1/B2 concerne le renouvellement d'un visa expiré depuis moins de douze mois, à condition de déposer la demande dans son pays de résidence et de n'avoir jamais essuyé de refus. Un Français qui demande son premier visa après un séjour à Cuba doit donc se rendre à l'ambassade de Paris.

Le délai compte autant que le prix. Au 17 août 2026, le prochain créneau disponible à Paris pour un visa B1/B2 se situait à deux mois et demi. Le Quai d'Orsay conseille, pour tout visa, de s'y prendre plusieurs mois à l'avance. Réserver un vol non remboursable avant d'avoir le visa en main est le premier piège de cette voie.

Le frais de 250 $ : voté, mais pas encore visible

Le Visa Integrity Fee figure dans la loi. Il s'applique à tout visa non-immigrant délivré, et jamais aux voyageurs sous ESTA. La loi le présente comme remboursable une fois le visa expiré, à condition de ne pas avoir travaillé sans autorisation et d'avoir quitté le pays au plus tard cinq jours après la fin du séjour autorisé. Le bureau du budget du Congrès estime que le système de remboursement pourrait prendre des années à voir le jour.

Au 31 août 2026, la page officielle des frais consulaires n'affichait toujours que les 185 $, et aucune annonce du Département d'État ne fixait la date de perception. Le service des étudiants internationaux de l'université de Boston rapportait en mai 2026 que certains consulats avaient commencé à le facturer. Notre conseil : budgétez 185 $, gardez 250 $ de marge, et vérifiez le montant demandé au moment de payer.

La tendance générale va vers la monétisation de l'accès. Depuis le 18 août 2026, un programme pilote propose un rendez-vous sous dix jours ouvrés pour 750 $ en plus des frais de dossier. Il ne concerne que quelques postes sur le continent américain, pas Paris.

Silhouettes de voyageurs avec valises devant les baies vitrées d'un terminal d'aéroport au coucher du soleil.
Sans ESTA approuvé ni visa, la compagnie refuse l'embarquement dès le comptoir en France : le contrôle américain commence avant le décollage.

Faut-il déclarer ses réseaux sociaux pour entrer aux États-Unis ?

Pour l'ESTA, la réponse au 6 septembre 2026 est non : le champ « présence en ligne » reste facultatif, comme depuis son introduction fin 2016. Pour un visa, le formulaire DS-160 demande vos identifiants des cinq dernières années depuis 2019. Et une obligation bien plus large est en préparation.

La proposition du 10 décembre 2025

CBP a publié au Federal Register un projet qui rendrait obligatoire, pour chaque demande d'ESTA, la liste de vos comptes sur les réseaux sociaux des cinq dernières années, vos numéros de téléphone sur cinq ans, vos adresses e-mail sur dix ans, vos adresses IP, l'identité de vos proches et des données biométriques. Le texte invoque le décret présidentiel du 20 janvier 2025 sur la protection contre les menaces étrangères. La consultation publique s'est close le 9 février 2026 avec environ deux mille commentaires.

Selon la presse spécialisée du voyage, CBP a annoncé en mai 2026 une version remaniée, dite « en cascade » : l'historique ne serait demandé qu'en fonction des réponses données au formulaire. Une nouvelle consultation est prévue et rien ne s'appliquerait avant la fin 2026. Un point d'étape de l'American Institute of Physics confirmait en mars 2026 que la règle n'était pas en vigueur.

Profils publics exigés pour certains visas

Depuis juin 2025, les demandeurs de visas étudiants et d'échange (F, M, J) doivent rendre leurs comptes publics pour l'examen consulaire. L'obligation a été étendue le 30 mars 2026 à une douzaine d'autres catégories, dont les employés de maison, les fiancés et les religieux. Les visas de tourisme B1/B2 ne figurent pas dans cette liste.

Le sexe à la naissance

Depuis le décret du 20 janvier 2025, l'ESTA comme le visa demandent le sexe à la naissance, avec deux options seulement. Le Quai d'Orsay le signale dans sa fiche. Le Danemark et la Finlande ont averti dès mars 2025 qu'une discordance entre cette réponse et le passeport pouvait entraîner un refus.

Que peut faire un agent avec votre téléphone à la frontière ?

Il peut vous demander de le déverrouiller, le consulter, et si vous refusez, tenir compte de ce refus pour décider de vous laisser entrer. C'est écrit noir sur blanc dans la page de CBP sur la fouille des appareils électroniques : pour un non-citoyen, « CBP peut prendre en compte le refus de coopérer pour déterminer l'admissibilité ». Un citoyen américain ne peut pas se voir refuser l'entrée, mais son appareil peut être retenu.

Combien de voyageurs sont concernés ?

Sur l'exercice budgétaire 2025, du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025, CBP a fouillé 55 318 appareils pour 419 millions de passages, soit moins de 0,01 % des voyageurs. Le chiffre était de 41 567 en 2023 et de 46 362 en 2024 selon le bilan annuel FY2024 de CBP : une hausse d'un tiers en deux ans. La probabilité individuelle reste faible, la tendance est nette.

Dans 92 % des cas, la fouille est dite basique : l'agent fait défiler le contenu à la main. Les 8 % restants sont des fouilles avancées, où l'appareil est branché à un équipement d'extraction. Celles-ci exigent un soupçon raisonnable et l'aval d'un superviseur, selon la directive interne 3340-049B. Le mode avion est demandé avant toute fouille : l'agent examine ce qui est stocké sur l'appareil, pas ce qui reste dans le cloud.

Ce que disent Paris, Berlin et Londres

La fiche Conseils aux voyageurs du Quai d'Orsay, mise à jour le 31 août 2026, recommande de « ne pas plaisanter avec les officiers de CBP » et rappelle l'obligation de déclarer plus de 10 000 $ en espèces. Elle ne consacre aucun paragraphe à la fouille des téléphones. Le ministère allemand des Affaires étrangères écrit au contraire, dans sa fiche du 6 septembre 2026, qu'un ESTA ou un visa valide « ne donne aucun droit à l'entrée » et que le téléphone ou l'ordinateur peuvent être contrôlés. Le Foreign Office britannique est le plus direct des trois.

Comment se préparer, concrètement

Sauvegardez vos données avant le départ, puis voyagez avec un appareil allégé : moins d'applications, déconnexion des comptes que vous n'utiliserez pas sur place. Certains voyageurs professionnels partent avec un téléphone dédié. Répondez aux questions de façon brève et exacte. Une fausse déclaration, même sur un détail, constitue un motif d'inadmissibilité qui vous suivra à chaque demande future. Et ne discutez pas l'humour de l'agent : il n'y en a pas.

« Les agents peuvent demander à inspecter vos appareils électroniques, vos e-mails, vos SMS et votre activité sur les réseaux sociaux. Si vous refusez, ils peuvent retarder ou refuser votre entrée. »
Main tenant un smartphone dont l'écran de verrouillage affiche l'heure, en attente de déverrouillage.
Sur l'exercice 2025, CBP a fouillé 55 318 appareils électroniques, dont 92 % par simple consultation manuelle.

Ce que montrent les cas de 2025

Les cas documentés par la presse en 2025 ont un point commun : un doute de l'agent sur l'admissibilité, né d'une contradiction, d'un soupçon de travail ou du contenu d'un téléphone. Aucun cas comparable impliquant un touriste européen n'a été documenté par un grand média en 2026 au moment où nous écrivons.

Le chercheur du CNRS, mars 2025

Le 9 mars 2025, un chercheur français en route pour une conférence près de Houston est contrôlé à l'arrivée. Son téléphone et son ordinateur sont fouillés, des messages critiquant la politique scientifique de l'administration Trump sont relevés, le matériel est confisqué. Il est renvoyé en Europe le lendemain. Le ministre de l'Enseignement supérieur et le Quai d'Orsay ont déploré publiquement la mesure ; le département de la Sécurité intérieure a contesté la version française.

Trois Européens détenus plusieurs semaines

Selon l'enquête de PBS et de l'Associated Press, une tatoueuse allemande a passé 46 jours dans un centre de rétention de San Diego à partir du 25 janvier 2025, soupçonnée de vouloir travailler avec le matériel trouvé dans ses bagages. Un Allemand de 25 ans y a passé 16 jours en février, après une réponse confuse sur son lieu de résidence au retour du Mexique ; son billet de retour lui a coûté 2 744 $. Une illustratrice galloise de 28 ans a été retenue près de trois semaines à Tacoma, refusée d'abord par le Canada puis par les États-Unis à la ré-entrée.

Un cas contesté

En juin 2025, un Norvégien de 21 ans a affirmé avoir été refoulé à Newark à cause d'un mème trouvé sur son téléphone. Le DHS a répondu qu'il avait reconnu une consommation de drogue. Quelle que soit la version, l'épisode montre que le téléphone a été ouvert et lu.

À la suite de ces cas, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark et la Finlande ont durci leurs conseils aux voyageurs en mars 2025. Berlin précise depuis que même un dépassement minime de séjour ou une fausse déclaration peut conduire à l'arrestation et à l'expulsion.

Le travel ban de 2026 concerne-t-il les binationaux français ?

Non, tant qu'ils voyagent avec leur passeport français. La proclamation du 16 décembre 2025, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, suspend totalement l'entrée des ressortissants de 19 pays et partiellement, pour les visas de tourisme, d'études et d'échange, celle de 20 autres. La liste partielle inclut la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, le Bénin, le Togo, le Gabon, Cuba et le Venezuela. Le texte exempte expressément les binationaux qui voyagent avec le passeport d'un pays non visé.

Un Franco-Sénégalais muni de son passeport français garde donc son ESTA. Un Franco-Iranien ou un Franco-Cubain n'a pas d'ESTA à cause de la règle sur la double nationalité vue plus haut, mais peut déposer une demande de visa sur son passeport français. Les visas déjà délivrés n'ont pas été révoqués.

Les autres frais et conditions à ne pas oublier

Le passeport doit être biométrique, ce qui est le cas des passeports français en circulation. La France figure sur la liste des pays exemptés de la règle des six mois, mise à jour par CBP le 18 décembre 2025 : un passeport valable pour la durée du séjour suffit légalement. Le Quai d'Orsay recommande malgré tout six mois de validité au-delà de la date de retour, pour éviter toute discussion au comptoir.

Le formulaire I-94 coûte 30 $ depuis le 30 septembre 2025, contre 6 $ avant, mais uniquement aux postes frontières terrestres. Si vous entrez par la route depuis le Canada ou le Mexique, ce montant s'ajoute. En arrivant par avion ou par bateau, le formulaire est automatisé et gratuit.

Aucune assurance publique ne couvre un touriste français aux États-Unis. Selon les données hospitalières compilées par la Kaiser Family Foundation, une journée d'hospitalisation représentait en moyenne 3 297 $ de coûts en 2024, avant tout acte médical. C'est un ordre de grandeur, pas une facture, mais il suffit à justifier une assurance dédiée. Notre dossier sur l'assurance voyage détaille ce que couvrent réellement les cartes bancaires.

Vue aérienne de Manhattan au coucher du soleil, avec l'Empire State Building au centre de la skyline de New York.
Manhattan au coucher du soleil : 1,59 million de Français ont visité les États-Unis en 2025, selon le NTTO.

Les Français vont-ils encore aux États-Unis ?

Moins qu'avant. Les États-Unis ont accueilli 68,3 millions de visiteurs internationaux en 2025, soit 5,5 % de moins qu'en 2024, selon les données du National Travel and Tourism Office. Les visiteurs venus d'outre-mer, hors Canada et Mexique, ont reculé de 2,5 %. Les Français étaient 1,59 million.

La prévision de printemps 2026 du NTTO attend un rebond global de 3,2 % cette année, porté en partie par la Coupe du monde de football de juin et juillet. La France fait exception : le NTTO prévoit un nouveau recul de 1 % en 2026, ce qui en fait le seul grand marché européen en baisse, quand le Royaume-Uni progresserait de 3,5 % et l'Allemagne de 2,1 %.

Les données mensuelles 2026, relayées par Forbes à partir des chiffres du NTTO, vont dans le même sens : en mai, les arrivées d'Europe de l'Ouest ont chuté de 10 % et celles de France de 9 % ; en juillet, malgré la Coupe du monde, le total international restait en retrait de 3 % selon le même média, le 13 août 2026. Le coût d'entrée n'explique pas tout, mais il pèse dans une décision de voyage devenue moins évidente. Pour une vue d'ensemble des règles qui ont changé cette année, voir ce qui a changé pour les voyageurs français en 2026.

Le vrai coût de l'entrée en 2026 : le récapitulatif

Les montants en euros sont convertis au taux BCE du 4 septembre 2026 (1 € = 1,1622 $) et arrondis. Ils s'entendent par personne, enfants compris : un bébé a besoin de son propre ESTA.

PosteMontantEn eurosQui paie
ESTA40 $34 €Tout voyageur éligible au programme d'exemption, valable 2 ans
Visa B1/B2, frais de dossier185 $159 €Voyageurs exclus de l'ESTA ; non remboursable
Visa Integrity Fee250 $215 €Titulaires d'un visa, si perçu ; remboursable en théorie après expiration
Total voie visa185 à 435 $159 à 374 €Selon que le frais de 250 $ est facturé ou non
Formulaire I-9430 $26 €Entrée par la route depuis le Canada ou le Mexique uniquement
I-94 par avion ou bateau0 $0 €Automatisé, inclus

À ces frais fixes s'ajoute le temps : quelques minutes pour un ESTA, deux mois et demi d'attente pour un entretien à Paris au 17 août 2026, et le déplacement à l'ambassade.

Questions fréquentes

Faut-il refaire son ESTA si on change de passeport ?

Oui. L'ESTA est lié au numéro de passeport et expire avec lui. Un nouveau passeport impose une nouvelle demande à 40 $, tout comme un changement de nom, de sexe ou de nationalité, ou une réponse différente à l'une des questions d'éligibilité. Modifier un numéro de vol ou une adresse de séjour reste gratuit.

Peut-on refuser de donner son code de téléphone ?

Vous pouvez refuser, mais pour un visiteur étranger CBP peut tenir compte de ce refus pour décider de l'admission, et retenir l'appareil. En pratique, un refus ferme conduit souvent à un refus d'entrée. La stratégie réaliste consiste à ne pas emporter ce que vous ne voulez pas montrer, plutôt qu'à refuser sur place.

Un séjour à Cuba en 2019 empêche-t-il l'ESTA ?

Non. Seule une présence à Cuba le 12 janvier 2021 ou après compte. Un voyage antérieur n'a aucun effet sur l'éligibilité. Si vous y êtes allé depuis cette date, même en escale, la voie du visa B1/B2 s'impose.

Le Visa Integrity Fee s'applique-t-il à l'ESTA ?

Non. Le frais de 250 $ ne concerne que les visas non-immigrants délivrés par un consulat. Les voyageurs sous ESTA en sont exemptés par la loi elle-même. La même loi a en revanche fait passer l'ESTA de 21 à 40 $.

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